Un rappel aux économistes qui soutiennent Mélenchon

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Les 100 économistes signataires de la tribune pro-Mélenchon sont le révélateur d'un malaise dans l'enseignement de l'économie en France. Par Pierre Bentata, chercheur en économie à l'Université Panthéon Assas

Suite à la tribune de 25 prix Nobel d'économie rappelant l'erreur que constituerait une sortie de l'UE, un recours au protectionnisme ou à la dévaluation, une centaine d'économistes a décidé de prendre la plume pour signer, à son tour, une tribune en faveur du programme de Jean-Luc Mélenchon. Sans doute ont-ils ressenti le message des "Nobel" comme une menace pour leur champion.

Que nous apprend cette démarche qui interpelle davantage par le nombre de signataires que par le fond de leur analyse ?

Consensus scientifique

Il faut d'abord noter le pathétique de cette décision. Lorsque 25 Nobel, ayant des opinions politiques diverses et des méthodologies très différentes, rappellent que certains faits économiques sont indiscutables, ils démontrent qu'il existe un consensus scientifique qui dépasse les croyances individuelles. En s'opposant frontalement à leurs conclusions, pour mieux soutenir leur candidat, ces « économistes » relèguent la science économique au rang de simple débat d'idées. Selon eux, l'économie serait affaire de goûts et relèverait davantage de discussion de cafés du commerce que de science. Cela en dit long sur l'estime qu'ils ont de leur profession.

Mais il y a plus grave. Un tel comportement favorise le relativisme ambiant qui, en matière économique, empêche tout consensus et donc toute discussion rationnelle et dépassionnée sur la pertinence des programmes électoraux. Voilà déjà un point choquant. Pourtant, celui-ci n'est rien en regard de ce que cette tribune révèle sur le système universitaire français.

Parmi ces signataires, plusieurs appartiennent au mouvement des Economistes Atterrés qui n'a jamais caché son penchant anticapitaliste, anti-marché et révolutionnaire. Ceux-là sont donc dans leur rôle (sic) lorsqu'ils soutiennent le candidat qui pleure Castro et appelle de ses vœux un rapprochement avec l'Alliance Bolivarienne. Ceux qui le sont moins sont les nombreux signataires membres du CNU - Conseil National des Universités. Le CNU est l'institution déterminante pour la carrière des jeunes universitaires. Il délivre les précieuses « qualifications » sans lesquelles un docteur ne peut intégrer l'université au titre de Maître de Conférences. Et depuis peu, il est aussi l'instance qui octroie le prestigieux statut de Professeur. Or, comme en témoigne la liste des signataires soutenant cette tribune, ce Conseil sensé évaluer la recherche scientifique est composé, pour partie, d'idéologues niant les conclusions des Nobels et considérant au moins implicitement, que l'économie serait un art au service d'un idéal politique plus vaste.

L'arrière-boutique d'une idéologie dépassée

Voilà pourquoi l'économie est de moins en moins bien enseignée à l'université. Et voilà pourquoi les Français sont si ignorants en matière économique. Ce qui devrait être le temple de l'excellence scientifique est devenu l'arrière-boutique d'une idéologie dépassée, où se décident les carrières des futurs professeurs, non selon la qualité de leurs travaux mais selon leurs opinions politiques. Devenue un instrument politique au sein d'une institution dépossédée de sa nature scientifique, l'économie perd inévitablement son statut et son importance dans le débat politique, interdisant toute réforme qui pourrait réconcilier la France avec l'emploi, l'innovation et la prospérité.

On s'interroge souvent sur les causes du marasme économique français. L'inculture et le relativisme économiques en sont les principales. Pour comprendre l'économie, pour choisir un programme économique plutôt qu'un autre, il faut déjà accepter que l'économie est une science, avec ses règles et ses mécanismes. Or, cela même les membres des plus hautes instances universitaires semblent l'avoir oublié, en faisant passer leur idéologie avant la réalité des faits, telle qu'énoncée par 25 Nobels !

