Macron et Le Pen, fomenteurs d'une crise politique majeure

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(Crédits : DR)
Que l'un ou l'autre remporte l'élection présidentielle, la majorité sera introuvable à l'Assemblée nationale et la crise assurée. Par Virginie Martin, Politologue

Les dernières études nous prédisent chaque semaine la fin des partis traditionnels. De sondage en sondage, le candidat LR se tasse et le candidat PS a du mal à accrocher une première ou une seconde place. Bien sûr, il ne s'agit que de sondages et on espère encore que la démocratie ne passe pas par ces seuls instituts.

Cependant, faisons ici un peu de prospective, car, à force d'être focalisé sur la présidentielle et ses deux tours on oublie l'essentiel, à savoir les élections législatives... Autrement dit nous avons une élection à 4 tours.

 Or, les deux candidats qui ne sont pas dans le système des partis de gouvernement que ce soit Marine Le Pen ou Emmanuel Macron, ne nous disent rien de la suite de leur scénario en cas d'élection. Pourtant, l'élection de l'un ou l'autre de ces deux candidats conduira, assurément, à une crise politique et institutionnelle de très grande ampleur. Car, vouloir renverser la table est une chose, mais créer de toutes pièces une crise de régime en est une autre.

 Une vraie crise politique

Et en effet, les deux scénarii nous amènent à deux impasses : celle de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale.

 Même si son projet ne semble pas être très différent par certains points de la gauche, par d'autres de la droite, le cavalier Macron aura bien des difficultés à construire une majorité "En Marche" à l'Assemblée nationale. Il ne pourra pas compter sur les primo-arrivants en politique et devra se contenter de recycler sous la bannière EM des anciens du PS ou de LR. Un calcul qui n'atteindra certainement jamais la barre des 288 députés ; au mieux, il pourrait avoir un groupe à l'Assemblée nationale. À moins qu'il ne fasse des tractations qu'il semble pourtant tellement reprocher aux partis traditionnels...

De fait, le calcul de Macron est-il en une année de créer en France une des crises politiques majeures pour au final ne proposer rien d'autre que ce que l'on trouve déjà ici où là à gauche comme à droite ? Juste une aventure personnelle qui ne peut aboutir qu'à une cohabitation et à un président qui sera considéré comme illégitime tant il n'a pas d'expérience politique de terrain, qu'il n'aura jamais été élu localement, qu'il ne sait somme toute pas grand-chose des fonctions régaliennes... bref le président Macron en cohabitation sera un Chirac sans socle ou une reine d'Angleterre sans héritage. Tout ça pour ça ?

Et par ailleurs, selon la majorité à l'AN, quel Premier ministre ? Manuel Valls ? Benoit Hamon ? Xavier Bertrand ? François Fillon ?

 Quelle majorité pour Marine Le Pen, quel Premier ministre?

Dans le cas de l'élection de Marine de Pen ; le scénario est identique (ou quasi) : la majorité à l'AN ne sera pas atteinte par le FN et les députés frontistes pourront là aussi peut-être avoir un groupe, mais seront bien loin de pouvoir compter sur une assise à l'Assemblée nationale.

Une cohabitation sera dès lors en route avec un Premier ministre LR ou PS ? Rien n'est moins sûr et quel responsable politique acceptera un tel poste ? Pour quel gouvernement ?

À moins qu'une droite dure se mette en place sortie tout droit de chez LR. Marine Le Pen ne pourra pas appliquer son programme tant les contre-pouvoirs seront forts, mais elle pourra donner à coup sûr quelques signes de sympathie à un Trump ou un Poutine.

 La fin du clivage gauche-droite, vraiment?

Finalement, à leur façon et parce que la Ve République les y oblige, Macron rejoindra après moult tractations la gauche, et Le Pen se rangera à droite... la fin du clivage qu'ils disaient... À moins que le libéralisme de l'un rebute la gauche de Mélenchon et même celle de Hamon et que l'électorat populaire de Le Pen ne soit rebuté par une droite dure.

Au total, ces deux candidats, l'un par simple et brutale ambition personnelle, par dandysme politique, l'autre par volonté de faire de la France un autre type de pays, au total ces deux candidats pourraient nous préparer à une crise institutionnelle majeure.

