Contre Benoît Hamon, réhabiliter le travail

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L'un des enjeux les plus cruciaux de 2017 sera le retour à l'emploi. Une politique devrait s'articuler autour de trois grands axes. Par Anthony Dodeman, secrétaire national, Les Républicains

L'élection présidentielle est traditionnellement l'occasion de poser les grands sujets structurants les prochains années de notre gouvernance. Et depuis de nombreuses années, l'emploi est le sujet qui revient sans cesse comme un boomerang. A juste titre d'ailleurs, puisque le chômage reste le principal fléau de notre société, et qu'après la promesse non tenue du futur ex-Président Hollande d'inverser la courbe du chômage, l'exigence des français atteint aujourd'hui son paroxysme. Nous sommes, sans aucun doute, face à la dernière chance, avant que les extrêmes ne prennent réellement le pouvoir !

 Que dire d'abord de la ligne défendue par Benoît Hamon, lui, qui prône la réduction du temps de travail et le revenu universel d'existence, consistant à inciter celles et ceux qui ne se complaisent pas dans le travail à se la couler douce, via des allocations qui plus est sans contrepartie ! Quel message décourageant pour cette classe moyenne, qui se lève tôt le matin, affronte la galère des transports, travaille laborieusement, pour parfois gagner à la clé pas beaucoup plus que ce revenu « cadeau ».

 Le travail, une façon de s'accomplir

Ne voyant dans l'assistanat que très peu de vertus, je crois profondément que le travail est une façon de s'accomplir, car l'effort que l'on met au service d'une tâche à réaliser offre une satisfaction personnelle, lorsque celle-ci est bien faite et porte les fruits escomptés. Le travail éduque, construit, apprend la ténacité, le courage, la modestie, et s'apparente à un vecteur de socialisation. Je partage et fais mienne l'expression biblique: « celui qui ne travaille pas ne mange pas » !

 Ainsi, l'un des enjeux les plus cruciaux de 2017 sera le retour à l'emploi, mais cette fois-ci, les paroles ne suffiront plus, il faudra des actes et donc du courage. Le défi du plein emploi doit s'articuler autour de trois grands axes:

 1. Donner plus d'oxygène aux entreprises:

Il faut donner les moyens aux entreprises d'embaucher car, qu'on le veuille ou pas, ce sont bien les entreprises qui créent de l'emploi. 3 leviers d'action sont à ce titre possibles:

  • D'abord, une baisse drastique des charges pesant sur les entreprises, qui aura au final de meilleurs effets que les multitudes d'aides à l'embauche déployées ces derniers temps. Aujourd'hui, l'employé qui perçoit 2 000 € brut par mois coûte en réalité à l'entreprise 2 900 €, une aberration « made in France » !
  • Ensuite, une baisse de l'impôt sur les sociétés de 33 % à 25 %, soit la moyenne européenne, qui serait de nature à stimuler la croissance et gagner en attractivité.
  • Aussi, l'incitation fiscale proposée par François Fillon consistant à encourager les français à investir dans les PME innovantes pourrait permettre à celles-ci de se développer, et donc d'embaucher.

2. Développer l'auto-entreprenariat:

Et puis, au delà du salariat, il existe d'autres modèles, peut-être plus adaptés à certains profils, comme le travail indépendant ou l'auto-entreprise, dont l'absence de hiérarchie, la liberté entreprenariale et organisationnelle peuvent s'avérer particulièrement séduisantes. Cette réalité est d'autant plus vraie que la révolution numérique est une véritable opportunité, qui permet aux plus téméraires de monter leur propre boîte. On compte aujourd'hui 1 million d'auto-entrepreneurs, contre environ 500 000 en 2011. Cette dynamique est certes salutaire, mais le statut gagnerait à être renforcé sur bien des aspects:

