EDF : l'Etat peut éviter un désastre industriel et financier

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Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF propose l'allongement de la durée de vie des réacteurs et l'augmentation du prix de l'électricité
Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF propose l'allongement de la durée de vie des réacteurs et l'augmentation du prix de l'électricité (Crédits : Reuters)
EDF est au plus mal, pour avoir misé sur une filière nucléaire à l'avenir incertain. L'État doit renouer avec son rôle de stratège, et pousser EDF comme les autres acteurs historiques vers les énergies renouvelables, où les parts de marché à prendre sont importantes. Par Raphaël-Homayoun Boroumand, Professeur à la Paris School of Business, Stéphane Goutte, Maître de conférences à l'Université Paris 8, et Thomas Porcher Professeur à la Paris School of Business

EDF n'est plus un fleuron de l'industrie française et doit faire face à un mur d'investissements colossaux de plusieurs dizaines de milliards d'euros dans les prochaines années pour lesquels les provisions sont insuffisantes (maintenance des centrales, sauvetage d'Areva, EPR britanniques, démantèlement des centrales). La sortie du CAC 40, avec une valeur boursière divisée par 8 depuis 2008 (soit une perte de valeur de 136 milliards d'euros), et un bénéfice 2015 divisé par trois en un an, laissent présager un naufrage industriel et financier.

Une fuite en avant suggérée par le PDG

Les solutions proposées par le PDG d'EDF, comme l'allongement de la durée de vie des réacteurs pour amortir le coût du démantèlement ou l'augmentation de 30 à 50% des tarifs de l'électricité, s'apparentent plus à une fuite en avant qu'à une réelle volonté de faire face aux difficultés structurelles de la filière nucléaire. L'État, actionnaire à 84 ,5%, se mure dans le silence sans mettre un terme aux errements stratégiques pour sortir de l'impasse. Peu importe que l'allongement de la durée de vie des centrales annoncé par le PDG d'EDF soit en contradiction avec la baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité prévue par la loi sur la transition énergétique. Comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les solutions pour qu'EDF ne subisse pas la même déroute qu'AREVA ?

« L'Etat stratège » et la construction d'opérateurs historiques

Le système énergétique français est le produit d'une planification et d'un pilotage centralisé qui ont donné naissance à de grandes entreprises publiques : EDF, GDF-Suez, Areva et Total. Ces entreprises, appelées « opérateurs historiques », se sont développées dans un environnement non-concurrentiel : société publique en monopole. Encore aujourd'hui, EDF, Engie et Areva ont une grande partie de leur capital détenue par l'Etat. Le développement de ces entreprises est d'abord le fruit de choix politiques et non le résultat de mécanismes de marché. La part du nucléaire dans notre bilan énergétique en est la meilleure démonstration. Les seuls mécanismes de marché n'auraient jamais pu faire du nucléaire la première énergie. Le signal-prix aurait orienté les investissements vers les centrales à gaz et à charbon compte tenu du coût complet significativement plus élevé des centrales nucléaires. Le choix du nucléaire avait une finalité stratégique : gagner une indépendance énergétique avec une électricité compétitive et mettre la France à l'abri des fluctuations des prix du gaz ou du pétrole. La réussite d'EDF en France et le développement exceptionnel du nucléaire sont donc les résultats d'un choix politique qui a permis la mise en place de conditions de développement favorables (monopole public).

La libéralisation du secteur de l'énergie et l'effacement de l'État

A partir des années 90, la Commission européenne exige des États membres de libéraliser de vastes secteurs de leur économie, notamment celui de l'énergie. L'objectif était de casser les monopoles verticalement intégrés afin de faire jouer la concurrence. EDF est donc contrainte, de l'amont à l'aval, d'opérer une séparation juridique entre ses activités (création d'ERDF et de RTE). L'État « stratège » opérant un pilotage de long terme des différentes entreprises de l'énergie laisse progressivement place à un État « neutre », c'est-à-dire gardant l'actionnariat par sécurité sans imposer sa vision aux entreprises. La libéralisation, accompagnée de l'effacement de l'État, a eu un impact négatif sur le positionnement de nos énergéticiens. Le meilleur exemple est la mise en concurrence des deux champions Areva et EDF alors que leurs activités étaient initialement bien définies et complémentaires.

Les problèmes de la filière nucléaire : croissance inéluctable des coûts, incertitude, et perte de débouchés

L'EPR (European Pressurized Reactor), dont celui de Flamanville, fait face à un véritable gouffre financier. Le coût a été revu à la hausse à hauteur de plusieurs milliards d'euros. Le coût total est désormais évalué à plus de 10 milliards d'euros. Pour mémoire, ce coût avait été estimé à 3.3 milliards en 2005. Si la production démarre en 2020, le chantier aura pris huit ans de retard par rapport à la date initiale prévue. Le surcoût prohibitif et le retard d'achèvement fragilise considérablement la crédibilité de l'EPR à l'export. Avec un coût estimé à environ 100 euros le MWh contre 80 euros pour l'éolien, la compétitivité de l'EPR est fortement mise à mal.

Cependant, le vrai problème de la filière nucléaire se trouve dans le manque de débouchés. En France, les parts de marché à conquérir sont très faibles pour ne pas dire inexistantes, 75% de la production d'électricité provient déjà du nucléaire. En Europe, les objectifs en matière d'énergies renouvelables sont ambitieux (30% de renouvelables dans la consommation d'énergie finale) et laissent peu de perspectives au nucléaire. Enfin, les Etats-Unis se sont tournés vers le gaz de schiste. Reste encore certains pays émergents intéressés par l'achat de réacteurs nucléaires comme la Chine ou les Emirats Arabes Unis mais le monde est loin de la dynamique connue ces 30 dernières années pour l'électricité nucléaire. Pour l'obtention des contrats, EDF est en concurrence avec d'autres entreprises plus performantes.

Pousser les opérateurs historiques dans le secteur des renouvelables

A l'inverse, les parts de marché à saisir dans les énergies renouvelables sont importantes en Europe et même dans le monde si l'accord de la COP 21 est appliqué. D'autant plus, qu'il n'existe pas encore de « major » des renouvelables.
L'État actionnaire doit pousser les opérateurs historiques dans le secteur des renouvelables

Les choix politiques de long terme ont laissé place à un modèle hybride combinant politique de soutien et marché libéralisé. Alors que les investissements dans le secteur de l'énergie sont massifs, l'État français, encore actionnaire des opérateurs historiques, aurait pu propulser ces entreprises vers les énergies renouvelables. Une telle rupture stratégique aurait permis de positionner nos entreprises sur des secteurs d'avenir en veillant à leur complémentarité.