Deux solutions à ces scénarii en forme d'impasse : l'éthique de responsabilité, chère à Max Weber, qui pourrait traverser la conscience politique de l'un ou de l'autre et laisser la place ? Ce schéma n'étant guère probable alors il est à souhaiter que celui qui sort vainqueur de cette présidentielle soit issu de nos bons vieux partis traditionnels, corps intermédiaires qui sont encore capables d'éviter une dérive vers une forme de démocratie directe.

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Commentaires
a écrit le 01/03/2017 à 11:04 :
A l'élection législative, les Républicains débarrassés de Fillon et ses casseroles pourraient faire un score très honorable et avoir un 1er ministre.
Cohabitation...pourquoi pas ?
a écrit le 01/03/2017 à 10:42 :
Belle analyse de Virginie Martin qu'il faut compléter avec les risques d'un blocage quasi certain du pays par les utopistes d'Hamon, les revanchards de Mélenchon et les passéistes de la CGT et de Sud, notamment...
a écrit le 28/02/2017 à 20:23 :
Voilà un article frappé au coin du bon sens, mais quel tristesse, quelle déception ! En France n'y a t'il vraiment aucun moyen de sortir de ce fameux "système", est-on condamné à perpétuité à subir cette cinquième République qui visiblement ne fonctionne plus ? Voter va devenir et devient déjà un exercice de haute voltige qui doit prendre en compte un nombre impressionnant de critères qui font de cette exercice un vrai casse -tête pour le citoyen lambda ! Les populistes de tous bords ont de quoi se régaler en tout cas. Doit-on craindre ou espérer une bonne crise de régime? Il faudra peut être toucher le fond avant d'envisager un avenir meilleur pour notre beau pays si difficile à gouverner car éternellement insatisfait !
a écrit le 22/02/2017 à 21:51 :
Crise politique Majeure ou début de réelle démocratie?

L'absence de majorité à l'Assemblée conduirait sans doute les députés à voter selon leurs convictions et non plus selon leur couleur politique.

Une Assemblée nationale de la même couleur politique que le président n'exerce pas son rôle de législateur, elle ne fait qu'avaliser un programme ficelé par le gouvernement. La séparation des pouvoirs n'a pas été concue en ce sens, et il serait temps de rétablir un réel équilibre des pouvoirs. La clé serait peut être un président hors des partis politiques traditionnels...

