En grosse difficulté, General Electric est contraint à l'austérité

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Lors d'une conférence de presse à New York ce lundi, GE avait annoncé un plan de restructuration visant à se recentrer sur trois activités.
Lors d'une conférence de presse à New York ce lundi, GE avait annoncé un plan de restructuration visant à se recentrer sur trois activités. (Crédits : Brian Snyder)
Rien ne va plus pour le fabricant des moteurs d'avions et des turbines qui a perdu plus de 7% à Wall Street lundi. Le conglomérat américain a prévu de se recentrer sur trois activités (aéronautique, santé et énergie), supprimant, au passage, des milliers d'emplois.

L'action du conglomérat industriel américain General Electric a perdu plus de 7% lundi à Wall Street après l'annonce d'un plan de restructuration prévoyant pour 20 milliards de dollars de cessions d'actifs et des milliers de suppressions d'emplois pour réduire ses coûts.

Lors d'une conférence de presse à New York ce lundi, GE avait annoncé un plan de restructuration visant à se recentrer sur trois activités (aéronautique, santé et énergie), cédant ainsi ses activités dans les transports et les services d'électricité.

Il va en outre se désengager du groupe de services pétroliers américain Baker Hughes dont il détient 63% du capital mais ne pourra cependant pas le faire avant 2019, selon un accord conclu lors du rachat de Baker Hughes l'an dernier.

John Flannery, qui a pris les rênes du groupe à l'été, a également engagé un plan de réduction des dépenses de fonctionnement du groupe dont la trésorerie n'atteint plus qu'environ 7 milliards de dollars.

Une capitalisation boursière inférieure à 165 millions de dollars

Lundi, le titre a terminé la séance sur un recul de 7,17% à 19,02 dollars vers 16h30 GMT. Il a cédé depuis le début de l'année près de 40% de sa valeur face à de mauvais résultats financiers et des doutes sur la stratégie à long-terme du groupe centenaire.

Le fabricant américain a notamment annoncé lundi qu'il allait diminuer par deux son dividende, ce qui a fait fuir les investisseurs.

La capitalisation boursière de ce groupe, fondé à la fin du 19e siècle, est désormais inférieure à 165 milliards de dollars alors que celle d'Apple tourne autour de 900 milliards et celle d'Alphabet (Google) dépasse les 700 milliards.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/11/2017 à 14:55 :
John Flannery, nouveau PDG de GE : " Alstom est très décevant . Nous espérions une croissance à deux chiffres, d'au moins 15 %/an, mais ce sera à un chiffre ...".
Alstom n'est donc pas la poule aux œufs d'or espérée au bout de 2 ans ( vendu avec l'accord du ministre de l'époque E.Macron). Il faut rappeler que l’État avait jusqu'au 17 octobre pour disposer d'une option d'achat de titres " prêtés " par Bouygues, et pouvant lui assurer 20 % du contrôle d'Alstom...C'est pas encore les soldes, mais c'est parti !
a écrit le 14/11/2017 à 10:19 :
Problème dans le titre en gras dans l'article:

"Une capitalisation boursière inférieure à 165 millions de dollars" alors que le texte indique 165 Milliards.

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