Alphabet (Google) déçoit au premier trimestre avec une baisse du coût par clic

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L'entreprise, deuxième capitalisation boursière mondiale, a fait état d'un bénéfice net de 4,21 milliards de dollars (3,73 millions d'euros) contre 3,52 milliards un an plus tô
L'entreprise, deuxième capitalisation boursière mondiale, a fait état d'un bénéfice net de 4,21 milliards de dollars (3,73 millions d'euros) contre 3,52 milliards un an plus tô (Crédits : © Stephen Lam / Reuters)
La hausse du revenu publicitaire du géant de l'internet a largement été tirée par un bond de 30% du nombre d'annonces, tandis que leur prix moyen a reculé de près de 10%. Le chiffre d'affaires a progressé pour sa part de 17% à 20,3 milliards de dollars

Les 4,21 milliards de dollars de bénéfice net (+20% par rapport à la même période l'an passé) n'auront pas suffi à satisfaire Wall Street. Alphabet, la maison mère de Google, a publié jeudi un bénéfice et un chiffre d'affaires trimestriels inférieurs aux attentes des analystes, avec un recul de son coût par clic. Dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street, l'action Google perdait 5,09% à 740,26 dollars vers 20h30 GMT.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action -- élément de référence à Wall Street- ressort à 7,50 dollars alors que les analystes prévoyaient en moyenne 7,97 dollars, selon le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S. Le chiffre d'affaires a progressé pour sa part de 17% à 20,3 milliards de dollars, mais c'est là aussi un peu moins que ce qu'espérait le marché (20,37 milliards de dollars).

Le revenu publicitaire a augmenté de 16% à 18,02 milliards de dollars et le nombre d'annonces, ou clics payés, a progressé de 29%, mais le coût par clic, soit le prix moyen des annonces en ligne, a reculé de 9%. Selon Martin Pyykkonen, analyste chez Rosenblatt Securities, certains analystes prévoyaient une baisse allant jusqu'à 10% pour cette mesure.

Important impact du dollar fort

Lors d'une conférence téléphonique sur les résultats, la directrice financière Ruth Porat a chiffré à 762 millions de dollars l'impact des taux de change et de la vigueur du dollar, montant ramené à 593 millions en tenant compte des opérations de couverture.

Martin Pyykkhonen relève que l'effet change a été plus prononcé que ce que prévoyait le groupe. "Avec une conversion des changes mieux anticipée, le résultat aurait été au-dessus du consensus de Wall Street", a-t-il dit.

Les paris futuristes du groupe (voitures autonomes "sans chauffeur", internet par montgolfière, projets dans la santé...) ont vu pour leur part leurs revenus doubler à 166 millions de dollars, mais cela n'a pas empêché leur perte d'exploitation de se creuser pour atteindre 802 millions de dollars, contre 633 millions sur les trois premiers mois de 2015.

(avec AFP et Reuters)

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