Et puis... Ne nous précipitons pas. La concordance des calendrier peut réserver des surprises dans la composition de l'assemblée Nationale.
a écrit le 22/02/2017 à 10:34 :
De Gaulle comme Giscard ont été dans des situations similaires à E. Macron et çà n'a pas posé de problèmes plus compliqués qu'habituellement, bien au contraire. Macron représentant déjà une part aussi élevée que les autres candidats est déjà rejoint par d'autres partis et ne manquera pas d'être rejoint par une part du centre et des républicains en plus d'une part de la gauche ce qui a d'ailleurs déjà commencé. C'est par contre impossible pour Marine le Pen qui est de facto à l'extrême droite, le centre étant courant et majoritaire en France même si avec le système de bi-partisme il ne gouverne que rarement. Pour Macron c'est au contraire une superbe occasion de faire rentrer des gens qualifiés de la sociétés civile qui font l'unanimité, ce fut le cas de Barre pour Giscard, d'Hubert Curien un des meilleurs ministre de la Recherche que l'on ait eu sous Mitterand etc. Virginie Martin n'a visiblement pas vécues ces périodes et son analyse est malheureusement erronée ou alors anti-Macron donc on est dans le publi-reportage financé par le clan Fillon avec l'argent de Pénélope ! On peut ajouter que désormais les partis politiques sont très divisés de toutes façons comme on l'a vu avec les frondeurs à gauche et les divers courants et générations à droite donc çà ne change rien.
a écrit le 21/02/2017 à 15:49 :
Décidément, les politiques ont maintenant aussi peur de Macron que de Le Pen car ils menacent leurs privilèges et leurs rentes de situation
a écrit le 21/02/2017 à 10:49 :
Article réaliste. Mélenchon, Le Pen, Macron nous ramènent... en arrière, au temps de la IV° République. Compromis, compromission, "ingouvernabilité". Plus de démocratie ne signifie pas automatiquement plus d'efficacité. En regard de l'Histoire, c'est même le contraire. La démocratie, c'est l'encadrement, le contrôle de ceux qui ont en charge l'exercice du pouvoir.
Certainement pas un régime des partis qui au final confisque la démocratie;
Réponse de le 22/02/2017 à 10:39 :
@ Valbel89 : ce sont au contraire les vieux partis type LR qui sont complètement hors-piste et vont déclencher des avalanches qui vont nous conduire à la catastrophe. Regardez les rétro-pédalages de Fillon qui a pourtant gouverné 5 ans sans succès, laissant une France encore plus en faillite qu'il ne l'avait trouvée. Laissez donc la place à des jeunes comme Macron et à une part de société civile plutôt que de faire croire qu'en dehors de Fillon et de sa bande de malhonnêtes comme Christian Jacob à Provins et de Sarkozy/Balkany en arrière plan tirant les ficelles, point de salut !
a écrit le 21/02/2017 à 8:36 :
Je reste stupéfait...
Comment peut-on encourager une telle dérive démocratique ?
Le bipartisme est une conséquence malheureuse des défauts de notre système, il contribue au désintérêt du peuple pour la politique et au réemploi des mêmes mesures ayant montrées leur inefficacité.
Donner au peuple le pouvoir de choisir le parti / l'homme qui gouvernera est le principe de base de notre démocratie, contraindre le choix entre deux partis vieillissant est tout au mieux une alternative à la dictature.
Donc non il ne faut pas espérer une victoire du PS ou de l'UMP, il faut espérer la victoire du meilleur parti pour notre pays et souhaiter que notre système politique s'en accommode quitte à être modifié en profondeur.
Réponse de le 21/02/2017 à 18:59 :
@....
"il faut espérer la victoire du meilleur parti pour notre pays". Il n'existe pas de "meilleur parti". Pour tout un chacun, le "meilleur parti", c'est celui auquel on adhère. Pour gouverner, il faut une majorité forte. Ni MLP, ni Macron, ni Mélenchon, Hamon, Fillon ne disposeront d'une majorité dans la future assemblée. Retour au régime des partis à l'immobilité et à une France faible.
a écrit le 21/02/2017 à 8:30 :
Plutot limitée comme vision des choses! A croire qu'il n'y a que 2 autres choix. Une spécialité de la presse.
De toute façons, une crise majeure, ne serrait peut être pas pire que la situation actuelle.
a écrit le 20/02/2017 à 23:53 :
S'il vous plaît, arrêtez avec les "scénarii", il y a une double faute là-dedans. La règle est d'abord en français qu'un mot d'origine étrangère adopte l'orthographe française, donc un scénario, des scénarios. On ne doit pas conserver la forme italienne, scenario, scenarii. La deuxième faute est que si vous conservez l'orthographe italienne, il n'y a pas d'accent, c'est scenarii, pas "scénarii".
De même doit-on dire un média, des médias, et non un medium, des media, qui est du latin, ou un concerto, des concertos, et non concerti, comme en italien, etc., etc.
Conserver le mot d'origine est à la fois ignorer la règle élémentaire (l'application des normes du français), et en même temps faire preuve de pédanterie en conservant la forme étrangère.
Réponse de le 21/02/2017 à 21:47 :
Merci pour votre contribution... Je sature des fioritures journalistiques parisiennes, qui tentent de masquer de grosses lacunes grammaticales élémentaires.
a écrit le 20/02/2017 à 16:26 :
Je pense plutôt que la possibilité que soit élue quelqu'un qui a une aussi grande considération pour l'argent public, le travail et la compétence que FILLON, montre la grave crise morale que notre pays traverse, et qui l'envoie tout droit vers le sous-développement, avec la mentalité qui va avec.