Ce tournant aurait permis de lever un certain nombre d'obstacles que connaissent aujourd'hui les énergies renouvelables comme l'instabilité règlementaire (le « stop and go ») ou le manque de connaissances de la part de l'ensemble des parties prenantes (citoyens, investisseurs, décideurs politiques). Il aurait également donné confiance aux investisseurs et aurait créé des effets d'entraînement pour les centaines de PME qui travaillent dans les renouvelables. Il est encore temps de faire ce choix, l'État doit renouer avec son rôle de stratège pour éviter un nouveau désastre industriel et financier qui sera, sans nul doute, au frais des contribuables. Le triomphalisme n'est plus de mise. Maintenir EDF sous perfusion financière ne fait que repousser le problème. Il y a urgence à définir un projet industriel pour sortir du brouillard.

Raphaël-Homayoun BOROUMAND (Professeur à la Paris School of Business), Stéphane GOUTTE (Maître de conférences à l'Université Paris 8) et Thomas PORCHER (Professeur à la Paris School of Business) sont auteurs de l'ouvrage « 20 idées reçues sur l'énergie » (de boeck, 2015)

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Commentaires
a écrit le 14/03/2016 à 8:48 :
M. Boroumand est certainement érudit en management, mais d'une part sa mémoire est trop courte et d'autre part il souffre de lacunes graves dans le domaine technique (on ne peut être bon en tout !) ce qui invalide son raisonnement.
Sur le premier point, dire que charbon et gaz auraient dû prendre le pas sur le nucléaire pour des questions de coûts, c'est oublier deux éléments fondamentaux : les énergies fossiles ont vu leurs prix s'effondrer pour des questions conjoncturelles de guerre économique entre USA et pays arabes, mais cela ne saurait durer vu l'épuisement de ces ressources. Et sauf à être climato-sceptique, ces énergies ne sont pas l’avenir de notre planète.
Ensuite, M.Borouman et ses corédacteurs tombent dans le même piège que bien des politiciens, qu'ils soient Verts ou non, en croyant que les énergies renouvelables sauront remplacer le nucléaire pour la production d'électricité. Car ces énergies sont très majoritairement dépendantes de la météo, et ne peuvent en aucun cas répondre au besoin des consommateurs, donc à des critères de "qualité". Et l'argument éculé du "stockage" de l'électricité n'est qu'un mirage comparable à la pierre philosophale : on ne sait pas stocker l'électricité à grande échelle, et si des tas de dispositifs sont actuellement testés en laboratoires, aucun n'a l'espoir de devenir une solution raisonnable avant longtemps. L'exemple du véhicule électrique illustre le problème à toute petite échelle comparé aux besoins industriels, d'autant que l'électricité est appelée à se substituer aux autres vecteurs énergétiques dans le chauffage et de la mobilité.
Avec tout le respect que je dois aux auteurs de cet article, ils devraient écouter les scientifiques ainsi que les climatologues, dont la conclusion est unanime : on ne pourra se passer du nucléaire. Les pays comme l'Allemagne qui se sont laissés entraîner dans l'idéologie Verte paieront les pots cassés : en attendant ils sont le pays le plus pollueur d'Europe, et font le forcing auprès de Bruxelles pour faire émettre des Directives favorables aux énergies renouvelables, histoire de ne pas être seuls dans l'impasse.
a écrit le 25/02/2016 à 20:34 :
Avec une base 100 en 1960, les prix sont aujourd'hui autour de 1000, ceux de l'électricité autour de 780 (source INSEE). Ceci explique largement les difficultés actuelles d'EDF (manque à gagner de plusieurs milliards si les prix de l'électricité avait seulement pu coller à l'inflation) et est excusivement de la faute de l'état qui a voulu redistribuer en hypothéquant l'avenir. Encore une erreur de l'état stratège. Cela fait beaucoup.
a écrit le 24/02/2016 à 20:15 :
50ans sans emissions de co2 j en redemande! et pourtant à 18ans j ai paerticipé à une manifestation contre cruas la je suis prêt à faire le contraire et à soutenir le nucléaire
a écrit le 24/02/2016 à 18:27 :
Ce commentaire d'économiste est désastreux pour notre nation, tant sur le plan politique
que sur l'aspect technique pur et dur. Je fais partie de la génération dit des privilégiés qui a oeuvré non seulement à bâtir l' hydraulique et le thermique à flamme, mais surtout le parc nucléaire à la Française, avec non seulement la pression politique et de la nation énorme,pour l'époque et un défi technique majeur à relever, mais il a fallu passer du temps au travail et apprendre en marchant.En allant encore plus loin que les autres pays notamment en terme de suivi de puissance possible par le nucléaire Français qui est un atout majeur et dont personne ne parle et pour cause.
C'est grâce à lui seul que l'on peut accepter autant d'errements d’énergie renouvelable intermittente. (2000MW sont instantanément disponibles, ce qui est loin d'être assuré par un réseau intelligent ou des gros fils partout).
Non seulement EDF a du relever le défi technique mais aussi pousser les entreprises Françaises a suivre et obtenir des équipements compatibles de haute fiabilité.
Ce développement a induit une amélioration incomparable des systèmes d'organisation non seulement au sein d EDF mais aussi au cœur des entreprises sous traitantes En effet les consignes de l'ETAT était claires EDF devait partager au plus possible ses savoir faire et favoriser au maximum l'émergence des entreprises sous traitantes.
Ce n'est pas l'ETAT qui a Payé( il a offert sa garantie), mais EDF qui a payé son développement, l'Etat à toujours puisé dans la caisse et parfois même de façon éhontée,notamment lors des ouvertures du capital.
Bien sur il y a le pb des déchets et des démantèlements mais ces problèmes ont déjà des solutions d'attente et bientôt durable, comme les 1500 ans cumulée d'exploitation des réacteurs actuels preuve n'en déplaise du sérieux obtenu, et qui n'a pas d'équivallent dans le photovoltaique ou l(eolien . En effet que reprochez vous au nucléaire Français, sinon de pouvoir disposer d'un taux de CO2 le plus faible d'Europe et faire les malins au niveau de la COOP 21.
Il faut le dire et le redire, que nos concitoyens soient pleinement informés, la transition énergétique à la Française c'est un écran de fumée de Judas.
Le plus cocasse c'est que la transition énergétique à la Française, les aides hallucinantes données au photovoltaïque, éolien et chauffage bois (notamment dans les fourniture d'énergie thermique) se solde par une augmentation plus que sensible de notre bilan CO2 quand ce n'est pas celui du méthane 20 fois plus nocif en GES.
