Bourse : faut-il miser sur les grandes ou petites valeurs ?
Didier Margetyal, analyste quantitatif chez B*capital
Didier Margetyal, analyste quantitatif chez B*capital
En Bourse, les meilleures opportunités ne se situent pas forcément dans le CAC40. Pour faire le tri parmi le millier de valeurs cotées sur la place de Paris, un investisseur doit commencer par segmenter cet univers sur la base de la capitalisation boursière.
Bien qu'il n'existe pas de règle précise, un titre est généralement considéré comme une grande valeur française lorsque sa capitalisation boursière dépasse 3 milliards d'euros. A l'autre extrémité, on trouve les petites valeurs (également appelées Small Caps) dont la capitalisation dépasse rarement les 500 millions d'euros. Entre les deux, parlera de valeurs moyennes (ou Mid Caps).
Les grandes capitalisations concentrent l'essentiel des échanges, du suivi des analystes et de la couverture médiatique. Investir et glaner des informations sur ces titres est aisé. A mesure que l'on s'enfonce dans la cote, ces dernières tendent à se raréfier. Un investisseur en valeurs petites ou moyennes doit donc avoir l'âme d'un enquêteur. Mais dénicher le titre qui possède le potentiel pour changer de statut peut rapporter très gros.
Revers de la médailles, les Small Caps sont plus fragiles que les grands groupes : positions de niche, assise financière moins solide, dépendances vis-à-vis de leur marché domestique plus marquée que les grands groupes internationaux...
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Un contexte de reprise économique sera plus favorable à ce genre d'investissement qu'une phase de décélération. Le dosage entre grandes et petites valeurs est donc question d'environnement économique mais aussi d'appétit boursier. Le meilleur moment pour investir dans les petites valeurs se situe lorsque l'économie est en phase de redémarrage après une phase de désaffection boursière.
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