  • Le régime sociale des indépendants (RSI): les entrepreneurs, les artisans, ou autres indépendants, sont forcés de cotiser au RSI, qui détient le monopole en France. Ce régime obligatoire peut s'apparenter à une forme de « racket social », en ce qu'il peut exiger le versement de cotisations supérieures au chiffre d'affaires réalisé. Sans compter l'augmentation croissante du nombre d'erreurs et dysfonctionnements du RSI, qui poussent à bout « les prisonniers » de ce système.
  • L'habitation: Comment trouver un appartement en location ou emprunter pour sa résidence principale sans CDI ? Pour les jeunes auto-entrepreneurs, la question se pose. En effet, la protection accrue des locataires poussent les propriétaires à ne prendre aucun risque, en privilégiant les candidats munis d'un CDI. Si les propriétaires pouvaient se séparer rapidement des mauvais payeurs, ils seraient plus flexibles et, en tout logique, moins exigeants. Les banques sont aussi frileuses pour un prêt immobilier, puisqu'il faut présenter au moins 2 ou 3 bilans « très » positifs pour convaincre, alors même qu'une personne en CDI depuis quelques mois peut, elle, emprunter pour se loger. Les indépendants se placent donc dans une situation précaire, lors des premières années, à laquelle il faudra urgemment remédier.

3 - Valoriser les métiers manuels et la filière d'apprentissage:

Enfin, il faut se défaire de l'idée reçue selon laquelle la filière générale au lycée offre les meilleures débouchés, ou même, que le travail intellectuel s'oppose forcément au travail manuel. Tout le monde n'est pas issu du même moule (et c'est tant mieux !), et certains plus que d'autres peuvent avoir une appétence plus prononcée pour les métiers manuels et techniques. Aujourd'hui, près d'un jeune sur quatre de moins de 25 ans est sans emploi, en partie car peu formés ou mal orientés.

L'apprentissage est un excellent levier pour former les jeunes et assurer aux entreprises un recrutement de qualité. Ce système leur permet de mettre un pied dans l'entreprise avant la fin de leurs études, les rend opérationnels à l'issue de leur cursus, et leur permet en plus de gagner un premier revenu (une bouffée d'oxygène au passage pour les parents !). Ce n'est pas pour rien que notre voisin allemand a fait de l'apprentissage sa voie d'excellence, et le résultat est sans appel: 3 fois plus d'apprentis qu'en France et un taux de chômage des jeunes 3 fois moindre. Ce modèle est donc à développer fortement.

C'est donc autour de ces changements majeurs que le prochain quinquennat devra se construire. Le travail comme facteur d'intégration, de construction, d'émancipation. Derrière cet enjeu de premier plan, se joue en réalité l'avenir des générations futures, dont la France ne pourra s'affranchir ni de leurs talents, ni de leur esprit créatif.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2017 à 21:48 :
Toujours la même rengaine : ceux qui prétendent réhabiliter le travail n’ont en réalité qu’un seul objectif : nous faire travailler plus, et nous rémunérer moins.

Toute la richesse crée par le travail doit selon eux revenir aux seuls possesseurs de capitaux. Les travailleurs, eux, ne sont destinés qu’à être le dindon de la farce.

Bref, certains travaillent, mais d’autres s’enrichissent : ceux qui spolient les travailleurs.
a écrit le 29/01/2017 à 16:41 :
20% de travail lié a la personne, peut-être compressible dans le temps. 20 pourcent lié au fonction régalienne de l'état. R..ésultat 50% des personne ne justifieront jamais leur salaire dans le futur. Les 10% restant sont ceux visibles actuellement. Préparer vous le futur sera formi..dable.
a écrit le 29/01/2017 à 15:11 :
le pb ds socialistes francais, c'est pas le travail, c'est l'argent ( des autres)
tant que ca rase gratis, ca va
si le FN est passe de 12 a 25% en 5 ans, c'est qu'il y a une bonne raison; quand les bons fruits du socialisme poussent on sait ce qu'on va recolter comme fruit juteux!
evidemment, personne ne voudra de la paternite du nouvel ordre, et certainement pas ceux qui ont tout fait pour l'obtenir.........
a écrit le 29/01/2017 à 10:17 :
Soupirons, avec SuperBenoit le Senestre , de ces éléments de langage qui, sous couvert d'un plan en trois parties, s'agrègent en pot-pourri !
a écrit le 28/01/2017 à 19:39 :
Qu’il faille optimiser les ressources dont dispose encore le pays, c’est une évidence. Surtout que la France a continué à former des ingénieurs, chercheurs, techniciens de bon niveau, ... Quand à nos économistes, même de notoriété internationale, ils sont manifestement sous employés, en dehors de leurs écrits et leurs enseignements.

