Minteed, nouveau tiers de confiance dans l'art tech
Irène Frat
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Récemment créée par Thierry Jadot, Jodouin Mitrani et Eric Loreal - le premier, photographe, collectionneur et fan d'industries créatives et numériques, le deuxième, entrepreneur web 2.0 et digital native, le troisième, directeur artistique aguerri, la startup Minteed veut offrir, via la plateforme du même nom qu'elle lance en septembre, « un écrin tech », selon l'expression de Thierry Jadot. Il permettra aux artistes de mettre en avant leurs créations, qu'elles soient numériques ou physiques, dans n'importe quel domaine culturel, et aux investisseurs, collectionneurs d'art, institutions muséales et entreprises de profiter, en plus de divers services commerciaux, de la sécurité, de la traçabilité et de la transparence offertes par la blockchain. Déjà, le monde de l'art et de la culture s'est éveillé aux œuvres numériques, qui s'appuient sur cette technologie pour être stockées puis achetées sous la forme de NFT (Non Fungible Tokens).
« Avec la force du Web 3 - l'Internet décentralisé - notre volonté est de révéler des talents et de bâtir des communautés à travers le monde en agissant en tiers de confiance, explique Thierry Jadot. Ce qui implique un accompagnement des artistes et des acteurs du monde de l'art dans toutes les étapes du déploiement créatif, depuis la gestion des contrats et des droits des artistes jusqu'au contrôle de la rareté et des tarifs, en passant par la mise en place de calendriers de publications et d'éditions. Le tout afin de dynamiser la création, de préserver les droits des artistes et d'assurer l'authentification des œuvres, pour les faire vivre et offrir également de nouvelles expériences, en particulier aux jeunes. »
Minteed vise ainsi la sensibilisation d'un nouveau public à la culture, que ce soit par le biais de la photographie, de la BD, du manga, de la musique ou des arts graphiques. Sans oublier la préservation des patrimoines culturels mondiaux. A cet égard, Thierry Jadot prend en exemple les œuvres volées durant la guerre en Syrie qui pourraient être « tracées » si elles étaient répertoriées sur la plateforme, de même que celles qui sont en risque aujourd'hui en Ukraine... Enfin, alors que certaines œuvres ont été « mal acquises » durant la colonisation, notamment Afrique, et sont désormais peu à peu rendues aux nations qui en sont les propriétaires légitimes, des photos en 3 D sur la plateforme permettraient à un public plus large, partout dans le monde, d'en profiter.
Irène Frat
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