Il se trouve que le législateur Européen favorise l'appel des énergies renouvelables au détriment du nucléaire, et finalement nous importons du fossile Allemand ( a travers le charbon bas cout USA) bravo. Nous croyons comprendre que l'ennemi à abattre c'était la combustion, il n'en n'est rien, les anomalies de la pollution chimiques immédiatement imputable en grande partie aux effets de gaz de combustion sont soigneusement éludés.
Le concept de l'EPR est né en désaccord avec EDF, d'une mésalliance technico politique avec les Allemands, qui après nous avoir imposé leur technologie ont quitté le navire en s'assurant leurs arrières.
Bien plus que cela, alors que la France avait le KWH le plus faible cout d'Europe ,il a fallu composer avec nos voisins pour vendre a prix coutant de l'époque 25% de la production nucléaire 'pas le photovoltaïque ou l’éolien) pour que la concurrence puisse se faire.au détriment d'EDF,pour le bien des abonnés.....cela rappelle les factures d'eau.
Vous comprenez pourquoi GE a acheté Alstom dans l'indifférence générale ,150 ans de savoir faire de turbines hydraulique, turbine vapeur (dont Arabelle PWR et EPR) dont turbine à gaz pour compenser a grand coup de co2 l'intermittence des énergies renouvelables, avec la fermeture du par électronucléaire. qui finalement est le but recherché..
Ne croyez pas que le monde est antinucléaire, les Japonais ont redémarré la plupart de leur réacteurs, de nombreuses filières de 3eme génération (type niveau de sureté EPR) sont élaborées, même la filière rapide (type Phénix). Les Chinois ont des projets de 6 à 20 tranches la totalité en génération 3 et viennent de réussir, ce que ITER était sensé faire, 50millions de degré de fusion pendant plus de 100s.
Ce qui est vrai, à tenir de tels discours la consommation d'électricité en France n'est pas prête de s'envoler, nous suivons l'idéologie ultra libérale qui finalement nous désindustrialise, la compétence acquise depuis des siècles par nos industries de pointes est bradée et quitte le territoire en nous laissant les emplois de service de faible qualification, et si rien est fait EDF(EDF en bourse vaut 3EPR!) suivra à la satisfaction d'une Europe et du monde du moins disant social au détriment de nos valeurs qu'on aura plus les moyens d'assurer.
Pour l'instant quant vous appuyez sur un bouton ça marche, notre économiste n'a même pas idée de tout ce qu'il y a derrière, et que souvent il faut produire moins ( et là ce n'est pas payé c'est un comble) pour éviter l'écroulement total.
EDF état dans l'état à qui les gouvernements succéssifs ont demandé non seulement de l'énergie à bas coût pour tout le monde mais aussi à participer à toutes les expériences , au gré des politiques en place,possibles de management, de formation; d'acceuil de personnes en difficulté, de la péréquation tarifaire, mais aussi, bailleurs de fonds à travers les nombreuses taxes mises en place et autre, et la création d'emploi pour les entreprises et artisans privés, avec interdiction de travaux neufs internes, et transfert de compétences/
La disparition du mot France de GDF suez doit interpeller, ce n'est pas un hasard, il est temps de réagir avant de se faire définitivement plumer et asservir.
Réponse de le 26/02/2016 à 20:17 :
c'est laid de mentir :
les japonais ont péniblement redémarré 4 réacteurs sur 50 !
quant à EDF de gré ou de force ils vont devoir en arrêter et ça,
ça leur fend le coeur !
on devrait les filer aux anglais ils sont en manque !
a écrit le 24/02/2016 à 11:43 :
Attendez que le pétrole revienne aux cours d'il y a 16 mois et vous verrez que l'indépendance énergétique est indispensable à notre pays.
a écrit le 24/02/2016 à 10:18 :
Après avoir obligé EDF à venir au secours d'Areva en faillite et à fournir de l'électricité à prix coûtant aux sociétés privées concurentes de vente d'énergie, avoir plombé les comptes de l'entreprise en l'obligeant à racheter les kWh non rentables fournis par les éoliennes et autres photovoltaïques, voilà que l'Etat refuse l'augmentation des prix de vente de l'électricité. Quelle autre entreprise pourrait survivre dans de telles conditions?
a écrit le 23/02/2016 à 18:46 :
Cet article laisse penser que tout le malheur d'EDF vient du Nucléaire car il n'a pas de débouché !! Et qu'ensuite EDF croule sous des frais de maintenance et de provision de démantèlement encore insuffisante. Les dites provisions ne représente que 2.5% du coût . Les doubler s'il le fallait ne poserait donc aucun problème de coût et le nucléaire resterait encore nettement moins cher que les énergies renouvelables !! Ce n'est pas là qu'il faut chercher le problème d'EDF. C’est dans le fait que l'état ne lui a pas permis de faire les hausses de prix que la libre concurrence lui aurait permis de faire. Et qu'en plus l'Etat a contraint EDF de vendre à prix marginal en dessous du marché de l’électricité aux concurrents soit disant pour entretenir la concurrence!! On y ajoutera le fait qu'on a obligé ce même EDF à acheter l'Electricité éolienne et photovoltaïque privée à des prix élevés. On continuera en disant que certains sites éoliens privés sont implantés dans des zones dont le réseau de transports électrique est inadapté à les recevoir sans de gros investissements, et que la gestion de à-coups de production dans ces conditions oblige souvent à couper ces mêmes éoliennes du réseau tout en étant obligé de payer la production qui part dans le sol ! Ce monsieur ferait bien d’être objectif et factuel avant de prôner ce qu'il dit.
Réponse de le 23/02/2016 à 21:42 :
Pour rappel,
Dans les faits EDF n'achète pas comptablement l'énergie renouvelable privé, car EDF n'est que le récipiendaire d'une taxe ayant pour fonction de l'acheter dans le cadre de "l'obligation d'achat". Par contre, EDF est bien la réceptrice d'une électricité de fait gratuite (payée par la dite taxe) qu'elle distribue dans le cadre de son métier ! Pour EDF, l' OA est une super affaire....
Réponse de le 24/02/2016 à 16:52 :
Pas d'accord avec Electro, EDF achète au prix du contrat subventionné les Kwh dits verts, et pour ce faire, le législateur a créé une taxe de plus la CSPE, (qui depuis a évolué) payé par tous les consommateurs, que l'état doit reverser à terme à EDF en espérant que cela fasse le compte, et le compte n'y est pas , et toujours en retard.
Réponse de le 25/02/2016 à 11:48 :
Non, Electro le montant de la taxe que reçoit ERDF est insuffisant pour couvrir ce que EDF doit payer aux producteur chaque année pour leur électricité.
Bon maintenant il ne faut pas pleurer exagérément, EDF a obtenu de l'état que le déficit entre les deux soit une créance qu'elle a intégré dans ses comptes à la place d'argent liquide pour financer le démantèlement, ce qui compense.
a écrit le 23/02/2016 à 16:28 :
Sans être adepte de la théorie du complot ...