Tant que les gardiens du temple seront des idéologues, favorables à un système qui n'a jamais fonctionné qui plus est, il n'y aura aucun débat rationnel. Et la France ne s'en remettra pas.

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Commentaires
a écrit le 23/04/2017 à 11:10 :
Je rappelle pour mémoire que ce sont bien Karl Marx et Friedrich Engels qui ont inventé le concept de ''science économique'' #CestQuiLesNegationnistes ?
Réponse de le 13/05/2017 à 18:27 :
C'est Aristote & Xénophon en Grèce, l'idée ayant ensuite actualisée par Pierre Samuel du Pont de Nemours en 1768

Donc arrêtez avec votre Marx et Engels qui n'étaient que des idéologues
a écrit le 23/04/2017 à 2:46 :
Si seulement on pouvait nous expliquer ce qui pousse les différents économistes à affirmer que le programme de Jean-Luc Mélanchon est viable ou non plutôt que de nous servir du oui c'est bien/ non c'est pas bien peut être que l'économie ressemblerait moins à un "un instrument politique au sein d'une institution dépossédée de sa nature scientifique".

Peut être aussi (et je dis bien peut-être) qu'on s'apercevrait que certaines choses dépassent les économistes aussi bons qu'ils soient.
a écrit le 23/04/2017 à 2:05 :
Seriez-vous de ceux qui auraient soutenu le coup d'état de Pinochet au Chili? Les urnes vont vous faire pâlir, je pense.
a écrit le 23/04/2017 à 1:16 :
" l'excellence scientifique est devenu l'arrière-boutique d'une idéologie dépassée, où se décident les carrières des futurs professeurs, non selon la qualité de leurs travaux mais selon leurs opinions politiques."

Nous comprenons que vos travaux n'aient pas reçu l'excellence aux vues des inepties pseudo scientifiques que vos claironnez. L'économie n'est pas une science exacte. Seul un économiste ou un enfant de sept ans peut croire que nous vivrons en dépensant trois fois notre planète.
a écrit le 22/04/2017 à 23:39 :
Décidément vous n'admettez aucune autre théorie et aucun autre cadre que les vôtres. Vous êtes donc porteur de la pensée unique autre variante de la dictature. Vous êtes en réalité vendu au système tel qu'il fonctionne comme d'autres en leur temps furent des vendus à des systèmes politiques repoussant qu'ils soient staliniens ou pétainistes. Je vous rappelle que l'économie est une science humaine et non une science exacte et en ce sens elle n'est pas "scientifique" et en dernier ressort ce sont les peuples qui décident et décideront de l'orientation à donner meêm si ça vous énerve.
a écrit le 22/04/2017 à 19:55 :
Un beau papier qui pour critiquer l'idéologie d'économistes, ne recoure qu'à des arguments idéologiques. Faut-il rappeler que le FMI, banque Mondiale et la FED peuvent s'éloigner autant de l'orthodoxie sans qu'on crie au bolchévisme?
a écrit le 22/04/2017 à 19:35 :
Manque cruel de pragmatisme et d'humilité. Les solutions de JLM ont été essayées à maintes reprises. Ça s'appelle le communisme. Il n'y a que la France pour en parler avec tendresse. Je suis en effet atterré de voir une telle inculture chez des gens "intelligents".
a écrit le 22/04/2017 à 19:34 :
Je souscris complètement à ce que tu das dit Bbruno1
a écrit le 22/04/2017 à 19:32 :
Voilà un article parfaitement creux selon les standards de rigueur enseignés en sciences... économiques. "comme vous êtes cons, bah vous êtes cons". Une rélle prise de position médiatique, et rien de scientifique. ils sont ou les chiffres, les dogmes, les analyses détaillées? Article à éviter
a écrit le 22/04/2017 à 19:17 :
Pourquoi tout ce tapage contre JLM?? C'est assez incroyable de voire que votre argument majeur est la citation de 25 "nobel d'économie"(on sait dailleur commnt ils sont désignés). Dailleurs je ne sais pas si ce "chercheur en économie" a veritablement lu le programme de JLM concernantl'Europe. Dans tous les cas, un petit rappel ne serait pas superflu; Il dit en résumé: "L'Europe, on la change(plan A) ou on la quitte(plan B)". Ça signifie en d'autres termes que la France ne peut plus évoluer dans le cadre des traités européens qui a soustrait la souveraineté politique du peuple au profit des intérêts d'une poignée d'oligarques qui profitent des largesses laissées par les traités européens à la finance internationale. Donc si l'Allemagne(défenseur de la finance en chef) et tous les autres petits camarades européens ne souhaitent rien changer, la meilleure alternative serait une sortie pure et simple de l'Europe. De telle manière que les français aient de nouveau leur destin en main.
a écrit le 22/04/2017 à 19:05 :
Bonjour Monsieur Bentata,
L'économie n'est qu'un outil adaptable au service du peuple pour mettre en place ses projets et non une science dure.
Votre texte révèle la négation de la vision qui déplace des montagnes.
Qui pouvait penser au X éme siècle que nous volerions dans des Airbus de 800 personnes ?
Le Tresorier ou le Secretaire du Roy? Non il est la pour compter pas pour donner la vision du futur.
Et plus personnellement, la tristesse et la morosité de lisent dans vos yeux, il y manque l'espoir et la foi qui nous animent
Arrêtez de reflechir et espérez un monde meilleur et vous verrez que l'économie s'adapte!
Cordialement
a écrit le 22/04/2017 à 18:02 :
Tant que vous serez gardien du temple de votre idéologie, favorable à un système qui a beaucoup détruit, qui plus est, il n'y aura aucun débat rationnel. Et la France insoumise s'en remettra ;)
a écrit le 22/04/2017 à 17:55 :
Pas 100 mais 137. Françasi ET internationaux.

