EDF et Areva tombent d'accord sur le prix des activités réacteurs

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Les négociations entre EDF et Areva ont buté sur le sort du chantier EPR finlandais, dont le coût ne cesse de déraper.
Les négociations entre EDF et Areva ont buté sur le sort du chantier EPR finlandais, dont le coût ne cesse de déraper. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Les deux groupes ont fini par s'entendre sur le prix final de rachat de la division réacteur d'Areva par EDF. Cet accord ouvre la voie à une recapitalisation du groupe nucléaire qui pourrait être comprise entre 3 et 4,5 milliards d'euros.

EDF et Areva se sont accordés sur une valorisation de la division réacteurs du groupe nucléaire (Areva NP) légèrement supérieure à 2,5 milliards d'euros dans la perspective de sa prise de contrôle par l'électricien public, ont déclaré mercredi des sources au fait du dossier.

Confirmant des informations du quotidien Les Echos, l'une des sources a ajouté qu'EDF devrait formaliser une offre ferme le 27 janvier à l'occasion d'un conseil d'administration.

Prise en compte des performances?

Une autre source a évoqué "une révision possible" du montant que devra finalement verser EDF, avec un éventuel complément dans les deux ans suivant l'acquisition d'Areva NP en fonction des performances de la société.

Selon Les Echos, le gouvernement pourrait en outre "profiter de l'annonce de l'offre ferme d'EDF pour communiquer le montant de l'augmentation de capital pour le 'nouvel Areva'", qui "varie encore entre 3 et 4,5 milliards d'euros".

De son côté, le quotidien Le Figaro évoque une recapitalisation par l'Etat qui dépassera "probablement" 4 milliards d'euros. EDF, Areva et le ministère de l'Economie n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Des divergences en raison de l'EPR finlandais

Les deux groupes avaient présenté en juillet un protocole d'accord prévoyant la cession à EDF de 51% à 75% du capital d'Areva NP, société chargée notamment de la construction des réacteurs et des services à la base installée, sur la base d'une valorisation de 2,7 milliards d'euros qui a fait depuis l'objet d'âpres négociations.

Mais les discussions entre les deux groupes butaient encore fin 2015 sur des divergences de valorisation et sur le traitement du risque lié à l'EPR finlandais OL3.

EDF ayant clairement fait savoir qu'il serait immunisé contre ce chantier, dont les difficultés plombent les comptes d'Areva et ont conduit le client finlandais TVO à réclamer 2,6 milliards d'euros dans le cadre d'une procédure d'arbitrage, le dossier reste à régler.

L'Etat prendrait en charge le risque de l'EPR finlandais

Selon Les Echos, "l'un des scénarios étudiés suggère de transférer le contrat OL3 sur le holding du groupe, Areva SA", ce qui laisserait de fait l'Etat français porter les risques liés à OL3 tandis qu'Areva NP, repris par EDF, "ne serait plus (...) que sous-traitant d'Areva SA, sans lien direct avec TVO".

"Sur le schéma juridique, dans l'esprit ce n'est pas faux mais c'est plus sophistiqué", a indiqué une des sources interrogées par Reuters. Selon une autre, "il y a des scénarios étudiés mais rien de décidé, et il faudra l'accord de TVO".

(Avec Reuters)

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a écrit le 14/01/2016 à 11:05 :
Ca veut dire ..., que le gouvernement , bidouille les chiffres et influence les sociétés d'état vers des intérêts politico/économique franco/français ...pour mieux faire porter le chapeau aux contribuables....! question finale...: qu'elle sera le montant de l'ardoise ...? que les marxo/socialistes de la Nomenklatura au pouvoir vont laissé aux français...?
a écrit le 14/01/2016 à 9:33 :
L'etat c'est nous. Merci Atomic Ane. La vente d'un prototype ne se fait pas au forfait avec des délais débiles et ça se fit aussi dans un environnement qu'on connaît 'ce qui n'était pas le cas de la Finlande)
Quid d'Uramin et de ses 3,5 milliards évaporés alors qu'il suffisait de demander aux techniciens ce qu'ils pensaient des "gisements"; Bakouma en particulier était bien connu des tous les géologues d'Areva (les ex Cogema) qui savaient que le minerai était particulièrement dur à traiter, sans oublier que les droits d'exploitation ne faisaient même pas partie de l'accord (comme en Namibie). Bref, du grand n'importe quoi pour satisfaire l'ego de Madame, sans parler des innombrables magouilles autour du sujet (lire Radioactif de Vincent Crouzet, très instructif)
Réponse de le 14/01/2016 à 11:04 :
Vision un peu simpliste du sujet qui occulte totalement l'incidence de Fukushima sur les perspectives de construction de nouveaux réacteurs. Avant cet accident, l'Allemagne projetait de revenir au nucléaire et l'Italie de s'y lancer ! Si des erreurs ont été commises, leurs conséquences auraient été atténuées et même effacées par les nouveaux contrats d'EPR qu'auraient inévitablement engrangés AREVA.
Réponse de le 14/01/2016 à 11:04 :
Vision un peu simpliste du sujet qui occulte totalement l'incidence de Fukushima sur les perspectives de construction de nouveaux réacteurs. Avant cet accident, l'Allemagne projetait de revenir au nucléaire et l'Italie de s'y lancer ! Si des erreurs ont été commises, leurs conséquences auraient été atténuées et même effacées par les nouveaux contrats d'EPR qu'auraient inévitablement engrangés AREVA.
a écrit le 14/01/2016 à 9:30 :
Mais Areva c est pire que le crédit lyonnais !!!
- 2bn€ sur uramin
- 7 bn€ (+3 peut être) EPR Finlande
- 10 bn€ EPR France => nous n en entendons jamais parler mais l état a poussé edf a investir dans un EPR inutile (car il nécessite de fermer une centrale très rentable) le tout en prenant tous les risques financiers (le finlandais a laissé les risques a Areva)


Bref 22bn€ de perdu
Le crédit lyonnais et ses 14bn€ de perdu c est pas grand chose


Merci les socialistes !! (Lauvergeon la PDG était la pistonnée de mitterand )

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