On crée un faux problème en ne laissant pas le prix de l'électricité monter, en ponctionnant le dividende, on crée le chaos ... et on propose ce genre de fausse "solution". La bonne technique oligarque
a écrit le 23/02/2016 à 16:04 :
L'EPR n'est pas en lui même une catastrophe, c'est une réussite technologique mais une catastrophe en matière de gestion de programme. Madame Laurgeron nommée par Sarkozy en a fait un gouffre financier car elle a écarté les ingénieurs de la gestion de programme au bénéfice de gestionnaires et de communicants qui on fait gonfler les coûts. Si le choix politique avait été de mettre un PDG de formation technique, l'EPR n'aurait jamais subit cette avalanche de critiques. Monsieur Levy dont la compétence est reconnue ne fait que récupérer les conséquences des ces choix politiques de l'entre soi..
a écrit le 23/02/2016 à 15:31 :
Quel raisonnement particulier ! Evoquer les énergies renouvelables comme un litote, une élitote, sans jamais donner sérieusement le chiffre d'affaire mondial qu'elles pourraient adresser, ni parler de la question des subventions. Etre économiste c'est porter un discours qui doit être étayé par des chiffres réels et probants. Or, on le sait rien de tangible ne s'annonce. Actuellement le processus en cours rapporte à l'Etat, son remplacement lui coûterait. Le processus vert ou renouvelable tient beaucoup du diffus, il concerne de multiples segments. La question Edf pourtant est toute autre, elle tient d'une part à la gestion du personnel et des faux emplois : faut-il que le pays subventionne les emplois de cette société en "titrisant" le coût de la manoeuvre en ponctionnant le client final ? Ce mécanisme l'empêche de se développer en créant d'autres activités rentables, il est par ailleurs dangereux puisque porté on le voit par l'augmentation irrationnelle des prix du baril. C'est une question qui touche nombre de sociétés qui sont en fait des entreprises d'Etat. Ensuite vient la réflexion sur les métiers, certains pensent "spécialisation" alors que d'autres dont je suis prônent une filière globale ou du moins plus étendue. En effet la question énergétique est en train de se repenser, nous pourrons bientôt produire notre énergie, entreprises et particuliers. Bien entendu adresser ces métiers comme une offre globale, c'est détricoter le métier ancien, mais ne pas le faire c'est mourir à petit feu. Il s'agit donc d'accompagner une transition pénible mais douce dans ses effets. Edf devrait donc partager le domaine nucléaire avec Engie puis fusionner avec Total et, par cette opération, se trouver en situation de produire à moyen terme deux spin off de grande qualité et de haut niveau comme il est possible, créant deux nouvelles grandes sociétés diversifiées. Si l'on considère par ailleurs que Engie doit se maintenir hors nucléaire, c'est à dire hors de la gamme complète active actuellement, alors il faut dire que cette société n'a plus vocation à être un énergéticien et donc comment elle compte sortir de ce segment puis vers quel autre elle se destine. [Pour référence on a vu la transformation ancienne de Suez et l'on sait que des segments comme l'appareillage médical sont pratiquement sans développement. Il faut éviter mentalement de patauger dans ses anciennes visions : il n'y a plus ni de tabous ni de barrières segmentantes]. Voilà la situation des entreprises françaises du secteur, étant entendu comme je l'ai souvent dit que leur réforme sera bénéfique pour toute la filière aval qui pourra travailler depuis le schéma retenu. Il faut maintenant décider.
a écrit le 23/02/2016 à 14:06 :
La Poste, SNCF, RATP, Air France, Areva, EDF, Éducation nationale en déroutent (deuxième poste de dépense de l'état) : l'Etat peut éviter un désastre industriel et financier ? A l'ouverture à la concurrence c'est la déroute totale avec une gestion calamiteuse et des salariés à faible productivité. Les entreprises publiques sous perfusions depuis des années et ses assistés de fonctionnaires ne font qu'endetté notre pays et l’envoyé vers le naufrage triste constat.
a écrit le 23/02/2016 à 10:52 :
Provenant d'un professeur d'économie, c'est une surprise de taille!
Le coût de l'énergie est un enjeu économique majeure. Si elle est trop chère, elle plombe l'économie (chocs pétroliers de 1974 et de 1981....). Si elle est bon marché, elle diminue les coûts de productions et augmente la disponibilités des consommateurs....
Toutes les économies du monde cherche donc à diminuer le coût de l'énergie.....
Or, les énergies renouvelables sont chères. En outre, elles massivement subventionnées en France et plombe le budget de l'Etat. De surcroît, la France produit déjà trop d'électricité.....On pourra enfin parler des nombreuses faillites plus ou moins frauduleuses de sociétés plus ou moins vertueuses actives dans ce secteur, de la nécessité de compléter les installations éoliennes et solaires par des centrales thermiques (production massive de CO2 en perspectives...)afin d'assurer une continuité de production si l'on souhaite éliminer le nucléaires et cerise sur le gâteau: le prochain scandale des locations de terrain par ces sociétés à des agriculteurs naifs qui seront ruinés pour un certain nombre dans quelques années lorsqu'ils devront démonter à leur frais les éoliennes de promoteur d'éoliennes ayant disparues......
Le problème EDF est simple: c'est une société d'Etat, donc irréformable comme toutes les sociétés à la merci des questions politiques. La solution? .....Je vois que vous avez vite compris!
a écrit le 23/02/2016 à 10:16 :
Au contraire, il n y a rien de plus rentable aujourd hui que nos vielles centrales nucléaires. Nous devrions être aussi pragmatique que les US et les conserver 80-100ans

Le principale problème actuellement provient de la surproduction d électricité renouvelable archi méga subventionnées. Certains disent que l éolien est devenu rentable car son prix de production est équivalent a celui du nucléaire actuel mais il y a une différence de taille : il est impossible de contrôler la production éolienne qui dépend du vent. Bref les éoliennes produisent pas toujours quand on en a besoin ce qui poussent même les tarifs dans le négatif en cas de vent en Allemagne. Si les producteurs d énergie renouvelables vendaient au prix de marche comme le fait Edf avec ses centrales nucléaires ils seraient vite fait en faillite

Il aurait été 1000 fois plus intelligent de ne pas investir maintenant dans les énergies renouvelables, de consacrer les milliards verses a ces rentiers verts, a la recherche d une solution de stockage de l'électricité qui permettra de rentabiliser les énergies vertes et effectivement de fermer les centrales nucléaires désormais non compétitives.

a écrit le 23/02/2016 à 8:48 :
Privatiser EDF !!revoir les avantages surréalistes fait aux employés ,entre autres revoir les augmentations annuelles de salaire, gigantesques !!les heures de travail ,35 heures connait pas !!les retraites d EDF payées par nous sur nos factures PLUS 1% pour le comité de l entreprise ???on se croirait sur une autre planète !!!
a écrit le 23/02/2016 à 8:47 :
ça fait froid dans le dos d'imaginer que des étudiants ont des profs pareils !

