Maurice Lévy quitte la présidence de Publicis... mais percevra 2,8 millions d'euros

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Je ne serai pas opérationnel, mais je serai actif, en partie pour le groupe, et en partie pour une idée que j'ai, a indiqué Maurice Lévy à des journalistes.
"Je ne serai pas opérationnel, mais je serai actif, en partie pour le groupe, et en partie pour une idée que j'ai", a indiqué Maurice Lévy à des journalistes. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'emblématique patron du groupe Publicis, qui cède sa place jeudi 1er juin, va percevoir 300.000 euros de plus par an, en prenant la tête du conseil de surveillance. Un poste pourtant non-exécutif.

Après 30 années passées à la tête du numéro trois mondial de la publicité Publicis, Maurice Lévy, 75 ans, laissera jeudi les rênes à Arthur Sadoun, 46 ans, qui deviendra le troisième patron de la société depuis sa création, il y a 91 ans.

L'ancien président du directoire ne lâche pas le groupe pour autant. Maurice Lévy va succéder à Elisabeth Badinter, fille du fondateur de Publicis Marcel Bleustein-Blanchet, à la présidence du conseil de surveillance. En revanche, alors que celle-ci percevait 240.000 euros par an, Maurice Lévy se voit attribuer la modique somme de 2,8 millions d'euros... soit plus qu'à son ancien poste, pourtant exécutif, où il touchait 2,5 millions d'euros annuels.

500.000 euros annuels en moyenne en France

Un montant suffisamment élevé pour alerter le Haut comité de gouvernement d'entreprise qui, selon L'Opinion, a déjà jugé une situation semblable "non justifiée, car les activités et les responsabilités d'un président non-exécutif sont moins exigeantes que celles d'un dirigeant exécutif". Pour rappel, la rémunération moyenne annuelle d'un président du conseil de surveillance est de 500.000 euros en France, soit près de six fois moins que ce que percevra Maurice Lévy.

En plus de son salaire, il perçoit également des dividendes qui, au titre de l'année 2016, lui ont rapporté 8,3 millions d'euros. En revanche, il abandonne une clause de non-concurrence triennale de 1,8 million d'euros annuels. Les polémiques autour de sa rémunération ne l'effraie pas. En 2012, son bonus de 16 millions d'euros avait fait scandale durant l'élection présidentielle.

"Je ne serai pas opérationnel, mais je serai actif, en partie pour le groupe, et en partie pour une idée que j'ai", a indiqué Maurice Lévy à des journalistes. Il pourrait s'agir de créer une start-up. Depuis qu'il a pris la tête du groupe en 1976, Publicis a multiplié ses effectifs par 25, son chiffre d'affaires par 44 et sa capitalisation boursière par 93.

> Lire aussi: Le patron du CAC 40 le mieux payé en 2016 est...

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 31/05/2017 à 15:02 :
Maurice Lévy ne cache pas sa préférence : "c'est vrai qu’Emmanuel Macron a beaucoup de ces qualités et qu'il fait partie des candidats qui peuvent se trouver en première ligne".Résolument opposé au programme de Benoît Hamon, et notamment à l'idée d'un revenu universel d'existence.
a écrit le 31/05/2017 à 12:58 :
Vous n'avez rien compris : vu les impôts qu'il va (peut-être, ce n'est même pas sûr) payer dessus, c'est la personne la plus malheureuse du monde.
Le bienheureux, c'est celui qui touche un SMIC et ne paye pas d'impôt (sur le revenu, car pour le reste, il paye comme tout le monde, y compris sur la CSG et la TVA)

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