On trouve de tout dans les téléphones mobiles

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Gyroscope, boussole ou accéléromètres sont partout. Ce sont des Mems, des microsystèmes électromécaniques. Un nouveau marché sur lequel le franco-italien STMicroelectronics se développe.

Si STMicroelectronics occupe un petit stand au Mobile World Congress, il fait grande impression. Outre les quelques curieux qui le visitent, on y reçoit les responsables développement des grands constructeurs mondiaux de smartphones. STM y présente ses dernières innovations en matière de Mems, ces microsystèmes électromécaniques qui donnent de l'intelligence tactile et quasiment sensorielle aux téléphones portables. Sans les Mems, les smartphones seraient moins intelligents, les services imaginés par les opérateurs ou les constructeurs seraient moins séduisants.

Aujourd'hui, les meilleurs smartphones du marché embarquent au moins quatre Mems : un gyroscope, une boussole numérique, un accéléromètre et un détecteur de proximité, voire un détecteur de lumière. Ces deux derniers servent à couper la fonction tactile de l'écran lorsque vous approchez le téléphone de votre oreille.

Mais ce n'est pas tout. « Nous avons réussi à produire massivement de petits microphones numériques, explique Philip Lolies, responsable marketing de la division Mems. Certains de nos clients imaginent en embarquer six dans un smartphone. De cette manière, leur téléphone pourra distinguer les bruits de fond et les éliminer. »

Croissance « fulgurante »

Autre application, les capteurs de pression permettent de donner l'altitude à 20 cm près. Cela permet d'améliorer les systèmes de navigation mais aussi de surveiller les personnes âgées. De fait, si l'appétit de la téléphonie mobile absorbe les nombreux Mems produits par STMicroelectronics, le groupe en développe pour d'autres secteurs, comme le bâtiment.

La branche a réalisé un chiffre d'affaires de 370 millions de dollars en 2010, contre moins de 100 millions un an plus tôt. Elle qualifie sa croissance actuelle de « fulgurante » et elle pourrait atteindre 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires d'ici à deux ans. Et elle table sur un prochain best-seller : un pico-projecteur laser développé en partenariat avec l'israélien bTendo. Pascal Boulard, à Barcelone

 

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