Les "magasins" d'Amazon : un serpent de mer qui a la vie dure

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Amazon a ouvert une librairie à Seattle en 2015.
Amazon a ouvert une librairie à Seattle en 2015. (Crédits : Capture d'écran Amazon)
Le PDG américain d'un groupe foncier détenteur de centres commerciaux est partiellement revenu sur ses propos concernant l'éventuelle ouverture de 300 à 400 librairies Amazon aux Etats-Unis. Le sujet fait l'objet de rumeurs récurrentes.

Un rétropédalage... mou. Sandeep Mathrani, le PDG du groupe foncier américain General Growth Property a créé un nouveau "buzz" autour du géant américain en affirmant qu'Amazon prévoirait "300 à 400" ouvertures de librairies aux Etats-Unis. Mais il est (en partie) revenu sur ses propos tenus lors d'une conférence sur les résultats de son groupe et rapportés par le Wall Street Journal. Quelques heures plus tard, son entreprise a publié le communiqué suivant :

"Le PDG Sandeep Mathrani (...) indique que ses déclarations concernant Amazon lors de la conférence sur les résultats de GGP le 2 février 2016 n'avaient pas pour intention de représenter les plans d'Amazon."

Notons au passage qu'il n'y remet donc pas en cause la teneur même de ses déclarations mais plutôt les circonstances dans lesquelles il les a tenues. En revanche, une autre source -non identifiée celle-ci- a quant à elle opposé un démenti un peu plus clair auprès du site spécialisé TechCrunch. D'après ce dernier "l'entreprise n'a aucune intention d'ouvrir une chaîne de librairies", et les propos rapportés par le WSJ ne seraient que "spéculations de la part de quelqu'un qui n'a pas de lien avec Amazon Books".

Des bruits depuis des années

Cela fait plusieurs années déjà que des bruits courent sur la création éventuelle d'une chaîne d'enseignes physiques par le géant américain de l'e-commerce. Les rumeurs sur le développement massif d'un tel réseau ont redoublé d'intensité depuis que ce dernier a effectivement ouvert une librairie dans sa ville d'origine, Seattle, l'an dernier. Début janvier encore, l'affichage d'un panneau sur la façade d'un local commercial près de Perpignan avait semé la confusion sur l'éventualité d'un ouverture dans l'Hexagone, rapidement démentie.

Vraies librairies pouvant concurrencer la chaîne Barnes & Noble sur son terrain, simples "vitrines" pour exposer des produits, points de retrait de proximité ? Le sujet suscite des interrogations sur la forme que prendraient des boutiques Amazon en dur. Reste que par rapport à l'ensemble de ses activités -son chiffre d'affaires a dépassé les de 100 milliards de dollars l'an dernier!- même 300 à 400 magasins se représenteraient qu'une source marginale de croissance.

Certains ont déjà pignon sur rue

Néanmoins, le sujet divise au sein du secteur. Des distributeurs "classiques" citent souvent leur propre réseau physique comme l'un de leurs points forts face au groupe de Seattle. Le débat tient plus largement d'une évolution toujours en cours : une convergence entre canaux virtuels et "réels".

Preuve que celle-ci a bien lieu dans les deux sens: d'autres "pure players" se sont déjà lancés dans l'aventure des boutiques physiques. C'est le cas de plusieurs de ces sites à l'origine uniquement présents en ligne comme Bonobos ou Birchbox aux Etats-Unis ou bien en France le chausseur Spartoo, le lunettier Sensee et même le véadiste La Redoute avec AMPM et prochainement un autre magasin dédiée à la maison.

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