Moody's abaisse la note de Numericable-SFR

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Altice a et continuera à utiliser la capacité d'endettement de Numericable-SFR pour financer des opérations comme la distribution de dividende et, à terme, le retour vers des opérations de fusions et acquisitions, juge Moody's.
"Altice a et continuera à utiliser la capacité d'endettement de Numericable-SFR pour financer des opérations comme la distribution de dividende et, à terme, le retour vers des opérations de fusions et acquisitions", juge Moody's. (Crédits : Reuters)
L'agende notation a dégradé la note de crédit CFR de l'opérateur de Patrick Drahi, la faisant passer de Ba3 à B1.

Tandis que la boulimie d'acquisitions de Patrick Drahi inquiète de plus en plus d'observateurs, Moody's a dégradé lundi 5 octobre de deux crans la note de crédit CFR ("corporate family rating") de Numéricable-SFR. L'agence de notation l'a fait passer de Ba3 à B1 avec une perspective stable. Elle passe ainsi en catégorie "très spéculative".

"Altice a et continuera à utiliser la capacité d'endettement de Numericable-SFR pour financer des opérations comme la distribution de dividende et, à terme, le retour vers des opérations de fusions et acquisitions", juge Moody's dans un communiqué.

L'agence de notation prévoit en outre que Numericable-SFR pourrait s'endetter davantage si Altice Luxembourg, holding du groupe, en prenait le contrôle intégral. Cette dernière est elle-même notée B1 par l'agence.

Des limites se profilent pour Drahi

D'après Moody's, ces deux notes "prennent aussi en compte la complexité croissante de l'organisation du groupe Altice qui a été assemblé dans un court laps de temps en grande partie à travers la dette pour financer ses acquisitions".

Depuis une dizaine de jours, l'inquiétude sur l'endettement du groupe de Patrick Drahi refait surface. Lorsque le groupe a procédé à une augmentation de capital, en octobre, pour financer l'achat de Cablevision, la société n'a pu lever que 1,61 milliard d'euros, contre le 1,8 milliard attendu.  En outre, Patrick Drahi pourrait rencontrer une limite à un développement basé sur l'endettement, face à des investisseurs plus averse au risque qu'auparavant, expliquait Goldman Sachs dans une note d'analyste.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2015 à 11:03 :
L'endettement c'est une chose, la capacité de rembourser en est une autre : les agences de notation constatent peut-être que SFR perd trop de d'abonnés ...
a écrit le 07/10/2015 à 9:05 :
Décidément l homme est incorrigible il oublie vite l histoire dès qu il y a de l argent en jeu.
Courrir courrir après l argent et à la fin on est que poussière ...
a écrit le 06/10/2015 à 19:16 :
Ç est bizarre la BNP prête des sommes colossales à Drahi et moi elle me supprime mon prêt en cours garantie par ma maison en cours de contrat en disant que ma maison vaut rien alors que ç est elle qui a fait l expertise ! 👹🇨🇭
a écrit le 06/10/2015 à 18:43 :
je le rappelle ici l endettement par LBO a des limites car adossé aux résultats par l endettement des sociétés acquises et pas de fonds propres .comme quoi les arbres ne montent pas au ciel !!! attention a l atterrissage .
a écrit le 06/10/2015 à 17:30 :
Quelle état d'ivresse ce montage louche d'Altice ! les addictions malsaines sont généralement incurables :

quand ca va s'effondrer, ca va faire pleurer les boursiécoteurs plus que téméraires, suicidiares.
a écrit le 06/10/2015 à 16:37 :
Quelle surprise! Les banques françaises prêtent sans sourciller des milliards à M. Drahi pour ses opérations de rachat, tout comme le Lyonnais l'avait fait en son temps pour M. Tapie. Mais Moody's ne doit pas s'inquiéter. En cas de catastrophe majeure ce sont tous les Français qui viendront renflouer les banques qui ont pris ces risques inconsidérés.
a écrit le 06/10/2015 à 16:36 :
Certains se gargarisent du fait que la holding serait française puisque SFR et Numéricable sont des entreprises françaises. De fait, Drahi tout placé dans les paradis fiscaux. Tous les bénéfices partent ailleurs et comme les entreprises multi-nationales, M. Drahi cherche à payer le moins de contributions possible. C'est la raison des montages complexes. Amusant mais pratiquement personne n'en parle, alors que quand Depardieu a voulu s'installer en Belgique, les professionnels de la bien-pensance ont hurlé à la trahison. Y aurait-il 2 poids et 2 mesures ?
Réponse de le 07/10/2015 à 1:28 :
c'est exact et c'est la faute a valls hollande macron sapin quand on a sauvez les banques sous sarkozy l'etat providence devait prendre des mesures contre les lbo et les subprime a la française indexe sur le franc suisse nos collectivités territoriales en savent qlqe chose ruine par des expert opaque devines les banques nous vendent des produits tritises indexe sur rien si ce n'est les dettes de la grece italie espagne Portugal et d'autres entreprises vereuse lexman brother fit faillite et entraina une spéculation a 40000milliards d'euro obama privatida général motors places sous la loi des faillite pour ne pas disparaître chrysler rachete par fiat Obama libre échange l'etat ne se mele pas du privé injecta 88 milliards de $une promesse comme guantanamo il va la fermer depuis 7ans et 10 mois incapable d'anvancer d'1pouce autre promeese suites au dérapage des tueurs en serie ds les ecoles universites 315 millions d'armes aux usa pour 310 millons d'americains
a écrit le 06/10/2015 à 16:17 :
P Drahi est le Jean Marie Messier des années 2010, il agit tel le funambule en équilibre précaire et investit le bon pognon des financiers;mais les loups de la finance veillent et sont toujours prêts à le dépecer au cas où.
a écrit le 06/10/2015 à 16:03 :
Drahi est un financier pur, et pas un entrepreneur. Son groupe s'endette, grossit, mais la rentabilité ne suit pas. Moody's explique que l'organisation se complexifie au point de rendre impossible toute augmentation de productivité. Il a eu des prédécesseurs : Bernard Tapie, Serge Tchuruk, J2M. Avec l'effondrement qu'ils ont provoqué pour leurs entreprises. Il a raison de faire appel à Michel Combes qui est un bon liquidateur.
a écrit le 06/10/2015 à 16:03 :
Drahi est un financier pur, et pas un entrepreneur. Son groupe s'endette, grossit, mais la rentabilité ne suit pas. Moody's explique que l'organisation se complexifie au point de rendre impossible toute augmentation de productivité. Il a eu des prédécesseurs : Bernard Tapie, Serge Tchuruk, J2M. Avec l'effondrement qu'ils ont provoqué pour leurs entreprises. Il a raison de faire appel à Michel Combes qui est un bon liquidateur.
a écrit le 06/10/2015 à 15:40 :
Beaucoup de poignées de main de salariés tout sourire et une sortie par la grande porte avec le plein de journalistes.
Puis qq mois plus tard, les salariés étaient décaissés avec la chute de l'empereur.

Même scénario :
Lâché par les médias
Lâché par les banques
Et enfin lâché par les salariés
a écrit le 06/10/2015 à 15:21 :
Deja la fin ?
En tout cas, i lfaut etre fou pour etre chez SFR / Numericable : plus cher et pas de réseau !

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