L’emploi s’Uberise c’est une autre évidence, mais ce n’est pas réellement un problème vu que le modèle Uber crée plus d’emplois. Le problème est plutôt dans la lenteur d’adaptation à ce modèle et donc dans nos capacités à le concurrencer.
Si on veut rester compétitifs dans l’économie de marché, il faut en comprendre et en accepter les règles et évoluer rapidement. C’est ce que la majorité des entreprises du secteur privé font déjà et sans aide de l’Etat. Par contre si l’Etat pouvait s’occuper de ce qui le regarde, à savoir la réforme et l’optimisation du secteur public, ce serait un grand progrès.

Sur certains points, la démarche de B. Hamon est progressiste, car il fait une bonne analyse de la situation et même si ses propositions paraissent un peu utopistes, il parait tout aussi illusoire de promettre le plain emploi. C’est contredit par l'OCDE, le WEF et par les faits. On ne peut nier l’irréversibilité de la concurrence mondiale, des disruptions technologiques et numériques et de toutes les évolutions des sociétés contemporaines.
Prétendre que l’on va pouvoir combattre cela en avançant des arguments volontaristes, soit c’est de la méthode Coué, soit une vision un peu passéiste de l’économie (en attendant le cycle d’après ?).
Concernant la valeur travail, elle existe, mais n’a pas réellement besoin d’être promue, sauf à vouloir faire de la démagogie. S’il y a une chose que l’on ne peut reprocher aux Français c’est bien le fait de ne pas assez travailler et encore moins de ne pas être assez performants, si on se compare aux autres pays Européens Beaucoup d’études sérieuses le montrent. Le problème est peu être dans la rémunération perçue en échange de ce travail, ou le déséquilibre par rapport à d’autres activités, moins productivistes, ou par rapport aux revenus du capital parfois mieux rémunérés ?

