En Espagne, par mesure de rétorsion, Google ferme son site d'actualités

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Google affronte les éditeurs de presse dans plusieurs pays européens. Ces derniers, ils l'accusent d'abuser de sa position dominante et lui demandent de payer pour l'utilisation de leurs contenus.
Google affronte les éditeurs de presse dans plusieurs pays européens. Ces derniers, ils l'accusent d'abuser de sa position dominante et lui demandent de payer pour l'utilisation de leurs contenus. (Crédits : reuters.com)
Le géant Internet américain invoque une prochaine législation espagnole qui l'obligerait à rémunérer les entreprises de presse dont il reproduit tout ou partie des contenus. Le conflit sur la rémunération des contenus et sur la propriété intellectuelle concerne plusieurs pays européens.

Google ne lâche rien. Le géant Internet américain a annoncé mercredi 10 décembre qu'il fermerait le 16 décembre son service d'actualités Google News en Espagne. "Tristement, en conséquence d'une nouvelle loi espagnole, nous devrons bientôt fermer Google News en Espagne", écrit Richard Gingras, le responsable du service d'actualité, dans un message publié mercredi 11 décembre sur l'un des blogs officiels du groupe Internet.

"Google News ne gagne pas d'argent"

La firme de Moutain View se plaint d'une nouvelle législation espagnole qui va l'obliger à rémunérer les entreprises de presse dont il reproduit une partie ou la totalité des contenus. Une mesure qui entre dans le cadre d'une nouvelle loi sur la propriété intellectuelle adoptée fin octobre par le Parlement espagnol. "Comme Google News lui-même ne gagne pas d'argent (nous ne montrons pas de publicité sur le site), cette nouvelle approche n'est simplement pas soutenable", a avancé Richard Gingras.

Pour rappel, Google affronte les éditeurs de presse dans plusieurs pays européens. Ces derniers, ils l'accusent d'abuser de sa position dominante et lui demandent de payer pour l'utilisation de leurs contenus.

google news

Capture d'écran de la version espagnole de Google news, jeudi 11 décembre.

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Commentaires
a écrit le 12/12/2014 à 12:44 :
Bien fait pour les éditeurs, google leur fait une pub monstrueuse et génére un traffic énorme vers leurs sites et en plus ils voudraient le faire payer !?
Pour ma part j'ai découvert pas mal de sites d'actualités grâce à google, d'ailleurs c'est google actualité qui m'a amené sur cette page ... site que je n'aurais jamais fréquenté autrement.
a écrit le 12/12/2014 à 8:47 :
Au final, ce n’est pas si grave. Après tout, il n’y a pas que Google. Internet regorge d’autres moteurs de recherche qui valent largement Google, voir le surpassent. Et qui plus est, sans imposer une quelconque saisie des adresses IP. On peut toujours trouver une alternative à Google…
a écrit le 11/12/2014 à 22:42 :
Moi devoir payer, moi pas content !!! Alors moi partir !!!
a écrit le 11/12/2014 à 22:18 :
Il suffit que tous les fournisseurs de contenu se rassemblent et créent ensemble news.es. Et le tour est joué. 100% des recettes de pub à se partager. plus besoin de google. Dans tous les milliards gaspillés par l'europe, une dizaine de millions permettraient de faire news.eu. Aussi. Désolé d 'avoir mis 2 phrases à expliquer une parade SI compliqué, que seul le génie que je suis peut trouver!... N'est-ce pas?... C' est pourtant simple à comprendre que le créateur de contenu est indispensable. Contrairement au parasite qu'est l' aggrégateur.
Réponse de le 11/12/2014 à 23:07 :
Oui mais un agrégateur commun de contenu, ça demande aussi une maintenance, des frais, des choix pour se partager les bénéfices publicitaires. C'est tout de suite moins intéressant que de simplement taxer un "gros poisson" comme Google pour se servir sur la bête.
Réponse de le 12/12/2014 à 8:53 :
Avec 100% des recettes de pub, ils se mettront d'accord sans problème.
a écrit le 11/12/2014 à 21:51 :
Google veut le beurre et l'argent du beurre. C'est dommage, de telles entreprises ou mastodontes devrais-je dire, ne devrait pas exister ! Allez, la scission de Google en Europe c'est pour bientôt, on y croit ! (ou pas...)
Réponse de le 11/12/2014 à 23:13 :
C'est surtout les médias qui veulent le beurre et l'argent du beurre: ils bénéficient de la redirection par Google des internautes vers leurs sites d'information et en plus ils veulent taxer Google pour ça. Arrêtez de croire que la situation actuelle est au seul bénéfice de Google(qui bien sûr gagne de l'argent indirectement avec ce service), les médias sont aussi bien contents de juste regarder arriver les internautes que Google leur envoie.
Réponse de le 11/12/2014 à 23:21 :
C'est surtout les médias qui veulent le beurre et l'argent du beurre: ils bénéficient de la redirection par Google des internautes vers leurs sites d'information et en plus ils veulent taxer Google pour ça. Arrêtez de croire que la situation actuelle est au seul bénéfice de Google(qui bien sûr gagne de l'argent indirectement avec ce service), les médias sont aussi bien contents de juste regarder arriver les internautes que Google leur envoie.
a écrit le 11/12/2014 à 18:23 :
Si tous les autres pays dont la France pouvaient faire la même chose, ce n'en serait que mieux.
a écrit le 11/12/2014 à 16:34 :
Quelle chance pour les espagnols. Ils vont pouvoir s'apercevoir que d'autres moteurs de recherche fournissent le même service de Google. Et si en France...
a écrit le 11/12/2014 à 16:21 :
JUSTE. BRAVO.
a écrit le 11/12/2014 à 11:29 :
Et tant mieux pour les Espagnols ! je pourrais même leur renfiler une demi-douzaine d'autres moteurs de recherche de loin supérieurs à Google, sans saisie des IPs !
Réponse de le 11/12/2014 à 14:19 :
Tout à fait d'accord, une vie est possible de vivre décemment sans Google...
Réponse de le 12/12/2014 à 1:33 :
A chacun son moyen de locomotion sur les routes de l'information. Certains préfèrent le vélo à l'automobile... ce n'est pas inintéressant pour obtenir les résultats du dernier tirage du Loto.

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