Au moment où les Roumains manifestent contre la corruption, que la HONGRIE se mobilise contre la candidature bidon de BUDAPEST, qu'HILLARY CLINTON perd certainement des élections pour une histoire d'e-mails, que le parlement européen a fait interdire depuis longtemps l'embauche de membres de sa famille, nous, de pseudo intellectuels se mobilisent pour expliquer que tout ceci n'est pas bien grave, parfaitement légal, que l'atteinte à la démocratie est d'avoir dénoncé ces faits....J'en passe et des meilleurs.
Réponse de le 21/02/2017 à 18:52 :
Je suis entièrement d'accord avec vous.
a écrit le 20/02/2017 à 16:05 :
Alors on ne fait rien, on prend les mêmes et on recommence, on revote pour ceux qui ont ruiné la France sous prétexte que les autres n'auront pas de majorité. Elle nous parle de "crise politique majeure" mais elle ne semble pas se rendre compte que ce pays est déjà en crise majeure depuis longtemps et qu'il se dirige lentement vers une probable guerre civile autrement plus grave que la crise politique.. Pondre une page entière pour nous abreuver de telles sornettes c'est vraiment affligeant..! Cette dame nous prend pour des demeurés ou alors elle n'a encore rien compris, à moins qu'elle vive sur une autre planète...!
a écrit le 20/02/2017 à 14:42 :
L'analyse de cette politologue est fondée sur un point, le désarroi des français et pour un grand nombre d'entre eux leur rejet d'une classe politique traditionnelle gauche-droite.
Seul Emmanuel Macron outre un capital de sympathie qu'il engrange a su habilement initier une stratégie sophistiquée qui contribuera a rassembler une majorité législative. Les candidats à l'investiture sont d'ores et déjà légions.
Néanmoins, dans le contexte actuel d'une France noyée dans un grand désarroi l'évolution sera ardue quels que soient les résultats des élections.
Réponse de le 21/02/2017 à 21:49 :
Je traduis votre propos : quoiqu'il arrive, nous ne serons pas contents et nous continuerons de nous plaindre jusqu'à la prochaine élection, puis la suivante, puis la suivante...
a écrit le 20/02/2017 à 14:08 :
Donc, éternellement, de Charybde en Scylla ou le naufrage ?
Autant constitutionnaliser tout de suite l’alternance à perpétuité: 5 ans PS et 5 ans LR, chacun son tour, et à la clef la stabilité de nos institutions et accessoirement la répartition équitable des postes d'attachés-es parlementaire entre les membres de la famille des élus-es. Comme ça pas de jaloux.
Et puis comme depuis des années on vote à gauche contre la droite et vice versa, et rarement pour quelque chose, et comme on aura à chaque fois l'alternance, autant supprimer les élections. ça fera des économie, et on évitera toute crise politique.
Elle est pas belle la Démocratie !
a écrit le 20/02/2017 à 14:02 :
"la majorité sera introuvable" ?? Je ne me fais pas de souci, car je suis certain que le prochain président (femme ou homme) aura sa cour comme les autres et que tous les faux-culs auront hâte de se disputer les faveurs du monarque :-)
a écrit le 20/02/2017 à 13:56 :
Brillante démonstration que le "système" remue encore, il envoie ses globules blancs pour se défendre bec et ongles, mais la vache qu'est ce qu il a peur.
Je livre à Madame (journaliste? élu PS? élu LR? un peu de tout ça?) une hypothèse folle: et si les Français étaient cohérents et qu'il fournissaient au PR élu la majorité qui va avec, comme ils l'on toujours fait?

En prime je vous livre un scoop: dans l AN il y aura toujours des sièges à droite et des siège à gauche. Donc don't worry, vous ne serez pas trop perdues pour continuer de nous livrer vos brillantes analyses.
a écrit le 20/02/2017 à 12:51 :
"il est à souhaiter que celui qui sort vainqueur de cette présidentielle soit issu de nos bons vieux partis traditionnels, corps intermédiaires qui sont encore capables d'éviter une dérive vers une forme de démocratie directe."