Une société "performante" c'est aussi une question d’équilibre et accepter qu’il y ait des pauvres d’un côté et des gens ultra riches de l’autre, des cadres en burn out et des gens sans travail n’a plus de sens. Il faut juste changer de modèle et sortir de celui du siècle dernier ou des trente glorieuses.
a écrit le 28/01/2017 à 19:18 :
Merci pour ces réflexions sur les tns sujet qui est bień peu considéré par les politiques bień moins que les ge PME et TPE et pourtant nous sommes bien plus nombreux qu'elles
a écrit le 28/01/2017 à 16:31 :
Hamon, un mec qui parle du travail, c'est assez cocasse pour ce type qui n'a jamais rien foutu de ses dix doigts. C'est sûr il n'y a pas que lui, à gauche et à droite, mais surtout à gauche. Quand on voit le résultat du quinquennat ça fait peur. Et demain avec Macron on rase gratis comme à chaque fois. AU fait, où on en est avec les 120 000 € ?
a écrit le 28/01/2017 à 15:34 :
Avec une revenu universel, je l'ai dit, cela permet d'aller voir la voisine du cadre qui bosse 60 heures semaines, avec responsabilités à gogo avec son bac +5 + 10, mais bien sûr toujours en sortant couvert. Ce salaire universel permet quand même d'acheter des préservatifs, pour ne pas attraper des champignons, mais surtout aller aussi ramasser des champignons.
a écrit le 28/01/2017 à 14:41 :
Le travail ? On verra ça quand les impôts seront moins confiscatoires, en attendant soit on ne travail pas du tout , soit on fait semblant, comme en Russie.
a écrit le 28/01/2017 à 14:24 :
relancer l emploie a oui et combien de milliards encore pour le patronat .qu il demande aux senateurs et consort de nous rendre les millions qu il ont détourné et détourne encore pour financer l emploie
et les moutons réveillez vous
a écrit le 28/01/2017 à 14:20 :
Discours obsolete et ideologique, venant d un resonsable LR ce n est guere etonnant. Concernant l aprentissage il serait interressant de connaitre le nombre de gosse de parlementaire LR qui suivent cette voie, suppose royale.
Et puis en etant un peu cruel on pourrait rappeler a ce cher dodeman les 5OOOeuros mensuel de penelope, l epouse à notre fifi l honnete homme,pour repondre au tel....et les 100000euros pour deux textes qu aurait pu ecrire un etudiant en bac litteraire....
Mieux vaut prendre ca au second degre
a écrit le 28/01/2017 à 13:14 :
IL N A JAMAIS ETE QUESTION DE DONNE UN SALAIRE A TOUS LE REVENUE ET DANS UN PREMIER TEMPT EST DESTINE AUX JEUNES EN AGE DE TRAVAILLE OU EN ETUDE AFIN DE LES ACONPAGNIER JUQU A QU ILS EST TROUVE UN EMPLOIS C EST UNE NOUVELLE BRANCHE SOCIALE QUI VEUT EVITE QUE NOS JEUNES SONBRE DANS LA REVOLTE CAR LA PLUPART DU TEMPT LES REVOLTES VIENNENT DES JEUNES ? POUR ACONPAGNIER CETTE CRISE DE L EMPLOIES SANS PRECEDENT EN FRANCE IL FAUT ETRE INVENTIF? LES IDEES DE BENOIT HAMON SONT INVENTIVE/PLEIN DE LIVRES SONT SORTIE SUR LE SUJET LISEZ RENSEIGNIER VOUS EST VOUS COMPRENDREZ/SUR YOUTUB VOUS TROUVERAIS DES REPONSES SUR LES AVANTAGES DU REVENUE UNIVERSEL. QUI PETIT A PETIT SERAS DONNE A D AUTRE CAS SOCIAUX / IL Y A LE PROGRES ECONOMIQUE QUI DOIT ETRE ACONPAGNIER DU PROGRES SOCIAL /LES DEUX DOIVENT ALLEZ ENSENBLE DANS LE MEME SENS LE BONHEUR DES FRANCAIS???
a écrit le 28/01/2017 à 13:01 :
Le travail est synonyme de souffrance, le progrès de bonheur!
a écrit le 28/01/2017 à 11:15 :
"Le travail, une façon de s'accomplir

Ne voyant dans l'assistanat que très peu de vertus"