Deja pour un prof d'économie le
Minimum c'est de citer des chiffres exacts.

D'autre part critiquer sans aucun exemple de detail un programme que de toute évidence vous ne conaissez pas en faisant des amalgammes d'un autre siècle tout en campant sur des dogmes usés et dont la réalité s'acharne a prouver qu'ils ne fonctionne pas depuis le XIXeme siecle est plus que leger pour un pretendu proffesseur.

Finalement la seule chose sue vous professez c'est votre foi devote dans des dogmes qui nous menent a l'echec dontl lavalidité idéologique et scientifique ne tient pas debout d'apres adam smith lui même, puisque les conditions ne sont pas reunies pour un marché sain.

En conclusion je vous rappellerais que toutes les grandes economies du siecle dernier se sont developpées grace a une forte presence de l'etat et l'investisseent public, que ce soit la chine les usa le japon ou la coree du sud.

En revanche aucun exeple ne bient etayer votre "science" du liberal.

Bref vous êtes bokn pour compléter vos etudes par un diplome d'histoire geo niveau terminale afin de ppuvoir etayer par des evidences empiriques vols elicubrations.
a écrit le 22/04/2017 à 17:33 :
Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable disait John Fitzgerald Kennedy
a écrit le 22/04/2017 à 17:19 :
Cher Monsieur,

Encore faudrait-il que vous vous rappeliez que l'économie n'est pas une science contrairement aux sciences sociales ou aux sciences dures.
D'autre part la prix Nobel que vous décrivez n'en est pas un. Il s'agit d'un prix de la banque de Suède à la mémoire d'Alfred Nobel. Nuance qui mérite d'être notée.

Si l'on devait considérer l'économie dans l'espace de la société et de la politique ce serait évidemment dans l'urgence de savoir commént la reléguer à ce qu'elle est : un simple outil marchand.

Que des économistes se targuent d'être en mesure de prédire et ordonner comme vous vous targuer de le faire est tout à fait risible. L'activité humaine ne se résument pas comme vous semblez le penser en des calculs savant et obscurs des sommes financières flottant au gré des vents mais bien de ce que l'activité humaine dans son assertion la plus noble de ce qu'elle est capable de produire (au sens non capitalistique du terme).