La situation est beaucoup plus simple :
- l'Etat siphonne tout le dividende,
- l'Etat empêche EDF d'augmenter ses prix,
- EDF doit investir pour assurer le grand carénage,
- EDF doit investir pour renouveler le parc en EPR

Bref si l'Etat n'avait pas le nucléaire honteux, le pays irait de l'avant
Réponse de le 23/02/2016 à 11:47 :
C'est en lisant votre commentaire que l'on se croirait sur une autre planète !
Mais oui commençons le chantier de plein d'EPR partout en France alors que l'on n'est même pas capable d'en faire tourner un seul et que c'est un véritable gouffre financier !
a écrit le 22/02/2016 à 23:51 :
En béotien, je rétorquerais aux ardents pro nucléaires que :
-la fabrication des Epr semble poser de grosses difficultés. En témoignent les retards de livraison et les surcouts,
-ces engins vont être difficiles a exporter dans ces conditions,
-les investissements actuels dans l'énergie préparent les 50 prochaines années environ,
-les progrès techniques liés a la recherche sur les renouvelables abaisseront les couts et amélioreront les technologies (le stockage électrique progresse a grands pas par exemple),
-la maitrise de ses technologies innovantes procure un avantage compétitif vecteur de richesses nouvelles et de potentielles exportations.
Ils me semble donc très risqué de faire preuve de myopie et balayer d'un revers de main ces énergies renouvelables dans lesquelles certains investissent beaucoup. Il serait ballot de se retrouver à la ramasse dans ce domaine et de leur acheter ce qu'on aurait été capable de développer nous mêmes.
C'est probablement tout cela que traduit aussi la chute du cours d'Edf.
Réponse de le 23/02/2016 à 10:21 :
Effectivement l EPR est une catastrophe, une usine a gaz a coût démentielle
A voir si les coûts peuvent baisser (il ne s agit pour l jnstant que de prototypes et les premières centrales ont connu les mêmes déboires avant de devenir hyper rentables)

Il est donc urgent de prendre son temps !
Gardons les centrales actuelles 50 ans de plus en attendant les réels progrès de stockage d énergie

Arrêtons de subventionner l énergie verte qui coûte 4-5x le prix du marche et qui déstabilise les réseaux ( pas de solution de stockage actuellement )

Réponse de le 25/02/2016 à 12:15 :
Non, le stockage électrique n'avance pas à grand pas. Oui les journaux impriment régulièrement le contraire. A une époque pour la médecine, les mêmes journaux imprimaient tous les 2 ou 3 mois que ça y a est on venait de vaincre le cancer. Ils faisaient la même erreur que pour le stockage, croire qu'une avancé spécifique dans un contexte limité, voulait dire que toute les cartes étaient rebattue et l'ensemble de la situation entièrement tranformée.

Les avancées dont ils parlent sont celles sur les batteries. Problème : pour utiliser les batteries de manière compétitive en prix pour le stockage de masse il faut progresser au moins d'un facteur 10, voire plus. Or il y a une solution qui déjà aujourd'hui fait 10 fois mieux que les batteries pour le stockage, c'est le pompage hydraulique. C'est quand même curieux que ceux qui nous disent il faut développer les batteries se taisent au sujet de cette solution là.

