Michel Combes pourrait tailler dans les effectifs de SFR

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Michel Combes, le PDG de SFR.
Michel Combes, le PDG de SFR. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Le PDG de l’opérateur au carré rouge a prévenu mercredi que "des adaptations seront nécessaires" pour que le groupe "puisse rester compétitif". D’après lui, celles-ci n’interviendront qu’après juillet 2017, au terme d’un accord sur l’emploi.

Lors d'un voyage à New York la semaine dernière, Patrick Drahi, le patron d'Altice, maison-mère de SFR, avait jugé que le numéro deux français des télécoms était « en sureffectif ». Ce mercredi, Michel Combes, le PDG de l'opérateur en a remis une couche. A l'en croire, SFR devra adapter ses effectifs après mi-2017 pour rester compétitif face à ses concurrents sur un marché français des télécoms très concurrentiel, a-t-il déclaré lors d'une audition à l'Assemblée nationale.

« Il est assez évident que des adaptations seront nécessaires pour que SFR puisse rester compétitif sur le marché très difficile qui est le nôtre, a souligné le patron. Nous avons pris des engagements sur l'emploi à la demande du gouvernement et des partenaires sociaux. Nous respecterons évidemment ces engagements même s'il s'agit d'une situation inédite, frustrante pour les salariés (...) et pénalisante pour l'entreprise. »

Crainte des syndicats

En rachetant SFR au groupe Vivendi en 2014, Patrick Drahi s'était engagé à ne pas toucher à l'emploi pendant trois ans, soit jusqu'en juillet 2017. Il a toutefois relancé récemment les craintes d'un plan social, en évoquant devant la presse des problèmes d'effectifs chez SFR. Le groupe, qui a dit consulter à ce sujet les partenaires sociaux, entend simplifier l'organisation de SFR, issue du rapprochement de plusieurs entreprises, en unifiant notamment les systèmes d'information et les fonctions support.

Concurrents de SFR, Bouygues Telecom a déjà mis en œuvre plusieurs plans sociaux tandis que l'opérateur historique Orange a décidé de ne pas remplacer une partie des départs en retraite.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 30/06/2016 à 8:10 :
Plus que de la quantité, il ferait mieux de la qualité de ses salariés. Exemple: 4 interlocuteurs différents pour résoudre un problème simple
a écrit le 29/06/2016 à 23:11 :
Drahi va faire payer ses dettes par SFR.
a écrit le 29/06/2016 à 19:54 :
Déjà qu'avec ces soi disant sureffectifs le service est plus que moyen, on peut craindre le pire pour la suite.
a écrit le 29/06/2016 à 19:06 :
"Nous respecterons évidemment ces engagements même s'il s'agit d'une situation inédite, frustrante pour les salariés (...) "

C'est sur que les salariés aimeraient être virés tout de suite, c'est moins frustrant !
a écrit le 29/06/2016 à 18:23 :
Il faudra faire le bilan des emplois supprimés et des indemnités versées (sans compter les salaires).
Il faut lourder chez SFR. Virez en 10000. C'est un chiffre rond qui plaira à ses pairs.
a écrit le 29/06/2016 à 18:17 :
C'est un liquidateur expérimenté.
Les salariés vont être dégagés à la vitesse de la fibre.
Ils peuvent deja faire leurs prières car Michel est sans merci.
a écrit le 29/06/2016 à 17:39 :
Comment se fait il que des gens à des postes aussi importants soient incapables de trouver des idées autres que les mêmes rincées qui au final ne font qu'alimenter le mal ?

Ils font quoi comme études les gars ? On y apprend quoi à HEC ???

Parce que n'importe qui peut dans ce cas être un grand patron il suffit juste d'être bien obéissant et de virer des gens ou de délocaliser la main d’œuvre.

C'est incompréhensible mais il faut arrêter de se demander pourquoi l'économie va aussi mal.
a écrit le 29/06/2016 à 17:22 :
C'est bien le personnage qui est parti d'alcatel avec des millions...!
Ces gens me répugnent !
a écrit le 29/06/2016 à 16:18 :
Ce n,est pas le combe c,est le comble.

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