Ainsi, vous sentant menacé dans votre supériorité intellectuelle vous voudriez soutirer aux peuples leur capacité à se déterminer au nom de grands principes tels que "laissez-faire" ou "libéralisme" qui sont l'appanage d'une minorité concentrative de ces nobles capitaux érigés en une "science ".

Cependant la réalité est tout autre. Ce que vous appeler économie n'est rien d'autre que la capacité financière laissée aux "grands" de ce monde. Une puissance concrète que l'on nomme vulgairement argent, capitaux ou encore finances et qui leur permet de jouir de pouvoirs énormes sur la vie des sociétés et de tout un chacun.

Si vous prenez la peine de lire le rapport d'Oxfam vous verrez que votre soi-disant science ne fait que réciter ce que les puissants vous somment de dire. La belle et douce parole d'un univers gangréné par le besoin de contrôle de la sacro-sainte "main invisible".
a écrit le 22/04/2017 à 17:01 :
Depuis quand l'économie est-elle devenue une science "dure" ? Elle est bonne celle-là...

Un "consensus scientifique"... Le mot scientifique m'a fait bondir.

Quand aux purges successives que vous et votre caste préconisez, on a vu où ça a mené la majeure partie de la population.
a écrit le 22/04/2017 à 16:58 :
Donc le keynésianisme n'est pas une politique qui a déjà fait ses preuves?
Le FMI et l'OMC recommandent pourtant une politique de relance en europe...
a écrit le 22/04/2017 à 16:56 :
Affligeant. Un petit retour en école primaire devrait vous être bénéfique afin de réapprendre à écrire avec vos mains plutôt qu'avec votre nombril.
a écrit le 22/04/2017 à 16:48 :
Et à part un argument d'autorité se résumant à dire que l'avis de 25 "Nobels d'économie" (alors qu'en plus il n'existe pas de prix Nobel d'économie) vaut plus que celui de 130 universitaires, monsieur Bentata a-t-il une analyse plus profonde à nous proposer ?
a écrit le 21/04/2017 à 18:14 :
Lorsque Pierre Cahuc et André Zylberberg ont publié leur ouvrage "le négationisme économique", j'ai été plutôt circonspect face à la médiocrité des attaques venant de leurs adversaires (notamment les "économistes atterrés") qui utilisaient la bonne vieille accusation rhétorique et creuse de "scientisme". Accusé quelqu'un de scientiste n'a jamais été un bon argument contre la solidité de son point de vue. Personnellement, si je ne crois pas que l'économie aboutisse à des résultats aussi robustes que la physique et la chimie (il y a beaucoup trop de variables en économie, sans parler du fait qu'une politique économique requiert une dimension axiologique), je suis favorable à ce que les problèmes économiques soient discutés de manière le plus rationnel possible. Il y a en revanche une autre science, qui est au moins aussi, si ce n'est plus, robuste que l'économie : il s'agit de la climatologie. Or, il se dessine également dans ce champ disciplinaire des consensus sur les conséquences à moyen et long terme d'avoir une économie autant basée sur de l'énergie carbonée que la notre actuellement, et je ne crois pas que la plupart des économistes qui se drapent de la vertu de scientificité se soient beaucoup préoccupées des conséquences que pourraient avoir sur leur propre science ces problématiques tout aussi scientifiquement établies que leurs propres résultats.
a écrit le 21/04/2017 à 17:28 :
Cette tribune est tout bonnement consternante. Comment peut-on sérieusement dire "qu'il existe un consensus scientifique qui dépasse les croyances individuelles" en économie ?
Si ce n'est pas un mensonge, alors c'est d'une naïveté affligeante pour un supposé chercheur en économie.
a écrit le 21/04/2017 à 17:04 :
Texte accablant qui stigmatise l'idéologie des autres sans voir la sienne. Un scientisme d'un autre âge démontrant que l'ignorance épistémologique sévit encore manifestement.
a écrit le 21/04/2017 à 17:02 :
Bien entendu, ce monsieur ne fait pas d'idéologie, lui. L'idéologie, c'est les autres...
a écrit le 21/04/2017 à 16:15 :
Bien entendu, ce monsieur ne fait pas d'idéologie, lui.
a écrit le 21/04/2017 à 16:13 :
Quelqu'un pourrait-il expliquer à l'auteur de l'article que ses propos sont totalement hors sujet, puisque le programme de Mr Mélenchon n'est pas de sortir de l'Union Européenne (ce contre quoi mettent en garde nos 25 Prix Nobel), mais bien d'en renégocier certaines orientations ?