Ensuite sur la maitrise des énergies renouvelables, les choses ne sont pas aussi claires. Les industriels français savent construire des éoliennes, des panneaux solaires, les technologogies ils les maitrisent, les éoliennes d'Areva ou d'Asltom peuvent remporter des appels d'offres face aux meilleurs du domaine. Le problème c'est d'avoir l'envergure pour être durablement compétitif, c'est très difficile, la concurrence est acharnée, les profits sont donc faibles, et à terme il est assez probable que seuls les chinois survivent sur ce marché, tout comme ils ont presque complètement éliminé la concurrence sur le photovoltaique.
L'idée qu'il y a là un eldorado que les français ont oublié d'investir est doublement fausse, ils y sont déjà et c'est difficile et peu profitable.
a écrit le 22/02/2016 à 20:59 :
Encore des économistes incompétents !
Et des commentaires dédaigneux vis à vis d'EDF!
alors on va remettre les pendules a l'heure: Si Edf vendait son électricité en France au prix de l'électricité de l'Allemagne c'est environ un chiffre d'affaires de 50 milliards d'euros de plus par an, de quoi fabriquer 5 EPR par an (le prix allemand est le double du prix français, et le chiffre d'affaires d'EDF d'environ 75 milliards d'euros). EDf livre son énergie nucleaire à toute l'Europe: Italie, Espagne, Suisse, Grande Bretagne et belgique. Quand l'Allemagne aura renoncé à son charbon, s'ils respectent leurs engagements, la seule entreprise européenne en mesure de produire une électricité fiable et à faible coût pour l'Europe ce sera EDF' ou alors, la transition énergétique ne se fera pas et on brûlera encore du charbon. Maintenant on peut se chauffer, s'éclairer et travailler en fonction du soleil et du vent mais ce sera très compliqué
Réponse de le 23/02/2016 à 13:00 :
Effectivement gagne 50 milliards pour les dépenser dans des EPR qui ne fonctionne pas.....prouve que vous êtes un excellent économiste, vous travaillez chez EDF non????
a écrit le 22/02/2016 à 19:49 :
les USA et la Chine privilégient les solutions énergétiques les moins chères , qui leur garantissent un avantage économique certain. et tant pis pour les désagréments réels ou supposés car ils sont partagés par toutes populations d'un monde sans frontières aux accumulations de CO2 et nuages radioactifs .
vouloir privilégier en France des énergies renouvelables comme l'éolien et le photovoltaïque , au coût astronomique par rapport à leur capacité technique est une erreur majeure qui ne peut que pénaliser la compétitivité des entreprises et peser défavorablement sur la consommation générale des habitants , soit plomber la
croissance .
Notre maîtrise de la production électrique nucléaire nous place dans le peloton de tête des développeurs de cette technologie , et les perspectives commerciales dans les grands pays émergents sont très supérieures aux estimations des experts anti-nucléaire . Laissons travailler nos industriels , sans la tutelle néfaste des idéologues politiques .
a écrit le 22/02/2016 à 19:24 :
Cet article montre que l'on peut être professeur à l'université ou dans une grande école et dire des bêtises de manière péremptoire par méconnaissance du sujet: ces trois personnes ignorent superbement l'inconvénient majeur de l'éolien et du solaire, à savoir leur caractère intermittent et l'absence de moyens de stockage de l'électricité qui, en l'état actuel, limitent leur développement et font qu'on ne peut pas se passer des autres moyens de production dont le nucléaire constitue le meilleur choix possible car c'est une énergie décarbonnée.
Ils affirment également que le choix du nucléaire a été un mauvais choix économique dicté uniquement par des considérations politiques en se fondant sur les coûts d'un prototype , l'EPR, forcément élevés et sur les coûts actuels d'un marché totalement faussé par le subventionnant des énergies renouvelables qui distord la concurrence.
Enfin, faut-il vraiment prendre au sérieux et considérer comme intangible une loi dont tout le monde sait que les seuls objectif ont été de montrer la bonne volonté de la France avant la COP 21 et de satisfaire une promesse du candidat Hollande à ses alliés EELV?
Réponse de le 22/02/2016 à 22:25 :
Puisque vous parlez de méconnaissance, allez donc jusqu'au bout du sujet au risque que l'on vous taxe aussi des mêmes griefs que vous portez aux 3 auteurs. Le problème de l'intermittence a aujourd'hui plusieurs solutions, notamment celles du foisonnement des différentes énergies renouvelables et de leur stockage diffus ou centralisé par STEP... C'est ce que l'on nomme le smartgrid (le compteur Linky en est la base, nous ne sommes plus seulement de simples consommateurs mais aussi des producteurs d'électricité en puissance). L'Allemagne est aujourd'hui en train de se créer un réseau digne de ce nom... Le recours au charbon n'est qu'un simple outils pour permettre la transition énergétique.
Réponse de le 23/02/2016 à 11:52 :
Allez expliquer l'intermittence aux Danois qui certains jours produisent l'intégralité de leur énergie électrique grâce aux éoliennes !
Il n'y a qu'en France que l'on perd notre temps dans ces débats preuve d'une ignorance crasse en matière d'ENR et/ou de mauvaise foi.
Pendant ce temps les autres progressent et nous nous stagnons dans un modèle (nucléaire) dépassé !
Réponse de le 23/02/2016 à 12:54 :
Hélas, ces moyens sont largement insuffisants pour pallier l’absence de moyens de stockage de l’électricité capables de compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire :
• Le foisonnement joue peu à l’échelle de la France et même de l’Europe. Il y a notamment des périodes anticycloniques où il n’y a quasiment pas de vent, y compris la nuit. Pour vous faire une bonne idée de la corrélation entre la production ENR et la consommation, j’invite le lecteur à aller sur le site de RTE où des courbes sont accessibles. Il y a par ailleurs, un autre obstacle au foisonnement qui est l’insuffisance des interconnections entre réseaux que l’Europe tente en vain d’améliorer mais qui coûtent très cher pour un rapport pas forcément à la hauteur pour les opérateurs de réseau.
• Les STEP sont un bon moyen pour stocker l’électricité mais, à part chez les Suisses qui gagnent de l’argent en achetant l’électricité allemande en période de surproduction de l’éolien et en la revendant aux mêmes allemands lorsqu’il n’y a pas de vent, leur potentiel actuel ou en terme de développement est très faible car les sites les plus faciles à exploiter le sont et on connaît (cf. Sivens) les difficultés rencontrées lorsqu’on veut construire un barrage. Par ailleurs, les études réalisées montrent que la rentabilité des STEP est très insuffisante pour justifier leur construction par un investisseur privé.
• Les smart grids constituent un excellent moyen pour réduire, à la marge, les écarts entre la production et la consommation mais cela ils ne peuvent qu’améliorer la situation. A noter qu’ils reposent en particulier, sur la pose des fameux compteurs Linky très critiqués (à tort) par ailleurs.
• Quant aux Danois, ils profitent largement de leur proximité avec la Suède (pays proportionnellement plus nucléarisé que la France) et la Norvège (très riche en hydraulique) pour soutenir leur réseau lorsqu’il n’y a pas de vent.