Que d'énergie gaspillé dans le maintien du passé contre l'évolution qui se fera, que vous le vouliez ou non, aucune stratégie d'adaptation, de reconsidération de nos modèles, l'humain doit se concentrer sur autres choses que de simplement "produire" de "l'inutile".
Réponse de le 29/01/2017 à 16:40 :
Exacte, et peut-être que la notion de "inutile" mérite maintenant d'être reconsidérée....
a écrit le 28/01/2017 à 10:29 :
Ce que la socièté voulue par Mr Hammon ne dit pas : comment faire une socièté plus juste, plus egalitaire sans veritable travail? je ne le pense fondamentalement pas ! Le travail c'est à la fois gagner de l'argent par le travail fourni mais c'est aussi une forme d'emancipation de l'esprit et du savoir-faire. Le travail ne se voie pas seulement comme une somme d'heures de fonctionnariat à faire en temps de temps dans une semaine ou un mois. Oui il faut penser le travail comme une réflexion globale sur la vie, sur l'initiative et sur la créativité : les nouveaux entrepreneurs prennent des risques en creant et en developpement de leur propre activité : oui penser le travail seulement avec des heures travaillées n'est pas la solution : pourquoi tout le temps compter ses propres heures de travail et ne ps créer ses propres revenus ? Je suis contre la socièté de mr Hamon et son utopie permanente avec le RU qui ne developpera que le travail au noir et l'illégalité salariale. Oui nous sommes comlètement dans un monde capitaliste ou le travail est remunéré et ou les entreprises sont compétitives. Donc il faut developper la créativité, la savoir faire , les technologies (les robots par exemple )et non une seule socièté de l'oisiveté et du rien du tout ! Non Mr Hamon il faut comme le dit Mr Valls une socièté de la fich de paie et de la creativité personnelle. Je suis contre cette socièté idéalisée qui ne respecterait plus le travail comme rémunerateur et comme un développement personnel et futur? Refuser le futur et ne compter que ses heures ne sert pas à grand choses, mieu vaut developper les technologies, les relations entre les personnes, le droit et oui à une socièté plus sur, sur protégée t plus robotisée ( l'intelligence artificielle n'est pas un frein au developpement humain et à la croissance de l'humanité). Les robots quelque endroits ou ils sont utilisés sont un atout précieux pour l'homme et le futur. Vive les maths, la technologie et le futur ! Non à une socièté de l'assistanat permanent surtout avec simplement 850€/mois. La France ne se developpera qu'avec les idées nouvelles et les idées futures et non celle du début du XXeme siècle !!
a écrit le 28/01/2017 à 9:19 :
Imaginez la quantité d'énergie et de matières premières qu'il faudrait consommer si tous les être humains devaient travailler... C'est la destruction assurée de notre écosystème. La vision utilitariste de l'être humain était possible au XIX ème siècle, mais elle obsolète au XXI ème. Le retour en arrière est impossible, même si c'était mieux avant... pour les aristocrates. Avant d'imaginer un RU, il faudrait déjà unifier les allocations sociales dans une Allocation Universelle - AU : il faut procéder par étapes. L'être humain peut ce réaliser autrement que par un productivisme exacerbée : il a d'abord besoin de se réaliser par sa créativité, encore faut-il que nos élites savent ce que c'est, au regard de leur manque d'imagination pour résoudre les problèmes...
a écrit le 28/01/2017 à 9:04 :
Moi je propose que l'aide universelle soit au moins au même niveau que le SMIG voir de l'ordre de 1500€ par mois. Si non comment voulez vous vivre ? Il est bien entendu que cette somme ne doit pas être fiscalisé. Ceci serait financé par des prélèvements sur les contrats de capitalisation qui représente de l'ordre de 1600 Milliards en France argent qui bénéficie d'un régime équivalent aux paradis fiscaux.
Réponse de le 28/01/2017 à 13:45 :
Je rappelle à ce monsieur que les produits de capitalisation sont pour beaucoup un moyen pour se constituer une retraite et sont le fruit d'un travail. Prenez le montant moyen des assurances vies. L'interet est de 2 % et un prélèvement est fait à l'entrée. En plus, cela provient d'un revenu net d'impots donc l'impot a deja été prelevé. Taxer le grand capital, on nous l'a fait en 2012 au discours du bourget, Hamon vient d'un milieu associatif sans jamais avoir travaillé. Son salaire est toujours celui de l'Etat ou des subventions. il lui est donc facile de prélever l'argent du travail pour le redistribuer, il n'est pas concerné. Son idée n'a rien d'innovante car Karl Marx et Engels l'avaient déjà promu à la fin du 19 eme siècle. Vive le communisme, Polpot et les Kmers rouges que Le Monde vantait... etc...
a écrit le 28/01/2017 à 1:13 :
Je pense que tout le monde peut facilement constater que la majeure partie des gens qui parlent de la valeur travail ne savent pas ce que sait. réellement que de travailler, et se gargarisent avec des mots qu'ils évitent de pratiquer...
a écrit le 28/01/2017 à 0:27 :
Certes. On sent bien qu'il faut défendre son candidat libéral à tout prix... Triste pour eux.
a écrit le 27/01/2017 à 23:44 :
Négatif. Je ne suis pas d'accord. Il faut absolument mettre en palace le salaire universel. Beaucoup en on besoin, pour pouvoir aller aux champignons, faire les soldes, allez baiser la voisine dont le mari est cadre et fait plus de 60 heures de boulot après des études de bac +5 voir +10, et qui paye des impôts pour que justement on puisse toucher ce salaire universel. Il faut être humain un peu de temps en temps.
Réponse de le 28/01/2017 à 0:47 :
@négatif: même que le cadre devrait rémunérer en heures supplémentaires défiscalisées le pauvre type qui distrait sa femme au risque qu'elle lui refile des champignons :-)
a écrit le 27/01/2017 à 23:30 :
Article completement creux. Mais quand on voit que c est pondu par un responsable des LR, ca n a rien d etonnant. Ce monsieur veut diminuer les taxes sur les salaires. Excellente idee ! Mais je lui souhaite bien du plaisir pour aller expliquer a ses electeurs LR que ca veut dire qu on va baisser leurs retraites et leurs remboursement de soins. Qu il n oublie pas que les retraités c est le coeur de cible de son parti ! les seuls qui ont votés massivement Sarkozy en 2012.