Dès lors, que 100 économistes de divers horizons défendent ce programme n'a rien d'une absurdité...

A vouloir pourfendre seul contre cent ses adversaires, on se couvre plus souvent de ridicule que de gloire.
a écrit le 21/04/2017 à 15:45 :
Bon encore une fois on ne m'a pas validé un commentaire contraire à la croyance néolibérale.

Vous êtes trois pour l'instant à demander l'interdiction des pensées économiquesn on othodoxes néolibérales et tranquillement vous niez l'avis de cent autres économistes.

Notons que à vous trois vous avez bien plus d'écho médiatique que les cents économistes que vous décriez.

Franchement ne voyez vous pas une anomalie majeur là dedans ? C'est la fabrique à opinion, les possédants détenant tous les outils de productions et tous les capitaux les utilisent pour imposer leur idéologie. CQFD

Merci pour cette démonstration et je ne pense pas que ce commentaire soit censurable, faudrait quand même pas exagérer et tomber dans une réelle dictature de la croyance néolibérale svp.
a écrit le 21/04/2017 à 14:14 :
Eh bien, la reprise en main de La Tribune a été rapide... Rarement lu un article à la fois aussi mauvais et dogmatique.
Au moins, quand c'est dans Les Echos, le travail est bien fait. Je vous souhaite bonne continuation, mais sans moi.
Réponse de le 22/04/2017 à 17:37 :
Notre presse se dirige a grand pas vers la propagande des pays communistes sut lesquels ils semblent fantasmer.

C'est tellement visible que c'est insultant de voir a quel point nos journalistes nousbprennent pour des incultes.

Critiquer c'est une chose, raconter absolument n'importe quoi sans aucune demonstration argumentation ou exemple reel en se drapant dans des dogmes ideologiques qui sont en plein echec c'est franchement pathetique.
a écrit le 21/04/2017 à 9:57 :
L'économie n'est peut-être pas une science, mais il est incontestable que les théories en vogue chez JLM n'ont apporté que misère et désespoir, sans compter les violences associées aux régimes tenants de ces théories. Je suis lassé que notre pays soit encore le berceau de cet obscurantisme épidermique. L'intelligence qui y est consacrée est gaspillée. Si l'économie n'est définitivement pas une science, je pense que les universités qui s'y consacrent devraient se débrouiller pour trouver leurs financements sans rançonner tous ceux qui essaient de survivre dans ce pays en échappant à la police politique sortie de ces fameuses universités.
Réponse de le 22/04/2017 à 17:26 :
Non seulement ce n'estbpas incontestable, puisque les solutions de melenchon sont nouvelles et ne sont aucunement la replique d'un fantasme communo-bolivarien comme votre manque de rigueur vous conduit a deduire sans preuves.

Mais ce qui est fort contestable c'est le liberalisme economique et l'actuel apport des traités europeens aux economies des 27 pays de l'union, qui souffrent et s'enfoncent dans la stagnation presque 10 ans apres la crise.

Il n'est nul besoin d'être prof dans une
Institution demodée reunissant tous les fils a papa et autres filles de medecin pour savoir que les trente glorieuses, le developpement impressionant du japon ou de la coree du SUD ne sont pas issus de l'austerité et du laisser faire mais de la presence massive du secteur public pour orienter l'economie.