J’en profite pour répondre à une autre critique des 3 universitaires sur l’appétence d’EDF pour le développement des ENR. Aujourd’hui, EDF est, avec ENGY, un des leaders mondiaux du développement des ENR dans le monde mais il y a des lieux dans le monde où ce développement est beaucoup plus approprié qu’en France. Un exemple qui ne concerne pas EDF: Warren Buffet a beaucoup investi dans la construction de parcs photovoltaïques au Texas car il y a une excellente corrélation entre la production et la consommation imputable essentiellement aux climatiseurs.
a écrit le 22/02/2016 à 19:15 :
Des chiffres faux pour mieux assoir son discours , quel malhonnêteté...
Que ca plaise ou déplaise le prix du Mw des centrales EDF sont les plus bas du monde . On peut discuter des risque mais pas du cout .
Les énergies renouvelables sont une chimère qui , jusqu'à preuve du contraire , produit a des couts non concurrentiels et avec une production aléatoire (eolien) ou périodique (Solaire: jour/nuit) qui nécessitent des couts de stockages enormes .
Faudrait il lancer EDF dans cette aventure et obliger les citoyens à payer cette électricité au prix fort ? cela au risque qu'avec la concurrence , la production ne trouve pas preneur...
Si aujourd'hui EDF est en difficulté c'est qu'on l'assomme de contraintes : loi Nome , CSPE que EDF doit avancer et que l'Etat ne rembourse pas ou très en retard, obligation de financer le site d'enfouissement à n'importe quel prix , prix de vente bloqué, prise en charge gratuite des raccordements des "producteurs solaires", ....
a écrit le 22/02/2016 à 18:46 :
Hélas ! En réponse, on ne peut que reproduire l'article des échos de jean-François Raux "La France découvre avec étonnement qu'EDF, un de ses fleurons industriels, est en grave difficulté. Sa capitalisation boursière est passée de 160 milliards d'euros en 2008 à 22 milliards aujourd'hui. C'est comme si l'Etat, actionnaire à plus de 86 % d'EDF, avait perdu deux ans d'impôt sur le revenu. Cette chute ne se limite pas à EDF : les géants européens de l'électricité (E.ON, RWE, Vatenfall, Engie…) ont perdu 75 % de leur capitalisation boursière depuis sept ans. La crise est sectorielle et européenne. Trois causes à cela.
La première, c'est la création de surcapacités massives de production d'électricité. L'objectif européen de 20 % d'énergies renouvelables, non lié à la réduction de consommation de pétrole et de charbon, a conduit au développement massif de surcapacités de production, alors que la consommation baissait par ailleurs du fait de la crise. Le développement du renouvelable s'est fait au détriment du gaz et du nucléaire. Pas du charbon ou du lignite.
En Allemagne, la production d'électricité au charbon ou, pis, au lignite, est restée constante entre 1990 et 2016. Les émissions de CO2 de l'Allemagne représentent toujours 16 fois celles de la France. Elles vont augmenter. En revanche, l'Allemagne a fait décroître sa production de nucléaire, totalement « CO2 free » et de gaz, beaucoup moins polluant que le charbon, mais non compétitif par rapport à lui faute d'un prix du CO2 suffisant ! Le résultat est donc l'émergence de surcapacités de production inutiles sur le plan climatique et coûteuses sur le plan économique.
La deuxième cause réside dans l'organisation du marché de l'électricité, qui ne permet plus ni d'investir ni de rentabiliser les investissements effectués. Les prix de gros actuels sont à moins de 30 euros le mégawattheure, alors que les coûts de production à couvrir sont a minima de 45 euros pour le nucléaire existant et de plus de 60 euros pour les énergies renouvelables les plus performantes. Ainsi chaque mégawattheure vendu sur le marché génère-t-il une perte de l'ordre de 15 à 35 euros. Pour EDF, avec des ventes de l'ordre de 400 térawattheures sur le marché, cela représente une perte globale de 8 à 10 milliards d'euros ! Quelle industrie peut vivre en ne recouvrant pas ses prix de revient ?
Mais c'est la troisième cause qui constitue le summum de l'incohérence européenne. Alors que la Commission répète urbi et orbi que seuls le marché et la concurrence peuvent bénéficier au consommateur, le résultat est totalement inverse dans le secteur de l'électricité. Les seuls investissements qui se font encore sont ceux qui sont subventionnés (les énergies renouvelables). Et pendant que les prix de gros s'effondrent, vers les 25 euros le mégawattheure, le client final voit sa facture augmenter régulièrement du fait du poids des subventions : en France, les subventions payées par le consommateur final sont passées de 3 euros en 2002 à 27 euros le mégawattheure au 1er janvier 2016. En Allemagne ces subventions atteignent 70 euros. Cette situation amène les entreprises historiques du secteur à déclasser leurs actifs « classiques » (moyens de production non subventionnés) pour ne garder que ceux qui sont subventionnés, les énergies renouvelables déclarées « business d'avenir », parce que dépourvues de risque du fait… des subventions !
A la clef, ce sont la sécurité d'approvisionnement et des centaines de milliers d'emplois qui sont en péril. Qui s'en soucie ?
En moins d'une décennie, la Commission européenne aura réussi, par une politique incohérente, à détruire les entreprises historiques du secteur électrique sans réellement construire une nouvelle industrie solide et apte à relever les défis du futur. Le bilan climatique est, quant à lui, quasi nul.
Il est donc urgent de redonner du sens à l'Europe de l'électricité. Un beau sujet pour la présidentielle de 2017. Car vital pour l'économie française et pour le rayonnement politique de la France dans une Europe dominée par la « bonne pensée » allemande.
"
Réponse de le 22/02/2016 à 20:40 :
Très intéressant et bien moins caricatural que l'article. Si je comprends bien, la solution est d'une part l'arrêt des subventions aux renouvelables et une taxe carbone renforcée pour les producteurs d'électricité.
a écrit le 22/02/2016 à 17:42 :
La France dispose aujourd'hui d'une production électrique fiable, efficace, bon marché et qui stocke ses déchets, grâce au nucléaire. On peut le détruire pour des raisons politiques soit en édictant des lois absurdes (50% de nucléaire) soit en confiant sa gestion à des "managers" incapables.
Pour en finir avec les black-outs quand le vent ne souffle pas, on pourra toujours acheter des centrales Rosatom ...
a écrit le 22/02/2016 à 17:37 :
Ne pas oublier que le comité d'entreprise de EDF prend son pourcentage non pas sur les salaires, comme ce serait normal et logique, mais sur le chiffre d'affaire d'EDF! Cela fait une sacrée différence et l'on a le CE de loin le plus riche de France, avec une "gestion" faite par la CGT. C'est tout dire !
Réponse de le 22/02/2016 à 18:33 :
Vous avez raison ! Et ce qui est marrant, c'est que plus l'electricité est chère plus le CE d'EDF prendra du pognon . Et ça ne dépend pas de la nature de la production : solaire, nucléaire, hydraulique... de toutes façons il vous piquera votre flouze ... Tout puissants, ils sont !
a écrit le 22/02/2016 à 17:04 :
EDF une activité à privatiser partiellement.
Livrer à la découpe cette firme,incapable d'imposer une vision,une stratégie,
qui plus est livrée à l'idéologie syndicale,et étatique,ne laisse qu'une perspective de déconfiture dont le contribuable fera les frais.
Réponse de le 22/02/2016 à 18:38 :
Vous avez raison ! Il y en a marre de tous ces fonctionnaires qui glandent derrière leur bureau sauf quand ils défilent lors des grèves.Si ils travaillaient vraiment, d'abord y en aurait moins et le courant serait moins cher...
Réponse de le 22/02/2016 à 19:14 :
Ce serait une bonne solution : Séparer la production de la distribution et de la vente