C'est justement ce qui ne doit pas se produire : les "bons vieux partis traditionnels, corps intermédiaires" sont devenus incapables de representer et de defendre les interets des citoyens qui doivent reprendre le controle des institutions et de l'avenir de la France.
Réponse de le 20/02/2017 à 13:58 :
On peut comprendre le ressentiment vis-à-vis des vieux partis, qui sont décevants sur bien des points. Mais pourquoi ce ressentiment impliquerait-il que des nouveaux partis (ou des partis de nouveaux) soient plus valables ? Pour quelle raison les nouveaux seraient-ils moins décevants ? Macron n'a rien de nouveau, c'est l'aile droite du PS, déjà au pouvoir depuis cinq ans. Et le FN a facilement autant de casseroles que les autres partis, en plus de n'avoir comme programme qu'une version toilettée du programme du parti communiste de 1981.
Réponse de le 20/02/2017 à 15:09 :
Et si la vie politique française s'offrait à son tour, une uberisation ? Confrontes à des professionnels corrompus qui usent et abusent de leurs positions dominantes, les Français doivent oser, s'affranchir des oligarques de tous bords et se réapproprier le pouvoir en court-circuitant les partis devenus inaptes et ineptes.

La Démocratie 2.0 peut s'appuyer sur les nouvelles technologies et le droit fondamental des citoyens a être représentés par des femmes te des hommes issus du peuple : désignation de l'ensemble des parlementaires par tirage au sort sur les listes électorales, abolition du cumul des mandats et fusion des régions avec les départements. Avançons...
Réponse de le 22/02/2017 à 8:16 :
C'ets la ou je vois le risque d'election de Marine Le Pen comme un choix tactique de la gauche si elle n'est pas au second tour: parier sur l'ingouvernabilité.
Chirac pouvait rassembler de par sa position centriste a ce moment la. Fillon ne pourra pas.
L'Europe n'a pu su demontrer de reactions autres dernièrement que gerer petitement la Grèce, ce qui augure mal de la negotiation avec l'Angleterre qui devrait empêcher de faire quoi que ce soit d'autre et sous un. Diktat renforcé de l'Allemagne (est-ce possible?) sans contrepoids anglais.. Dur de mobiliser ses partisants.
Avec les ruptures technologiques en vue, si ce n'est pas fatal aux partis traditionels cette fois-ci, ca le sera la prochaine fois. Si les politiciens ne le voit pas déjà, les électeurs si, ne serait-ce qu'en regardant le résultat des élections ailleurs.
a écrit le 20/02/2017 à 12:04 :
Une crise politique, c'est le moins que peut s'offrir la France tellement divisée.
Les Français souhaitent renouveler la classe politique quand ce n'est pas la politique.
Ils en ont assez des politiques installés et qui se passent les petits fours, gèrent leurs "emplois" politique à l'aune des indemnités et finissent par ne représenter personne, si ce n'est s'assurer des indemnités confortables.
Il y a ceux qui vivent de la représentation aux instances parlementaires européennes, je ne citerai personne, qui n'ont que ce mandat récolté à la proportionnelle, c'est- à- dire qu'ils n'ont pas été choisis par personne, critiquent violemment cette instance et en vive tellement bien qu'ils peuvent faire les fanfarons, voire se présenter à l'élection nationale suprême....et son anti-sysème.
On ne peut pas toujours berner le citoyen, il finit par se cabrer.
a écrit le 20/02/2017 à 11:20 :
Et la perspective d'une victoire de La France Insoumise menée par Jean Luc Mélenchon, non évoquée dans cet article, on en parle ?
D'autant que c'est de loin l'horizon le.plus soubaitable pour la France.
Poirquoi cette omission ?
Réponse de le 21/02/2017 à 21:54 :
On oublie le Mélenchon, parce qu'il n'est pas numéro 1 ou 2 dans les sondages. De plus, son programme sera encore plus ruineux que tout ce que nous avons connu jusqu'à maintenant (à part Hamon qui propose le même genre d'ineptie économique, du moins à court terme). Je vous laisse à vos doux rêves.
a écrit le 20/02/2017 à 11:14 :
Et si Fillon était le sous-marin de N.Sarkozy???
il suffit que LR se mette en ordre de bataille,avec Baroin comme leader ,qui appliquera scrupuleusement les consignes de NS et le tour est joué.
Une majorité LR/UDI/Centristes/et fraction LePen se dessinera.
a écrit le 20/02/2017 à 10:57 :
en etant objectif, macron a plus de chances de rassembler que hamon, qui ne recueille que 23% dans son camp!
mais effectivement va y avoir de l'instabilite ' en fonction du president(e)'
a écrit le 20/02/2017 à 10:56 :
excellente démonstration que la démocratie n'existe plus en France: un(e) Président(e) élu(e) par le peuple serait empêché(e) de gouverner par le front des no(ta)bles (soit disant front républicain). La "journaliste" ne se rend même pas compte de l'horreur de ce qu'elle écrit. La France est-elle déjà en dictature ?
Réponse de le 20/02/2017 à 13:46 :
Notez que dans ce cas là le front des notables serait tout autant élu par le peuple ... et aurait tout autant de légitimité.
Réponse de le 20/02/2017 à 14:58 :
si vous (journaliste ? élu LR/PS ?) ne comprenez pas, lisez plus haut le commentaire d'Upercut qui le dit d'une autre façon.
a écrit le 20/02/2017 à 10:08 :
Pas une ligne dans cet article sur l'éventualité d'un duel Fillon-Le Pen suite au penelopegate.
Comme si ça passerait comme une lettre à la poste.
D'ailleurs aucun candidat n'est assuré d'avoir une majorité aux législatives. Le problème ne vient pas des français mais de leurs candidats aux présidentielles.
a écrit le 20/02/2017 à 9:57 :
Bof, bof, Hamon et Mélenchon n'ont pas voulu se pacser et de fait ont refusé d'aller au 2ème tour.