Alors quand meme la plus basique des illustrations economiques est bafouée au profit d'une vision purement idéologique du marché que meme Afam Smith refutait, on est en droit de se demander qui est le demagogue et qui est le realiste.

Atteré par la tristesse de votre propos je vous met au defi de me citer ne serait-ce qu'un seul pays qui ait reussi a se developper par le capitalisme/l'austerité sans que cela ne soit accompagné de l'emergence d'une classe moyenne et d'investissement public massif.

Non desolé l'allemagne a 13 millions de pauvre, dommage.
Et bien la reinse est: ca n'existe pas.

Bref retour au prigramme de lycee pour vous keynes adam smith avant d'ecrite des choses absolument fausses et corroborées par aucun exemple historique.
a écrit le 21/04/2017 à 9:56 :
Monsieur Bentata,

Vous vous faites vous-mêmes le porte parole d’une idéologie, alors que vous semblez critiquer ces mêmes “idéologues”, comme vous vous plaisez à les appeler. Votre idéologie est celle du libéralisme et du laisser-faire ; autrement dit, celle d’une science économique « dure », répondant aux lois de la physique et la séparant du champ social.
Puisque votre journal est lu par des milliers de personnes, il me semble judicieux de vous ramener à vos responsabilités. Monsieur, sachez-le, l’économie est EMINEMMENT politique. Votre article est éminemment politique. Au moins, ayez la décence de l’assumer.
Si vous êtes une personne ouverte d’esprit, ce que j’espère, je vous renvoie à cet article qui vous expliquera bien mieux que moi pourquoi on ne peut pas séparer l’économie de la politique. J’espère qu’il vous fera prendre conscience de certaines choses.

http://www.constructif.fr/bibliotheque/2009-3/pour-un-changement-de-paradigme-avec-keynes.html?item_id=2942
Réponse de le 21/04/2017 à 10:20 :
La politique, c'est la prise en compte du réel. Or, la réalité de l'essentiel de nos partenaires européens, c'est qu'ils ne sont en rien convaincu par les visions de JLM.
Donc ces économistes soutien de JLM sont hors sujets (comme JLM) car quelque soit la grandiloquence de JLM, les traités ne seront pas revus.
Oui, on doit associer économie et politique, c'est pour cela que le programme de JLM est stupide - il nous conduit à une sortie de l'Europe quoiqu'il en dise.
a écrit le 21/04/2017 à 8:24 :
Vous devriez retourner à l'université justement... pour vous former à l'épistémologie.
a écrit le 20/04/2017 à 19:45 :
Cher collègue (même si vous ne l'êtes, en réalité, pas vraiment),
Il est dommage que vous ayez laissé de côté le fond (mais au moins vous l'annoncez), pour vous draper dans la bannière d'un "consensus scientifique"... : si je vous dis qu'on ne peut pas mettre fin à une controverse scientifique lorsqu'elle est un enjeu social, vous n'êtes pas trop perdu ? Au fait, il faudra un jour prendre le temps de discuter du consensus sur les effets bénéfiques de la RTT sur le niveau d'emploi (honteusement mis en cause pas nos collègues Cahuc et Zylberberg, hein ?).
Une dernière remarque : le CNU n'octroie pas le "prestigieux statut de Professeur". Il ne fait que "qualifier" à cette fonction.
"Que nous apprend cette démarche qui interpelle davantage par le nombre de signataires que par le fond de leur analyse ?"
"Parmi ces signataires, plusieurs appartiennent au mouvement des Economistes Atterrés qui n'a jamais caché son penchant anticapitaliste, anti-marché et révolutionnaire. Ceux-là sont donc dans leur rôle (sic) lorsqu'ils soutiennent le candidat qui pleure Castro et appelle de ses vœux un rapprochement avec l'Alliance Bolivarienne. Ceux qui le sont moins sont les nombreux signataires membres du CNU - Conseil National des Universités. Le CNU est l'institution déterminante pour la carrière des jeunes universitaires. Il délivre les précieuses « qualifications » sans lesquelles un docteur ne peut intégrer l'université au titre de Maître de Conférences. Et depuis peu, il est aussi l'instance qui octroie le prestigieux statut de Professeur."
a écrit le 20/04/2017 à 19:03 :
la VRAI nouvelle, c'est que 100 economistes SOUTIENNENT JLM.

cela semblait couru d'avance que JLM serait un illuminé bolchevique.

