Free Mobile fête ses dix ans et tacle (encore) ses rivaux
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Xavier Niel, dans sa vidéo humoristique pour célébrer, ce lundi, les dix ans de Free Mobile.
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Xavier Niel, dans sa vidéo humoristique pour célébrer, ce lundi, les dix ans de Free Mobile.
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Les mots les plus crus sont de puissantes machines à buzz. Sur le terrain politique, Emmanuel Macron n'a pas hésité, lundi dernier, à exprimer son souhait d'« emmerder » les Français réticents à se faire vacciner contre le Covid-19. Dans le monde des affaires, Xavier Niel, lui, a franchi un palier ce lundi. Dans une vidéo humoristique pour célébrer le dixième anniversaire de l'arrivée de Free Mobile en France, le propriétaire et fondateur de l'opérateur, a largement fusillé, comme à ses débuts, la concurrence. Selon lui, son groupe n'a qu'un objectif : « aider » les Français à « communiquer », sans les « niquer ». Des propos qui peuvent laisser entendre que ses rivaux agissent ainsi.
Enfilant, pour l'occasion, le costume d'un président de la République lors d'une allocution depuis l'Elysée, Xavier Niel affirme que Free n'augmentera pas ses tarifs. « Liberté, égalité, prix inchangés ! », lance-t-il. « Voilà mon combat pour le pouvoir d'achat des Français », poursuit l'homme d'affaires. Dans un communiqué, Free argue, plus sérieusement, que c'est grâce à lui que « la facture mensuelle moyenne mobile des Français est ainsi passée de 27,3 euros en 2012 à 14,30 euros en 2022 ». Difficile de lui donner tort, au regard de la féroce guerre des prix qui s'est déroulée juste après l'arrivée de Free Mobile...
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Xavier Niel a l'habitude des déclarations tapageuses comme des sévères piques à l'égard de ses concurrents Orange, SFR et Bouygues Telecom. Lors du lancement de Free Mobile, en 2012, où il a jeté un pavé dans la mare en cassant les prix du mobile, il avait notamment lâché un « les pigeons, c'est vous ! » à l'égard des clients des autres opérateurs. En résumé, comme il y a dix ans, Xavier Niel et Free continuent de « se présenter en 'libérateurs' vis-à-vis des monopoles et des autorités établies », décryptait à La Tribune, en 2015, le chercheur en communication Etienne Candel. L'opérateur ne cesse de cultiver, selon ses mots, une certaine « discipline de la rupture ». Une stratégie payante jusqu'à aujourd'hui, puisque l'opérateur dispose désormais de 13,5 millions d'abonnés.
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