Le reste de l article est a l avenant. Il parle de l impossibilite d emprunter pour acheter un logement si vous etes auto entrepreuneur. Heureusement que les banques ne font pas n importe quoi !! Un auto entrepeneur est limité en CA et n est pas en mesure de rembourser un lourd credit. Ce monsieur est probablement l un de ceux qui pensait comme Sarkozy qu on devait faire du credit sub prime (heureusement la bulle US a explosé avant que cette brillante idee ne soit mise en pratique). Enfin, il ne fait pas desesperer, peut etre qu en reflechissant ce monsieur va se dire que c est stupide d acheter en s endettant alors que les prix sont au plus haut.

PS: L auteur devrait citer son chef comme un modele. Hamon propose 750 € pour ne rien faire. Son chef Fillon lui a mit la barre bien plus haut 7000 € pour sa femme c est quand meme autre chose !
a écrit le 27/01/2017 à 17:28 :
C'est vraiment du n'importe quoi ! Encore ^plus utopique que le programme que vous attaquez.

Avez-vous conscience que, structurellement, les secteurs de l'industrie, des services et de l'agriculture emploient et vont à l'avenir irrémédiablement employer moins de main d’œuvre ?

Ceux qui font semblant de croire le contraire sont soit incompétents, soit des menteurs. Déjà dans les années 80 et 90, on nous faisait croire qu'il faudrait des personnes pour fabriquer les robots. Si les conséquences n'en étaient pas aussi graves, ça pourrait être risible tant il y a de mauvaise foi.

La diminution du nombre de salariés, dans quasiment tous les secteurs, est structurelle et irrémédiable.

Dans ce contexte, vos proposions sont au moins aussi irréalistes que celles de M. Hamon.
a écrit le 27/01/2017 à 17:25 :
C'est vraiment du n'importe quoi ! Encore ^plus utopique que le programme que vous attaquez.
Avez-vous conscience que, structurellement, les secteurs de l'industrie, des services et de l'agriculture emploient et vont à l'avenir irrémédiablement employer moins de main d’œuvre ?
Ceux qui font semblant de croire le contraire sont soit incompétents, soit des menteurs. Déjà dans les années 80 et 90, on nous faisait croire qu'il faudrait des personnes pour fabriquer les robots. Si les conséquences n'en étaient pas aussi graves, ça pourrait être risible tant il y a de mauvaise foi.
La diminution du nombre de salariés, dans quasiment tous les secteurs, est structurelle et irrémédiable.
Dans ce contexte, vos proposions sont au moins aussi irréalistes que celles de M. Hamon.
a écrit le 27/01/2017 à 15:53 :
S'agissant du travail,

durant 15 ans sous Chirac-Raffarin-DeVillepin, puis sous Sarkozy-FILLON et sous Hollande-VALLS,

l'industrie n'a jamais cessé d'être abandonnée, cassée, délaissée, méprisée, ce qui a conduit à la destruction du travail des femmes et des hommes de France

Actualité :
en ces temps de révélations sur le travail fictif, cet article est le bien venu, un travail fictif n'est pas un travail, c'est une escroquerie et un abus de droit sur le dos des contribuables

Pour le reste,

il convient de définir ce qu'est UN travail, un emploi :

UN travail, c'est UNE activité confiée à une femme ou un homme pour la "production" d'un bien, un service, composé d'une valeur ajoutée ...

en contrepartie de la dite "production", la femme ou l'homme qui produit reçoit une rémunération qui doit lui permettre de vivre décemment et d'élever ses enfants, de soutenir sa famille et d'accompagner ses parents...

de cette définition

un ptit boulot précaire, payé au prix de la misère en dessous du seuil de pauvreté, ne saurait être qualifié d'un emploi

un ptit boulot précaire, payé au prix de la misère, en dessous du seuil de pauvreté, doit être rangé dans la catégorie de l'esclavage nouveau...
a écrit le 27/01/2017 à 15:39 :
Combien d'emplois actuellement offerts ? Et combien de demandeurs d'emplois touts catégories confondues ?
a écrit le 27/01/2017 à 15:22 :
Oui il convient de réhabiliter le travail au sein d'une économie dominée par la finance et donc dominée par la rente et ainsi complètement déconnectée de la réalité et du concept "travail". Ce n'est pas parce que les riches ne savent rien faire que nous autres devons suivre le même chemin, l'humanité est foutue sinon.

