Telecom Italia s’active sur le front des réseaux

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Luigi Gubitosi est favorable à un accord avec Iliad dans le mobile.
Luigi Gubitosi est favorable à un accord avec Iliad dans le mobile. (Crédits : Remo Casilli)
Dans l’Internet fixe, l’opérateur historique italien a indiqué que les discussions étaient « assez avancées » concernant une possible fusion de son réseau avec celui de l’énergéticien Enel, Open Fiber. Dans le mobile, le groupe s’est dit ouvert à un partage des coûts d’acquisition des fréquences 5G avec d’autres opérateurs, dont Iliad Italia.

C'est le moment des grandes manœuvres. Ce mercredi, Luigi Gubitosi, l'administrateur délégué de Telecom Italia, a fait le point sur les évolutions à venir dans ses deux métiers principaux : l'Internet fixe et le mobile. Dans l'Internet fixe, il a indiqué que les discussions étaient « assez avancées » concernant une fusion du réseau de l'opérateur historique avec celui d'Open Fiber. Lequel appartient à l'énergéticien Enel et à la banque d'État italienne Cassa Depositi e Prestiti (CDP), également actionnaire de Telecom Italia. Selon Luigi Gubitosi, une telle opération serait positive. L'objectif étant, concrètement, de réaliser des économies en évitant des investissements redondants.

Ce sujet fait l'objet de discordes, depuis longtemps, entre les actionnaires de Telecom Italia. D'un côté, le fonds activiste américain Elliott, qui a la main sur le conseil d'administration et possède 10% de l'opérateur, milite pour une séparation totale du réseau et milite pour son introduction en Bourse ou une fusion avec Open Fiber. De l'autre, Vivendi, le premier actionnaire de Telecom Italia avec 24% des parts, est d'accord pour que cet actif devienne une entité juridique distincte du reste du groupe, mais refuse que l'opérateur en abandonne le contrôle.

Vers un accord avec Iliad dans le mobile ?

Dans le mobile, Telecom Italia cherche des solutions après avoir dépensé une fortune dans les fréquences 5G, soit 2,4 milliards d'euros. Un montant énorme qui risque mécaniquement de freiner ses investissements dans les infrastructures... Avec la crainte, in fine, que la 5G ne soit pas déployée assez rapidement dans le pays. Pour diminuer ses coûts de déploiements, Telecom Italia s'est déjà, en février dernier, allié avec son rival Vodafone. Concrètement, les deux opérateurs vont partager leurs infrastructures dans le mobile. Ils réfléchissent aussi à fondre leurs 22.000 tours télécoms dans une même entité.

Mais visiblement, Telecom Italia ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. Luigi Gubitosi a indiqué, selon l'agence Reuters, qu'il serait ravi de partager les coûts d'acquisition des fréquences 5G avec d'autres opérateurs. Avant de citer Iliad Italia, l'opérateur de Xavier Niel qui s'est lancé récemment dans la Botte. « Les fréquences 5G ont coûté très cher, ce qui est bien pour les caisses de l'État, un peu moins évidemment pour celui qui paie, donc c'est important de partager les coûts, a affirmé le dirigeant. Si Iliad voulait être de la partie avec nous, cela nous ferait très plaisir. Nous allons nous voir avec Iliad tout comme nous voyons habituellement tous les opérateurs, et nous espérons trouver des points de convergence. »

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