Macron d'Elle va se dégonfler assez vite
a écrit le 20/02/2017 à 9:32 :
Vous êtes optimiste en ce qui concerne l'état d'esprit des députés, qui comme on l'a vu à chaque élection sont nombreux à pouvoir retourner leurs vestes dans un sens ou dans l'autre.

Le fait que les partis appliquent tous la même politique fait qu'au final tous nos députés peuvent s'accorder à peu près les uns avec les autres, tant que leurs intérêts sont protégés ils peuvent aller du front national au front de gauche sans hésiter.

Donc il serait facile pour le pen et macron de piocher dans les nombreux opportunistes que comportent les partis politiques professionnels afin de générer une majorité, hétéroclite certainement hein mais qui votera ce qu'on lui dira de voter tant que son réseau y gagnera.

Le sénat peut-être opposerait plus de résistance mais bon quand on voit les pépères qui y trônent, même s'ils n'ont certainement pas les mêmes intérêts que macron et le pen y ont quand même de solides intérêts qui peuvent largement être instrumentalisés par le pen ou macron afin de les servir.

Je vous rejoins quand même, mais pas pour les mêmes raisons que vous, sur le fait qu'en effet cela mettrait une belle pagaille, non pas parce que les institutions empêcheraient macron ou le pen de gouverner mais connaissant les deux loustics et leurs faibles niveaux intellectuels on voit mal comment ils pourraient devenir stratégiques d'un coup par enchantement.

Dommage parce que pour changer notre système qui en a cruellement besoin, commencer par une bonne pagaille ne devrait pas être trop mal.
a écrit le 20/02/2017 à 9:18 :
Personne ne lit l'avenir !
a écrit le 20/02/2017 à 8:45 :
Mon opinion est justement qu'il faut élire celui qui est le mieux capable de gérer une cohabitation. Probablement Macron, mais j'attends son programme pour mieux voir.
Les députés feront donc les lois, et il faudra penser à une 6eme République moins présidentielle
Quant au voter Fillon en filigrane de l'article, très peu pour moi. Arrogant malhonnête et un vieux reac qui est le candidat de Sens Commun et la manif pour tous (remise en cause de la loi Veil sur l'avortement, de la loi Taubira; passons à autre chose). MLP est bien moins reac sur pas mal de points, mais son programme économique est hors sujet et elle est entourée de quelques uns qui craignent comme sa nièce par exemple sur le plan sociétal
Réponse de le 20/02/2017 à 10:12 :
"remise en cause de la loi Veil sur l'avortement, de la loi Taubira; passons à autre chose"