Mtn il semble que les illuminés soient plutot du coté du TINA (there is no alternative) neoliberal.
a écrit le 20/04/2017 à 18:25 :
Article trompeur qui laisse penser que l'économie est une science exacte, comme le seraient la physique ou la chimie. Pour résumer, si des gens pensent le contraire de la pensée dominante, c'est qu'ils sont mal formés. Comment le sait-on, parce que des "nobel" l'ont dit.

Finalement, vous confirmez la réputation d'Assas : incontournable pour le droit, second choix pour l'éco...
Réponse de le 21/04/2017 à 10:28 :
Certains aspects de l'économie sont des faits établis scientifiquement.
Lisez "le négationnisme économique", qui a d'ailleurs été fortement critiqué par les économistes attérés, qui sont parfois dans le déni de réalité.
a écrit le 20/04/2017 à 17:39 :
MDR. La Tribune fait la leçon a 100 economistes d'horizons tres divers (de Polytechnique, en passant par Dauphine, LSE, et j'en passe, car ils ont osé mettre en causant l'"évidence" que JLM et l'economie, cela feraient 2.

Vous affirmez des chauses fausses. Il est economiquement prouvé que trop d'inegalité TUE la croissance ! Et une Europe neoliberale, qui laisse la Finance regner snas partage est nefaste.

Desolé Tribune, grâce à ces 100 signataires, votre monopole d'interpretation esst definitivement brisé.
Réponse de le 20/04/2017 à 18:31 :
Europe néolibérale ? Bon, même si le terme ne veut rien dire, on pourrait essayer en France alors, il me tente bien votre "néo" libéralisme.
Parce-que sinon faut m'expliquer comment un pays qui brûle 57% de son PIB dans la force publique est "libéral" :-)

Vous illustrez ici parfaitement le propos de l'auteur quant au niveau économique très bas du français moyen.

néo, trubo, ultra, super, etc... libéralisme, ça ne veut rien dire. Commencez donc par là.
Réponse de le 21/04/2017 à 14:05 :
@tagak

Imaginez que quelqu'un se plaigne du niveau déplorable des Français en économie avant de balancer la connerie selon laquelle la France "brûle 57% de son PIB dans la force publique" (sous-entendu : nous avons un gâteau, le PIB, et nous en dépensons 57% dans le public et 43% pour le reste).

Sauf que c'est complètement faux puisque l'indicateur des dépenses publiques agrège des chiffres disparates (comptes de production, de revenu, de demande), et ne représente pas la part du secteur public dans le PIB. Si on devait calculer la part des "dépenses privées" dans le PIB, on atteindrait plus de 200% !

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-chez-les-economistes-atterres/20140507.RUE0109/calculee-comme-la-depense-publique-la-depense-privee-depasserait-200-du-pib.html
Réponse de le 21/04/2017 à 15:34 :
L'auteur ne se soucie meme pas de citer le nombre de signataires correctement - 134, pour tout vous dire. Ca sent fort la rigueur scientifique et l'honnete intellectuelle!
Réponse de le 22/04/2017 à 6:22 :
@VilLeSublime

Votre lien est une honte au raisonnements logiques les plus primaires et ne saurait en aucun cas être un argument. La dépense publique française est bien de 57%.

Et quand bien même elle serait calculée d'une façon qui ne vous plaise pas, il resterait la comparaison avec nos voisins ou le reste du monde. Et là... oups encore, surtout si on fait le ratio avec les services rendus par l'état en échange.