Donc oui il faut redonner de l'importance et donc un sens au travail mais comment faire quand vous voyez que les gens qui s’enrichissent ne le font jamais ou rarement à la seule force de leur travail ?

C'est un énorme problème de société, le travail n'est quasiment plus qu'une contrainte, rencontrer quelqu'un d'épanoui dans son boulot est vraiment rare alors que pourtant les gens qui font ce qu'ils aiment sont des éléments irremplaçables dans leur domaine.

La motivation de l'argent ayant l'argement dépassé la volonté d'émancipation il est bien évident que du coup le travail n'est vu que comme une obligation pour avoir du pognon, toute la dégradation de cette notion est là.

Par contre les trois idées que vous développez le sont depuis 20 ans maintenant et ça ne marche pas, on a eu largement le temps de les éprouver et c'est un échec cuisant, il est temps de chercher autre chose ailleurs car quand plus personne ne fera son travail avec plaisir notre société explosera.

Et je suis contre aussi le fait d'imposer le travail à tous, une petite partie d'entre nous n'est pas faite pour travailler, du essentiellement à un vécu plutôt mouvementé, dans ce cas un bon revenu compensatoire est indispensable.
Réponse de le 27/01/2017 à 19:52 :
Et je suis contre aussi le fait d'imposer le travail à tous, une petite partie d'entre nous n'est pas faite pour travailler, du essentiellement à un vécu plutôt mouvementé, dans ce cas un bon revenu compensatoire est indispensable

Moi non plus je voulais pas bosser ...
Vous en connaissez beaucoup qui veulent travailler en usine si on leur donne le même salaire en restant chez eux ...

Avec votre proposition , tout travail entre 1500€ et 2500€ rentre a la maison et on ferme les usines .

Vos idées sont stupides
Réponse de le 29/01/2017 à 17:34 :
"Moi non plus je voulais pas bosser .."

Vous savez que vous n'êtes pas la généralité ? Grâce à mon idée vous pourriez ne pas bosser.

Vous semblez feignant c'est vrai mais tout le monde ne pense pas comme vous vous savez ?

Votre insulte a été signalée bien entendu...
Réponse de le 29/01/2017 à 18:33 :
Tout le monde n'est pas aussi feignant que vous vous savez.
a écrit le 27/01/2017 à 15:20 :
le coût du travail est de 41 Euro/h au Danemark contre 35 en France (Eurostat). le Danmark s'en sort pas mal. ils ont la culture de l'international et de l'export. pas comme les Français et leurs entreprises.
les entreprises françaises bénéficient de près de 200 milliards d'Euros de dispositifs dérogatoires fiscaux (conseil des prélèvements obligatoires 10/2010 + mesures Hollande). il faut encore leur faire des cadeaux ?
Réponse de le 27/01/2017 à 21:18 :
En France on est spécialiste des barèmes fiscaux délirants mais, justement parce qu'ils sont délirants, on les corrige par des niches ou des dispositifs dérogatoires. Et même avec tous ces dispositifs dérogatoires, la constante, c'est que le pays continue à trop faire payer ses entreprises ainsi que le montrent toutes les comparaisons internationales.
Réponse de le 27/01/2017 à 21:41 :
Les 200 milliards d'euros d'aide a l'emploi, n'ont jamais cree de l'emploi. Pourquoi ne pas les supprimer et les utiliser pour financer ,en partie,le revenu universel, comme le propose le Mouvement francais pour un revenu de base (MFRB) de J.E.Hyafil ? .Lire le bouquin Revenu de base. Comment le financer?

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