Patrick Drahi lance son offre sur le solde d’Altice Europe

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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice Europe, la maison-mère de SFR.
Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice Europe, la maison-mère de SFR. (Crédits : Philippe Wojazer)
Le fondateur et actionnaire majoritaire d'Altice Europe, lancera officiellement mercredi l'offre publique qu'il avait annoncée en septembre pour racheter le solde du groupe de télécoms et de médias et le retirer de la Bourse d'Amsterdam où il est actuellement côté.

C'est l'heure des grandes manœuvres. Le milliardaire Patrick Drahi, fondateur et actionnaire majoritaire d'Altice Europe, lancera officiellement mercredi l'offre publique qu'il avait annoncée en septembre pour racheter le solde du groupe de télécoms et de médias et le retirer de la Bourse d'Amsterdam où il est actuellement côté. La société Next Private, contrôlée par Patrick Drahi, lancera son offre au prix de 4,11 euros par actions sur une période courant jusqu'au 21 janvier 2021, ce qui représente une prime de 23,8% sur son cours au 10 septembre 2020, indique un communiqué.

Le conseil d'administration d'Altice Europe a approuvé l'offre sans réserve et à l'unanimité, selon ce document. Les conditions de l'opération ont également été validées par le régulateur financier, indique-t-il. L'offre sera enfin "discutée" par les actionnaires lors d'une assemblée générale extraordinaire prévue le 7 janvier, et "certaines résolutions" qui y sont associées leur seront proposées. Altice Europe, qui contrôle notamment l'opérateur SFR, la radio RMC et le groupe BFM, avait annoncé en septembre dans un communiqué un "accord conditionnel" avec Patrick Drahi.

Mieux gérer la dette du groupe

A la suite de l'opération, d'un montant total prévu de 2,5 milliards d'euros, le titre du groupe doit être retiré de la Bourse "dès que possible", précisait le document. M. Drahi, qui détient actuellement 77,6% du capital du groupe, restera ainsi seul maître à bord. L'opération permettra au groupe de mettre en place plus facilement sa stratégie et de mieux se concentrer sur des objectifs de long terme, sans avoir ses performances trimestrielles scrutées par les marchés, avait expliqué le dirigeant.

Elle permettra à M. Drahi "de gérer la dette du groupe dans un contexte de plus grande sérénité", avait relevé auprès de l'AFP un analyste financier. La dette d'Altice, dont les activités européennes et américaines ont été séparées en 2018, a longtemps inquiété les marchés. Celle d'Altice Europe s'affichait à 29 milliards d'euros à fin juin. Le groupe, qui table toujours sur un chiffre d'affaires et un Ebitda en croissance pour l'exercice actuel, a toutefois assuré qu'aucune ligne de crédit majeure n'arrivera à maturité d'ici 2025.

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