Pétrole : en Asie, les places boursières anticipent une nouvelle baisse

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Depuis l'été 2014, le prix du baril a dégringolé de 70% sur fond d'offre trop abondante face à une faible demande.
Depuis l'été 2014, le prix du baril a dégringolé de 70% sur fond d'offre trop abondante face à une faible demande. (Crédits : Reuters)
La chute des prix du pétrole précipite les marchés asiatiques dans un nouveau plongeon. C'est dans ce contexte que le ministère américain de l'Energie (DoE) doit publier ce mercredi ses statistiques hebdomadaires sur les réserves de brut et la production nationale. Avec en perspective une nouvelle baisse des prix.

La semaine dernière, le scénario d'un accord entre la Russie et l'Opep pour réduire leur niveau de production avait permis un léger redressement des prix. Mais l'éclaircie aura été de courte durée.

Les analystes tablent désormais sur de mauvaises nouvelles du département américain de l'Energie. Ce dernier doit annoncer, ce mercredi, les chiffres hebdomadaires des réserves de brut et de produits pétroliers, ainsi que la production nationale et l'activité des raffineries.

Une nouvelle hausse des réserves américaines d'or noir, de nature à aggraver la situation de surabondance de l'offre, est en effet attendue. Avec une nouvelle baisse des prix en perspective.

Le baril flirte avec les 30 dollars

Dans les échanges électroniques en Asie, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars cédait 18 cents à 29,70 dollars, vers 03H40 GMT ce mercredi.

Le baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne du brut, pour livraison en avril, reculait quant à lui de 14 cents, à 32,58 dollars.

"Les analystes tablent sur une poursuite de la baisse des cours, avec une augmentation des stocks attendue à 4 millions de barils", a déclaré à l'AFP Michael McCarthy, analyste chez CMC Markets.

Lundi à la clôture, le WTI pour livraison en mars a perdu 1,74 dollar à 29,88 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a perdu 1,52 dollar pour terminer la journée à 32,72 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Rechute des Bourses asiatiques

Le baril sous les 30 dollars ravive les inquiétudes des marchés. A Tokyo, l'indice phare Nikkei perdait 3,14% (-556,51 points) à mi-séance, à 17.194,17 points, oubliant l'optimisme qui avait suivi l'adoption surprise par la Banque du Japon (BoJ) de taux négatifs pour dynamiser l'activité économique. Il avait déjà cédé du terrain mardi, après deux jours de franc rebond.

"Depuis la décision de la Banque du Japon la semaine dernière, les marchés sont nerveux, craignant que les banques centrales soient incapables de combattre les risques de déflation entraînés par le plongeon des prix du pétrole", a commenté, dans une note citée par l'agence Bloomberg, Mark Smith, économiste de la banque ANZ de Nouvelle-Zélande.

La Bourse de Hong Kong plongeait, quant à elle, de plus de 3%, après avoir déjà reculé en début de semaine du fait d'indicateurs chinois décevants. La Bourse de Shanghai, soutenue la veille par l'injection par la banque centrale chinoise de milliards de yuans sur le marché, battait aussi en retraite. Idem à Sydney, Séoul et plus encore à Singapour, Manille et Kuala Lumpur.

Sans surprise, les valeurs liées aux matières premières voient leurs titres continuer de chuter en Bourse. A Hong Kong, le groupe public pétrolier chinois CNOOC lâchait ainsi 5,7% et PetroChina 5%. A Sydney, le géant minier BHP Billiton abandonnait 4,2%, à Tokyo les sidérurgistes JFE Holdings et Nippon Steel & Sumitomo Metal (NSSM) dévissaient chacun de plus de 7%.

(Avec AFP)

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a écrit le 03/02/2016 à 14:27 :
Le prix du pétrole devrait atteindre la ligne de 17 dollars le baril américain, référence mondiale. Autant que cela se fasse rapidement pour la sérénité de tous. Les palabres en cours portent on s'en doute sur l'acceptation ou non d'un tel plancher et de la fixation des outils pour le maintenir. On a raisonnablement donné un peu d'air sur la période T4/T1 pour que les bilans puissent être lissés au mieux, le reste de l'année sera plus rude. Les compagnies pétrolières ont laissé leurs actionnaires prendre toute la claque de plein fouet, jugeant probablement qu'ils sont aussi des profiteurs de cette baisse pour d'autres secteurs et qu'après tout, c'est eux qui ont fait la croissance de ces dernières années. Ils devront toutefois assumer prochainement leur choix devant ces derniers. La perte de valorisation entraîne déjà un écroulement des banques et des assurances particulièrement pour USA et UK. Cependant pas de surprise puisque annoncé sur ce fil depuis de mois. Régulateurs et stress tests devraient veiller à un traitement équitable des comptes et acter de la ruine de quelques barons. Pour le secteur asiatique hors Chine la baisse du pétrole est un bon moyen de rebondir tant les profits étaient captés par ce secteur. 2016 et les suivantes devraient leurs être profitables. Enfin une bonne nouvelle.
a écrit le 03/02/2016 à 9:29 :
Moins de consommation c'est moins de croissance, tandis que les États tentent d'actionner tous les leviers qu'ils peuvent pour relancer la machine à croissance ils "oublient" systématiquement de redonner du pouvoir d'achat aux consommateurs par la redistribution des richesses.

Ils creusent leurs propres tombes, le problème est qu'ils nous entraînent avec eux tout ces fous furieux.
Réponse de le 03/02/2016 à 9:44 :
Et oui un coffre fort ne sert à rien dans un désert
Réponse de le 03/02/2016 à 10:10 :
Vive la politique de l'offre!
Réponse de le 03/02/2016 à 12:09 :
EXAT???
Réponse de le 03/02/2016 à 12:35 :
En effet Alex, l'argent ne se mange pas...
Réponse de le 03/02/2016 à 12:37 :
Valbel, oui ils ont fini par valider l'idée particulièrement grotesque que parce qu'ils produisaient nous consommerions.

L'argent tellement important pour eux n'entre absolument pas en compte quand il s'agit de penser au consommateur.

Je pense que nous pouvons affirmer sans trop nous tromper qu'ils ont complètement perdu la raison.
a écrit le 03/02/2016 à 9:10 :
fichtre, 4 millions de barils, sur une production de 8* 90 =720 millions, ca fait une variation de stock de 0.55%
quand ca va repartir dans l'autre sens car les stocks diminueront de 0.3%, le petrole remontera a 200 dollars!!!
Réponse de le 03/02/2016 à 12:18 :
c'est quoi vos chiffres 8 et 90 ??
Pouvez-vous citer vos sources pour plus de compréhension au lieu de balancer comme ça des chiffres. On dirait qu'ils sortent de votre chapeau !

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