Cas de vache folle confirmé dans les Ardennes

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La vache Salers âgée de cinq ans provenait d'un élevage de 400 animaux dans les Ardennes.
La vache Salers âgée de cinq ans provenait d'un élevage de 400 animaux dans les Ardennes. (Crédits : Wikimedia Commons/CC License by.)
Détecté mardi dans un élevage des Ardennes, il s'agit d'un cas "isolé" d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Le verdict devrait entraîner des discussions non seulement au sein du Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) mais aussi à Bruxelles, d'après le ministère de l'Agriculture.

La suspicion est "confirmée". La vache de race Salers de 5 ans, décédée prématurément dans un élevage de 400 animaux des Ardennes était bien atteinte de la maladie de la "vache folle" indique jeudi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

"Ce cas isolé a été notifié ce jour à la Commission européenne et à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Il s'agit du troisième cas isolé d'ESB de ce type détecté en Europe depuis 2015."

"Aucun risque pour l'homme"

Le prélèvement sur l'animal décédé avait été envoyé mardi au laboratoire européen de référence sur l'Encéphalopathie spongiforme bovine en Grande-Bretagne, qui avait 10 jours pour statuer. Le verdict a finalement été annoncé dès ce matin et devrait entraîner des discussions non seulement au sein du Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) mais aussi à Bruxelles, prévient le ministère.

"Stéphane LE FOLL va solliciter la Commission européenne afin qu'elle saisisse l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en lien avec l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour mieux comprendre l'origine et la cause de ces cas isolés chez des bovins jeunes."

Le ministère rappelant au passage que la consommation de viande bovine " ne présente aucun risque pour l'homme".

Mauvais point pour les exportations

Depuis octobre 2014, seuls les bovins âgés de plus de 12 ans susceptibles d'avoir ingéré des farines animales étaient soumis au test de dépistage, ainsi que ceux morts hors abattoir, envoyés à l'équarrissage et âgés de plus de 4 ans.

La France avait été requalifiée pays à "risque négligeable" pour l'ESB en mai 2015 par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le dernier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine remontant à 2011 dans l'Hexagone.

Mais ce nouveau cas pourrait refroidir les pays importateurs de viande déjà réticents à se fournir en France. Ces derniers mois, l'Arabie saoudite, le Canada, Singapour, le Vietnam et l'Afrique du Sud avaient rouvert leurs portes aux exportations de viande bovine française. Mais plusieurs marchés majeurs restent encore fermés, notamment le Brésil et la Chine.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2016 à 10:52 :
Qu'a-t-elle bien pu avaler pour en arriver là ? Un petit complément alimentaire industriel, d'origine exotique, mêlant divers produits dont l'industrie n'arrive pas à se débarrasser proprement peut-être ? Mais tout cela en dépit du plein gré de tous, sans aucun doute. Ou alors, un nodule extraterrestre arrivé là tout à fait fortuitement pendant une nuit noire dont seul David Vincent a le secret. Le suspens est horrible.
Réponse de le 24/03/2016 à 14:21 :
La DGAL (Direction Générale de l'Alimentation) estime que "la maladie peut être liée à l'alimentation de la vache"; je pensais que l'utilisation des farines animales a partir de carcasses avait été exclue...

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