Nantes, de l'open data au label "smart city"

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(Crédits : DR)
L'ouverture et la mutualisation des données publiques permettront-elles à la ville de Nantes de devenir « ville intelligente » ? Selon une étude du Parlement européen, la cité des ducs de Bretagne remplirait déjà quatre conditions (administration, mobilité, environnement, mode de vie) sur les six requises pour revendiquer cette appellation.

Resterait donc à Nantes, au regard des critères échafaudés par l'École polytechnique de Turin, à mettre un peu plus d'intelligence dans son économie et dans ses relations aux habitants pour rejoindre le peloton des 240 smart cities identifiées en Europe.

« C'est l'une des ambitions d'Images & réseaux », rappelait Vincent Marcaté, président du pôle de compétitivité lors d'une conférence dédiée aux smart cities. « Ce n'est pas parce que Barcelone est "intelligente" que Nantes doit appliquer les mêmes recettes, estime Francky Trichet, adjoint au numérique et à l'innovation de la ville de Nantes.

Plus que de smart city, je préfère parler de ville collaborative et facile à vivre, en optimisant les transports, en contrôlant l'énergie, en désengorgeant les places de parking, en informant la population sur la qualité de l'air... Et là, je crois beaucoup à l'expérimentation dans les quartiers en mobilisant les habitants pour avoir des usages qui ont du sens », dit-il.

Nantes, la pionnière

Sur le sujet des données publiques, Nantes a entraîné derrière elle la métropole, le département et la région jusqu'à la mise en oeuvre en novembre dernier d'une plate-forme commune. Une initiative récemment récompensée par les Prix territoriaux de l'hebdomadaire La Gazette des communes.

La mutualisation a permis de réunir 519 jeux de données qui donnent lieu à 40.000 téléchargements mensuels, principalement dans les secteurs de la citoyenneté (27%), la mobilité (15%), la santé et le social (15%), l'éducation (8%), l'environnement (7%), etc.

« C'est un des portails les plus actifs de France », estime l'adjoint au maire nantais.

« Chaque collectivité garde son autonomie. La mutualisation a engendré une simplification pour les utilisateurs et permis de fédérer des animations au-delà des appels à projets », observe Gaëlle Rivoal, en charge du pôle Innovation & Multimédia au conseil général de Loire-Atlantique, dont l'appel à projets a permis de soutenir neuf applications (Baludik, Creadata, Datasport, Nantes Live...) parmi la trentaine présentes sur la plate-forme.

Dans le public comme dans le privé, l'open data creuse son sillon à travers le Datalab, soutenu par la région pour le développement de la formation, le cluster des médias Ouest Médialab ou l'Observatoire des événements culturels (ODE), conçu par l'association Libertic, et l'organisateur de spectacle Stereolux. Attendu pour la rentrée prochaine, il permettra de rassembler l'ensemble de l'offre culturelle nantaise.

« Pour être une ville intelligente, il manque encore beaucoup de données en temps réel. Il est temps aussi d'accélérer la sémantisation des jeux de données pour en faciliter la lecture et les échanges », prévient Francky Trichet.

Ce sera sans doute l'un des axes de la feuille de route du numérique qu'il concocte pour la rentrée.

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Commentaires
a écrit le 14/10/2014 à 0:16 :
Bravo a Nantes d avoir rejoint Rennes, ville pionnière en la matière !
a écrit le 13/10/2014 à 21:58 :
Et Nantes en Bretagne !

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