Et parler de néo, turbo, ou trucmuche-libéralisme reste une idiotie de vocabulaire et un aveu immédiat d'ignorance sur le libéralisme, dont une définition pourtant parfaitement exacte se trouve sur.... Wikipedia. Très dur à trouver !
a écrit le 20/04/2017 à 17:17 :
Université Panthéon Assas = économie libérale pour les gagnants du système en place, leurs étudiants, enseignées par des curés/ayatollah du système en y incluant l'auteur de cette tribune. C'est lui l'idéologue !
Beaucoup de principes économiques défendus dans son université sont basées sur des hypothèses irréalistes/ont été mise en cause/ont été réfutées par des personnes au moins aussi qualifiées que l'auteur (on peut se pencher sur les travaux de Bernard Guerrien, de Maurice Allais, Mandelbröt par exemple)
Se soumettre uniquement à la "rationalité économique" des entreprises conduit à des aberrations, du même acabit que celles produites par le système communiste, qui nuisent au développement humain et à la soutenabilité de nos existences.
Les économistes atterrés ont tout a fait leur place à l'université -> leurs travaux sont à prendre en considération et ce n'est pas une affaire de gout mais de principes de modélisation.
L'économie, une discipline systémique, ce n'est pas que des maths ! mais aussi des sciences sociales , de la psychologie etc ...
De formation scientifique, j'ai du mal à intégrer les "lois économiques" qui sont supposées régir notre monde de surcroit quand quelqu'un d'aussi important que Friedman rejette le principe de plausibilité des hypothèses, la base d'une construction scientifique fiable.
Je me suis toujours posé des questions sur la scientificité des règles de déficit budgétaire (pourquoi 3% et pas 5%) , des ROI en entreprise à 20% (pourquoi pas 10% ?), de l'autorégulation ? des avantages des grands patrons entre autres ...
Le principe privatisation des profits / collectivisation des pertes est il une loi scientifique ou sociale?
PS :
1- La science ne marche pas par consensus! (cf. par exemple, la théorie atomique des gaz de Boltzman rejetée par tous avant la découverte de l'atome).
2- Selon Popper, un principe scientifique est réfutable
Réponse de le 21/04/2017 à 10:26 :
Lisez le Négationnisme economique, vous verrez que certains aspects sont scientifiques.
Quant au niveau de déficit budgétaires, ce n'est pas un sujet de science économique, c'est un sujet de gestion interne - on partage la même monnaie, ,nous devons respecter des règles communes. Ca c'est la science. Après le niveau 3 ou 5%, ça c'est de la politique.
Idem quant au taux de rendement de 20% ou 10%, c'est une règle de gestion interne. La science économique elle dit qu'il faut qu'un investisseur bénéficie d'une rentabilité, sinon il n'investit pas. Et que plus cette rentabilité est grande, plus le risque est élevé.
a écrit le 20/04/2017 à 15:40 :
Je n'ai aucun penchant pour les mélanchonomics, mais là, c'est trop! Quel simplisme, cet article! La Tribune nous avait pourtant habitués à des articles plus finement argumentés. Les débats traversent la science économique depuis sa création, c'est tant mieux et et ça n'est pas prêt de se terminer, n'en déplaise aux défenseurs de cette conception nord-coréenne de la science.
Réponse de le 20/04/2017 à 19:06 :
tout à fait.

Ici, les "Nord-Coreens" étant les François Langlais de F2 ou l'innenarrable Nicolas DOZE de BFMTV.
Réponse de le 21/04/2017 à 10:36 :
Oui, mais la Tribune a viré ses bons économistes...
a écrit le 20/04/2017 à 15:38 :
Je n'ai aucun penchant pour les mélanchonomics, mais là, c'est trop! Quel simplisme, cet article! La Tribune nous avait pourtant habitués à des articles plus finement argumentés. Les débats traversent la science économique depuis sa création, c'est tant mieux et et ça n'est pas prêt de se terminer, n'en déplaise aux défenseurs de cette conception nord-coréenne de la science.

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