En Italie, Vivendi va-t-il profiter de la prise de contrôle de STX par Fincantieri ?

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Vivendi possède aujourd'hui près de 24% de Telecom Italia.
Vivendi possède aujourd'hui près de 24% de Telecom Italia. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
Le géant français des médias, qui est confronté à la grogne des pouvoirs publics italiens après avoir grimpé au capital de Telecom Italia et de Mediaset, pourrait bénéficier d’un climat plus apaisé après la prise de contrôle des chantiers navals STX par Fincantieri.

La prise de contrôle des chantiers navals STX France par le groupe italien Fincantieri va-t-elle permettre à Vivendi de souffler en Italie ? Peut-être. Quand bien même, le rôle de Vivendi dans Telecom Italia n'a pas été abordé lors du sommet franco-italien de mercredi, qui a mis fin à la crise diplomatique entre les deux pays concernant le dossier STX. Alors que le géant français des médias fait face à la grogne des pouvoirs publics de l'autre côté des Alpes, suite à ses prises de participation dans Telecom Italia et dans Mediaset, une source proche du dossier citée par Reuters estimait que « Vivendi [subissait] le contrecoup du dossier STX ». Cette même source jugeait que « si un accord [était] trouvé sur STX, ça fera retomber la pression concernant Telecom Italia ».

En Italie, Vivendi est aujourd'hui confronté à de multiples frondes. La première vient de la Consob, le gendarme des marchés financiers. L'institution a jugé le 13 septembre dernier que le géant français des médias exerçait « un contrôle de fait » sur Telecom Italia. Ce que Vivendi, qui possède près de 24% de l'opérateur historique, conteste, sachant que cette décision pourrait l'obliger à consolider dans ses comptes les 25 milliards d'euros de dette du « Orange transalpin ».

Lancement d'une procédure pour une « possible amende »

La seconde fronde, elle, émane du gouvernement italien : celui-ci a lancé une enquête visant à déterminer si Vivendi aurait dû - ou pas - notifier une prise de contrôle de Telecom Italia. Or si un défaut de notification était reconnu, le groupe de médias pourrait écoper, selon l'AFP, d'une amende de 300 millions d'euros. Enfin, le gouvernement italien étudie aussi la possibilité de décréter un « golden power » vis-à-vis de Telecom Italia, ce qui lui permettrait de disposer d'un droit de veto sur les décisions stratégiques du groupe.

Or dans la foulée de l'annonce d'une prise de contrôle de STX par Fincantieri, ce jeudi, l'Italie a lancé une procédure concernant une « possible amende » pour Vivendi, révèle une source citée par Reuters. Cette initiative intervient dans la foulée de la nomination d'Amos Genish, ex-responsable de la convergence chez Vivendi, à la direction générale de Telecom Italia. Présenté par le quotidien économique Il Sole 24 Ore comme « l'homme de confiance de Vincent Bolloré », il succède à Flavio Catteano, parti fin juillet, alors qu'il était en conflit avec Vivendi.

(avec agences)

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