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Réveil olfactif : Sensorwake lève 1 million d'euros pour accélérer la production

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A l'exception des capsules conçues par Scentys et les parfums par Givaudan, la production est confiée à deux usines chinoises de la région de Shenzhen.
A l'exception des capsules conçues par Scentys et les parfums par Givaudan, la production est confiée à deux usines chinoises de la région de Shenzhen. (Crédits : Sensorwake)
La startup nantaise Sensorwake bouclera fin mai-début juin une levée de fonds de 1 million d'euros pour accompagner la production et la commercialisation de son réveil olfactif, lequel a remporté rien moins que le Prix de l'innovation au CES de Las Vegas.

Avec 2.800 réveils olfactifs  pré-commandés dans le monde au lieu des 1.500 escomptés, Sensorwake s'est visiblement levée du bon pied. Du coup, la startup nantaise, repérée par Google et auréolée du Prix de l'innovation lors du dernier CES de Las Vegas, veut mettre les bouchées doubles pour accélérer la production et lancer la commercialisation de son réveil.

"Nous sommes en train de finaliser une levée de fonds de 1 million d'euros. Le closing devrait avoir lieu fin mai, début juin", explique Guillaume Rolland, 20 ans, fondateur de Sensorwake à Nantes, en cours de discussions avancées avec un fonds d'investissement français et des business angels européens. Ces deux sources de financement devraient apporter 400.000 euros chacun.

Parallèlement, Sensorwake a fait appel à la plateforme de crowdfunding nantaise Proximea. Fondée il y a tout juste un an et demi en mode startup par la Banque Populaire Atlantique, cette structure de financement s'est déjà illustrée avec des levées de fonds réalisées pour la startup 10-vins, le parc éolien de Chemillé dans le Maine-et-Loire et un projet immobilier. « Proximea est une solution pour nous permettre de regrouper les investissements de nos proches et de nos soutiens locaux qui avaient à cœur de suivre notre aventure au plus près », indique Ivan Skybyk, co-fondateur de Sensorwake, qui emploie une dizaine de personnes, dans les locaux de l'incubateur de l'Ecole des Mines à Nantes.

Prochaine étape, la commercialisation à grande échelle

Avec un ticket d'entrée plancher de 2.000 euros, il s'agit, cette fois, d'aller chercher 400.000 euros (avec un seuil de déclenchement fixé à 200.000 euros) pour conforter les ambitions de Sensorwake, qui entend tripler ses ventes en 2016 pour atteindre un chiffre d'affaires de 1 million d'euros. Si l'on se réfère aux proportions enregistrées par les précommandes, le marché français devrait compter pour 35% contre 50% aux Etats-Unis et 15% en Europe.

A moins d'une semaine de l'échéance, les compteurs de l'opération de crowdfunding lancée mi-mars dernier et prévue pour durer  jusqu'au 13 mai, affichait une trentaine d'investisseurs pour un montant de 119.000 euros.

"Une campagne qui tombe en pleine période de défiscalisation, avant l'ISF et l'ISR, intéresse tout une frange de la population", observe Ulrich Le Grand, directeur de Proximea.

En 2015, une première campagne de ce type menée sur Kickstarter avait permis de récolter 200.000 euros pour un objectif de départ fixé à 50.000 euros. Sélectionnée  comme l'une des 15 innovations « qui peuvent changer le monde » lors du Google Science Fair 2014, l'entreprise a aussi bénéficié d'un important budget de communication dans le cadre de la campagne publicitaire "Google Moteur de Réussites", organisée en novembre dernier à travers des médias traditionnels et digitaux. "Il s'agit maintenant de commercialiser le réveil à grande échelle. Notamment vers l'Europe et les Etats-Unis à l'horizon 2017."

Vers une production de 120.000 réveils par an

La production du réveil devrait rapidement grimper à 15.000 ou 20.0000 unités par an et près de 10.000 capsules. Selon les dirigeants de Sensorwake, l'entreprise pourrait atteindre un rythme de 120.000 réveils et 650.000 capsules annuels en 2018. Soit un chiffre d'affaires de plus de 11 millions d'euros. Ça sent le gâteau...

A l'exception des capsules conçues par Scentys et les parfums par Givaudan, la production est confiée à deux usines chinoises de la région de Shenzhen. "Mais la matière grise reste en France", assure Guillaume Rolland qui compte commercialiser son appareil (99 euros) via les grandes surfaces spécialisées (GSS) type Darty, Boulanger, BestBuy, Fnac, etc., puis, progressivement vers le réseau de l'hôtellerie de luxe que l'on dit très demandeur et des importateurs pour les marchés exports.

A cela s'ajoutera dès le mois de juin, la vente en ligne sur le site de Sensorwake qui pourrait compter pour 20% des ventes. Pour l'heure, l'entreprise démarre avec sept références de parfum (chocolat, croissant chaud, expresso, monoï, embrun maritime, herbes coupées, menthe poivrée). 100% recyclable, chaque capsule est vendue (4,95 euros) pour 30 utilisations ou 30 réveils. D'autres parfums devraient progressivement être proposés. "Pour des événements comme Noël ou sous forme d'exclusivités signées pour des enseignes", indique Guillaume Rolland, qui mûrit des déclinaisons de son réveil olfactif vers des solutions alternatives autour du bien-être connecté ou des dispositifs de lutte anti-tabac, de manière curative ou préventive... A voir.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2016 à 16:40 :
Je me souviens d'une époque où La Tribune était un quotidien papier et où rien n'était publié sans une validation par des journalistes sérieux. Que les temps ont bien changé.... Article bourré d'approximations voir d'erreurs grossières...
Juste un exemple : "lequel a remporté rien moins que le Prix de l'innovation au CES de Las Vegas. " Je vous invite à vérifier l'information. En fait il y a eu plus de 400 prix de l'innovation distribués au dernier CES...

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