La Tribune

Bosch en pleine offensive malgré la crise

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Alain-Gabriel Verdevoye  |   -  321  mots
Le premier équipementier auto mondial a accru ses ventes de 8,8% l'an dernier et recruté 20.000 personnes de plus.

En 2011, le groupe allemand Bosch a réalisé un chiffre d'affaires de 51,4 milliards d'euros, en progression de 8,8 %. "Nous avons enregistré une forte croissance, en dépit d'événements graves tels que la crise de la dette et de la zone euro, et la catastrophe naturelle qui a frappé le Japon", déclare Franz Fehrenbach, Président du directoire du premier équipementier automobile mondial, dans un communiqué. Bosch a enregistré l'un de ses plus forts taux de croissance depuis 2000.

Le résultat avant impôts se situe à près de 5% du chiffre d'affaires, soit, toutefois, en deçà de l'objectif de 7 à 8%. Franz Fehrenbach explique cette contre-performance par, notamment, l'augmentation du coût des matières premières et la dépréciation de l'actif au sein de la division Solar Energy.

En Europe, Bosch a enregistré une hausse de 9,5% de son volume d'affaires à plus de 30 milliards d'euros, du fait notamment de la très bonne progression en Allemagne (+10% à 12 milliards d'euros). En Asie-Pacifique, le chiffre d'affaires a augmenté de presque 9% à environ 12 milliards d'euros et, en Amérique du Nord et du Sud, il a progressé de 7% à plus de 9 milliards. Parallèlement, Bosch a renforcé l'an dernier sa présence internationale. En Chine, le groupe a étendu sa production de systèmes de régulation de freinage sur le site de Suzhou. Au Vietnam, Bosch a mis en place un site de fabrication de transmissions et a ouvert son premier centre de développement de logiciels en Asie du Sud-est.

Ces résultats se sont accompagnés d'un fort accroissement des effectifs de presque 20.000 personnes à plus de 303.000 à travers le monde au 1er janvier 2012. La plus forte augmentation est intervenue en... Europe, qui compte désormais 10.300 collaborateurs supplémentaires avec 5.200 postes nouveaux en Allemagne, 1.700 en Hongrie et 1.600 en Turquie. La région Asie-Pacifique a, elle, recruté  8.200 collaborateurs de plus. L'Amérique du Nord et du Sud a elle aussi vu ses effectifs augmenter de 1.200 personnes.

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Commentaires

Geocommente  a écrit le 25/01/2012 à 15:05 :

Comme quoi, on peut créer de l'emploi hors Europe et en même temps en Europe.
Un groupe bien géré, qui ne fait pas de vagues et ne joue pas à la roulette russe avec les traders et qui n'investit pas en Grèce, Portugal, Italie, France pourris par leur dettes, syndicats, régulations, austérité, 35 heures etc.

Corso  a écrit le 25/01/2012 à 14:55 :

Bosch un peu contraint bénéficie de la casse du Mittelstand automobile allemand (dont il fait théoriquement partie) qui va en s'accélérant. Ne pouvant plus freiner dans la montée qui est en fait une descente, le groupe prépare la séparation en deux de ses activités. D'un côté l'auto et son bateau ivre, de l'autre le bon Bosch talonné par les coréens, au milieu l'argent frais dans les poches de la famille qu'une telle opération permettrait pour un possible redéploiement. L'Allemagne manoeuvre.

ovate  a écrit le 25/01/2012 à 14:25 :

idem dans le textile ou les marques allemandes sont a l'offensive d une manière impressionnante
dynamisme et approche hyper pro du marché ce qui n est pas le cas de nos marques moyens de gamme

Cureix non ?  a écrit le 25/01/2012 à 12:41 :

Pas de création de postes en Grèce, au Portugal, en Italie, en France.... avec ça Mme Merkel considère l'UEM comme de la politique intérieure. Bizarre.

bizarre en effet  a répondu le 25/01/2012 à 15:05:

Par contre oui en Hongrie, je croyais que la Hongrie avait un droit du travail insupportable car tellement protecteur? Donc l'investissement en Hongrie dépend d'autres critères, lesquels? L"accès au marché probablement en premier. Le savoir faire technique ou la qualification du personnel en second. En troisième seulement le coût du travail.

candide  a écrit le 25/01/2012 à 12:29 :

Voilà un groupe industriel très bien géré et qui ne compte que sur lui même pour avancer : pas d'introduction en bourse pour se faire bouffer petit à petit par les sangsues financières. Innovations à tout va, managers compétents (pas des ventilateurs complètement creux que l'on trouve en général dans les structures françaises et qui au global coûte une petite fortune en salaire et en inorganisation, ce qui entraine une non compétitivité)