Vous etes le roi de l'intox vous en tout cas! Personne n'a parlé de remettre en cause la loi Veil et la loi Taubira sur le marriage pour tous ne pourrait etre modifiée que sur le volet filiation. Vous vous la jouer "morale" mais vous mentez.
Réponse de le 20/02/2017 à 13:55 :
@loulou
Désolé pour vous, les 13 juristes qui le défendent sont affiliés à La Manif pour tous qui ne rêve que de supprimer la loi Taubira. Quant à la loi Veil, c'est lui-même qui l'a dit; il veut la modifier et on peut penser que s'il gagne, il sera poussé par cette même Manif pour tous pour la modifier en profondeur.
Les problèmes de la France ne sont pas ceux-là. Ca a été voté et ça ne mérite pas qu'on y revienne comme l'ont dit nombre de gens de droite (Juppé, Sarkozy, NKM) comme de gauche.
a écrit le 20/02/2017 à 7:59 :
Pour Macron, il est normal qu'il n'y ai aucune majorité, pour Le Pen, il n'y a pas de doute qu'il y aura une majorité de patriote mais qui n'acceptera pas de voter tout les textes!
a écrit le 20/02/2017 à 7:41 :
C'est ça : l'éthique de responsabilité c'est de ne dire que ce qu'il est politiquement correct de dire conformément aux intérêts de l'oligarchie dirigeante... L'argument du désespoir ? Pour autant, l'absence de majorité sera patente. Mais une "gauche plurielle" est-elle davantage une majorité stable ? On a vu...
a écrit le 20/02/2017 à 7:18 :
Enfin, une analyse et un pronostic qui tranchent assez nettement sur ceux des "experts" et "politistes" ayant pignon sur rue. Certes, ces derniers préfèrent le plus souvent faire de la rétention, au motif - indubitable - que, vu la situation sur le terrain proprement dit et sur celui des sondages (auxquels "on sait quel crédit accorder", mais quand même...). Alors, votre développement change et d'abord, par une volonté de ne pas vous dérober devant la complexité du tableau actuel.
Si le face à face droite/gauche est si ancien et si ancré dans les têtes politiques, l'on peut tout de même tabler - malgré ce qui a pu se constater à l'étranger - sur ceci qu'un renversement de table paraît tout de même difficile d'un côté ou de l'autre.
Encore faut-il que les électeurs en prennent véritablement conscience. Vous les y aidez. Merci.
a écrit le 19/02/2017 à 14:13 :
Et donc madame, vous êtes politologue? Vous êtes sûr que vous n'êtes pas journalistes? Parce que vous utilisez les mêmes artifices pour attirer le lecteur...
Vous utilisez 6 fois le mot "crise" en quelques paragraphes, et assénez des mots de champs lexicaux particulièrement violents, tout ça pour nous rappeler que les législatives risquent de poser problème au nouveau président élu (ce qui est parfaitement redondant).
D'autant que, non contente d'enfoncer des portes ouvertes, votre analyse est par trop légère pour anticiper quoi que se soit! Fondez-vous votre analyse du résultat final sur les sondages? J'espère que non, sinon vous feriez une piètre analyste et feriez le jeu de tous les journalistes qui essaient d'influencer le vote par des chiffres truqués (à part s'il est fait sur plus de la moitié de la population, un sondage n'est jamais représentatif de quoi que se soit!).
a écrit le 19/02/2017 à 13:19 :
La V-ème république gaullienne correspond à une parenthèse de l'histoire : elle a été créée autour d'une personnalité forte, qui n'hésitait pas à assumer personnellement la responsabilité du pouvoir. Cette république a été sapée de l'intérieur lorsque le président élu a organisé son irresponsabilité politique, d'abord lors des cohabitations mitterrandiennes, puis lors de la désastreuse dissolution chiraquienne, lorsque Jacques Chirac a eu le toupet de rester à la présidence après que sa majorité ait été clairement battue lors d'un scrutin qu'il a lui même provoqué.

Mitterrand et Chirac ayant organisé l'irresponsabilité politique du président, la réforme de 2000 a consacré le retour à une quatrième république, qui ne manquera pas de revenir lorsque le vainqueur de la présidentielle ne disposera pas d'une majorité claire au parlement. Les partis politiques n'ont pas encore pris la mesure de ce changement; mais ils ne tarderont pas à exploiter la situation inédite dans laquelle nous nous trouverons s'il se confirme que François Fillon et ses affaires ont détruit toute possibilité d'alternance pour la droite républicaine, et que Hollande a définitivement détruit la crédibilité d'une candidature socialiste.