- c est déjà réalisé pour la distribution
- l entité production (principalement nucléaire) devra produire a coût compétitif
- l entité vente sera la seule en concurrence => il faudra faire des économies drastiques !! A quoi servent tous ces commerciaux / marketing / publicité ? EDF est connu, il s agit d'une commodité il faut donc baisser les coûts
Cette société de vente devrait être très limitée en terme de budget ce qui est loin d être le cas aujourd hui
a écrit le 22/02/2016 à 16:18 :
Si à la place de donner 8 milliards d'euros de subventions par an aux agriculteurs (plus les prix garanties, plus les baisses d'impôts, plus le hold up de la caisse du régime général, plus les subventions diverses, plus la fraude fiscale, plus les fraudes aux subventions ) on investissait cet argent afin d'avoir un système de production énergétique performant, assurant notre indépendance énergétique, on n'aurait pas besoin d'augmenter les prix de l'électricité.

Mais on préfère aider des voyous qui cassent tout, sous le regard bienveillant des chaines de télévision.
Réponse de le 22/02/2016 à 18:41 :
On a un système de production performant... Le problème, c'est que les français (ou les médias ?) ne le comprennent pas et se font manipuler par des écolos intégristes ou des libéraux qui ne supportent pas que l'état garde une part important dans ces entreprises essentielles pour le pays.
a écrit le 22/02/2016 à 14:42 :
CHAMPIONNNNNN <3 VOTEZ RAPHI
a écrit le 22/02/2016 à 14:32 :
La production d'énergie en France est en surcapacité du fait d'une meilleure efficacité énergétique et d'une demande plus faible, => ce qui devrait logiquement amener à une baisse du prix du kwt/h;
Ce sont les énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire, photovoltaïque) qui sont les plus chères (tarif majoré au producteur directement répercuté au consommateur) : le coût d'un kwt éolien est bien plus cher que le coût d'un kwt nuke ou hydro, et la production bien plus constante dans le temps pour ces derniers.
EDF a été mandaté pour aider AREVA et reprendre certains chantiers très risqués (Recteurs, EPR finlandais, anglais...) et il veut provisionner... ;
L'action EDF se porte correctement, les résultats2015 du groupe sont honorables.
Je ne vois pas pourquoi on irait fermer des centrales (sauf si elles deviennent obsolètes) qui produisent de l'énergie à un coût "modeste" pour les remplacer par des énergies coûteuses et intermittentes (et parfois polluantes, mais en Chine / production des panneaux photovoltaïques), surtout que l'on est déjà en surcapacité. Et n'imputer ces surcoûts qu'au consommateur domestique, alors que les grosses entreprises bénéficient de tarifs très privilégiés. Arrêtons de nous faire plumer et boycottons EDF si ça continue. J'aime bien France dans EDF, mais que ce gvt arrête de nous prendre pour des pigeons. S'il le faut, et puisque c'est autorisé, j'irai voir la concurrence si on continue à nous rouler dans la farine.
a écrit le 22/02/2016 à 14:25 :
Nos trois professeurs sont très remontés contre le nucléaire, ils négligent la nécessité de renforcer EDF dans son métier de base avant d'aller produire des énergies alternatives qui en France avec notre climat seront toujours plus chères qu'en Afrique du nord. Regretter qu' EDF n'est pas investie dans des centrales au gaz ou au charbon c'est oublier le bilan CO2 de ces deux filliaires et notamment de la seconde. Pour mémoire l'Allemagne si souvent citée en exemple pour sont engagement à fermer les centrales nucléaires à surtout ouvert des centrales au charbon pour un total de 6000 MGW pour une fantastique production de CO2, 20 fois supérieur à celle de la France.
Quant aux centrales au gaz, même les plus récentes elles ont fermé partout, incapable de résister sur un marché de l'électricité encombré par de la production intermittente de l'électricité subventionné à grand frais par les contribuables européens.
Pour EDF la solution est d'abord de travailler dans un environnement stable avec comme aux USA une durée de vie des centrales prolongée à 60 ans.
Après on pourra réfléchir calmement.
a écrit le 22/02/2016 à 14:20 :
Remercions donc les Présidents VGE,Mitterand,Chiracet Sarkozy (y compris lorsque ministre de l'économie/industrie de Chirac)et le professeur Pellerin (arrêt de nuages de Tchenobyl aux frontières) et des lobby syndicaux CGT énergie et privés Bouygues Alsthom mais aussi public EDF ,Areva (ex cogema,framatome) CEA...Nous puis les générations à venir continueront à payer les errances du tout nucléaires ,sans parler des déchets de combustibles et de la déconstruction des centrales.Ne parlons pas d'un risque industriel ni d'un risque terroriste (le toit d'un réacteur ne supporte le choc que d'un avion de tourisme!).Et n'oublions pas le status intenable pour la nation des agents qui s'assurent que les USAGERS payeront bien! 1% du ch Aff edf =dotation CE (et non pas de la masse salariale,32H ou 35h (cadres) puis heures sup payées par semaine, 22J DE rtt .Tarif agent =10%tarif public de l' élctricité à vie ! ,0 risque de licenciement, Plan épargne entreprise sur abondé par EDF , participation à l'intéressement,distribution de primes non justifées, Augmentations générales hors contexte économique (Moyen 4,5% en Sept 2011 etc...) gabegie à tous les étages (renouvellement du mobilier tous les 5 ans) .Quant à la sécurité nucléaire demander à l'ancien PDG M BOITEUX qui à bloquer toutes communiations sur la fusion de combustible au 2 réacteurs de St Laurent ! cf Three Miles Iland aux US.
a écrit le 22/02/2016 à 13:57 :
et ne pas oublier de revoir les avantages exorbitant du personnel EDF ,et la mise a la retraite de Mme LAUVERGEON ,bien sur sans indemnitees pour compenser le trou financier qu'elle a laisse!!!!
Réponse de le 22/02/2016 à 18:44 :
Ici, c'est sérieux ! Repartez dans votre cour de récréation ...
a écrit le 22/02/2016 à 13:50 :
bonjour

50 ans d'obstination dans le nuke et de sabotage des renouvelables en France !
Joli résultat !
Et ce n'est qu'un début !
Quand je pense qu'il y en a pour qui c'est les subventions aux renouvelables qui mettent EDF dans le rouge ! Trop drôle !
Et ça c'est avant la cata en Belgique ou en France !
Ca va être chaud !
Mon conseil: achetez si vous voulez, mais faudra pas venir râler !
hi, hi !
a écrit le 22/02/2016 à 13:45 :
La banque postale, E.D.F, et on l'a déjà vu avec France Télécom. Les investisseurs gangsters sont à l'affût. N'est-ce pas voulu que l'entreprise EDF s'écroule, en l'empêchant d'augmenter les tarifs de l'électricité, pour être dévorée par le secteur privé?
Le dindon de la farce sera le consommateur épié par le compteur linky.
a écrit le 22/02/2016 à 13:16 :
...manque de connaissances...il y a urgence...Qu'est ce qu'on attend? Economistes, réagissez!
a écrit le 22/02/2016 à 12:58 :
Le problème n'est pas tant le nucléaire que l'internationalisation, en particulier sur le très concurrentiel marché britannique, et pour lequel, visiblement, EDF n'a pas les épaules assez larges.
a écrit le 22/02/2016 à 12:10 :
A qui doit on l'avenir incertain de la filière nucléaire? Demander a l’État non souverain de renouer avec son rôle de stratège c'est une utopie!
Réponse de le 22/02/2016 à 12:35 :
On le doit à la franche réussite de Mme Lauvergeon et ses 5MM de perte

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