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Première levée obligataire de l'année pour l'Union européenne

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C'est l'Irlande et le Portugal qui vont bénéficier des 3 milliards d'euros levés ce lundi par l'Union européenne.

La première émission obligataire de l'année de l'Union européenne (UE), à échéance 30 ans, a permis de lever 3 milliards d'euros sur les marchés financiers ce lundi.

L'opération, destinée à aider l'Irlande et le Portugal, s'est faite via le mécanisme européen de stabilisation financière (FESM) et a reçu une forte demande (5,2 milliards d'euros). "Les carnets d'ordres ont été remplis en deux heures", indique l'UE dans un communiqué. Le document précise que le coupon payé sera de 3,75% et que l'émission s'est faite à 125 points de base au-dessus du taux moyen.

Les investisseurs allemands ont été les principaux souscripteurs (70%), suivis par des investisseurs britanniques (13%) puis du Benelux (8%).

L'UE profite encore de son triple A

En 2011, l'Union européenne a levé 28 milliards d'euros via le FESM et 1,2 milliard via le mécanisme de balance des paiements destiné aux pays européens n'ayant pas adopté l'euro.

Le triple A (meilleure note pour les agences de notation) dont bénéficie l'UE lui permet d'emprunter dans des conditions favorables. Mais pour combien de temps ? Sa note est en effet placée sous surveillance depuis décembre par l'agence Standard ans Poor's, suite logique de la crise de la dette dans la zone euro.

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Commentaires

ber075  a écrit le 10/01/2012 à 8:01 :

Quelques erreurs dans votre article:
-il s'agit du fesf (fesm: federation europeenne des societes magiques?)
-sur le site du fesf ils indiquent avoir levé 20 Milliards au maximum à ce jour dont 5 milliards en 2012
-quand vous dites l'union européenne: il s'agit plutot du fonds de la zone euro

Bastien  a écrit le 10/01/2012 à 5:41 :

On se fout de la gueule de qui ? En cas de crise, les créanciers ont 3,75 % garantis tandis qu'ils pourront revendre avant terme bien avant les 30 ans. Dans le même temps, la BCE prête de l'argent virtuel à 1 %, argent qui deviendra vite réel lorsqu'il devra être payé par les européens. Et tout ça juste pour payer des intérêts de dettes et rien en matière d'investissement pour les pays concernés. Belle réussite !