La pratique gaullienne de la constitution exigeait de la part du président de démissionner lorsque le peuple lui retirait sa confiance, soit à l'occasion de la défaite de ses soutiens lors d'une élection législative, soit à l'occasion d'un refus lors d'un référendum. Défaite il y eut en 1986, en 1993 comme en 1997, non il y eut en 2005, et pourtant le président n'a jamais démissionné à ces occasions. Pire ! Le refus exprimé lors du référendum de 2005 a été allègrement foulé aux pieds avec le traité de Lisbonne.

La République ne fonctionne correctement que si elle se fonde sur la vertu de ses représentants. Le moins que l'on puisse, c'est que ceux là même qui devraient donner l'exemple de la vertu sont loin de l'appliquer.
a écrit le 19/02/2017 à 13:01 :
EXAT. NAPOLEON DISAIT TOUJOURS AVANT UNE BATAILLE CONBIEN DE BATAILLONS AVONS NOUS POUR BATTRE L ENEMIE? EN POLITIQUE C EST PAREILLE. C EST UNE QUESTION INPORTANTE. SI AUCUNE MAJORITE N EXITE AUX PROCHAIN CANDIDAT /IL DEVRAS GOUVERNE PARS ORDONANCES C EST ANTI DEMOCRATIQUE ET MALSAIN POUR LA STABILITE DE LA VIE POLITIQUE. C EST POURQUOI JE CROIS FERMEMENT QUE SI LA GAUCHES A UN SEUL CANDIDAT EN FAISANT UN PROGRAME COMMUN ILS PEUVENT GAGNIER LES ELECTIONS ET GOUVERNE EN FAISANT LES REFORMES QUE LA FRANCE A BESOIN L PAYS EST ENTRE LEURS MAINS S IL REFUSENT/ QU ILS NE COMPTE PAS SUR BEAUCOUP DE VOTENT CAR LA FRANCE D EN BAS EN A ASSEZ DES PROMESSES NON TENUE ET IL N IRONS PLUS VOTE. C EST MON CAS???
Réponse de le 22/02/2017 à 11:47 :
La version française, svp, je ne lis pas le chinois :-D
a écrit le 19/02/2017 à 10:55 :
Beaucoup de supposés pour soutenir cette thèse.
En cas de victoire d partis "traditionnels" sommes nous sur d'une majorité?
Le FN comme Macron, proposeront des candidats partout, est-ce uniquement pour récolter les fonds pour une campagne suivante? A combien d'élus se formeront les groupes? Encore des moyens pour les partis, les attachés (de députés, de groupe).
Et des décisions par ordonnances, pour des raisons de rapidité, de nécessité de gouverner, provoqueront alors des motions de censure, conduiront à des dissolutions.
Une crise certaine, dans peut être plus de cas que les deux présentés.
a écrit le 19/02/2017 à 8:04 :
Mdr !!!!!! Oser comparer Micron à Marine Lepen...! Trop fort...
😀😁😋😃😄😅😊😉
a écrit le 19/02/2017 à 5:42 :
En quoi un système quadripartisme est forcément une mauvaise chose ? Ca oblige la discussion, le compromis ou l'adhésion pour l'intérêt commun.
Madame, je vous conseille de regarder les autres pays qui ont ce paysage politique. De plus, le clivage droite-gauche est désuet, vu dans les primaires et dans les référendum, au sein d'un même parti, des questions fondamentales telles que l'Europe, l'Economie (au PS) par exemple divisent fortement.

Vous pensez que la cohabitation est normale, on choisit un président pour un programme mais le premier ministre issu de l'opposition applique un autre en cas de perte aux législatives ?

Il faut faire évoluer les états d'esprit des politiques élus et donc plus de personnes issues de la société civile. Je suis outré qu'une "mesure de droite" soit quasi dénigrée mediatiquement par la gauche (et l'inverse) et lors de l'alternance, cette loi est conservée sans modification.
L'opposition doit être constructif et non dans la réponse partisane de rejet pure.

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