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Sandrine Cassini | 23/05/2011, 16:35 - 401 mots
Internet, qui compte plus de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde, est porteur de croissance et d'emploi. Telle est la conclusion de l'étude de McKinsey, réalisée sur 13 pays (ceux du G8 plus le Brésil, la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et la Suède) et servant de base aux réflexions des participants. Internet pèse autant que l'énergie ou l'agriculture, indique le rapport auquel La Tribune a eu accès. La filière inclut tous les biens et services liés à la Toile, qu'il s'agisse de sites d'e-commerce ou de contenus, des fabricants de matériel pour le Net (portables, ordinateurs, etc.), des services informatiques ou de télécoms. Ainsi, le secteur a contribué en moyenne à 3,4% du produit intérieur brut (PIB) 2009, soit 1.376 milliards de dollars, dans les 13 pays étudiés. En Suède, ce taux atteint même 6,3%, contre 3,2% pour la France et 5,4% au Royaume-Uni. L'apport au PIB est inférieur à 4% en Chine, au Brésil et en Russie. Ce ne sont pas les "pure players", ces entreprises nées avec l'Internet, mais les industries traditionnelles qui ont contribué pour 75% à l'impact d'Internet dans le PIB.
Dans un contexte économique difficile, la Toile a généré 21% de la croissance de 9 des 13 pays (hors Inde, Chine, Brésil et Russie) sur cinq ans. La tendance devrait se poursuivre. McKinsey prédit par exemple un doublement annuel d'ici à 2015 du "cloud computing" (l'hébergement informatique délocalisé). À cette date, le marché devait peser entre 70 et 85 milliards de dollars. En termes d'emplois, le solde serait positif. Pour un poste supprimé, 2,6 postes ont été créés dans les 4.800 PME interrogées par McKinsey. De son côté, le consommateur estime que les services Web gratuits (financés par la pub) dont il profite (mails, moteur de recherche, etc.) ont une valeur comprise entre 13 et 20 euros par mois, soit un total de 46 milliards d'euros aux États-Unis et de 9 milliards au Royaume-Uni. McKinsey conseille au pouvoir politique d'encourager le développement du numérique, notamment par la commande publique, la formation du public et des professionnels, et l'investissement dans les infrastructures. Autant de suggestions qui vont dans le sens des intérêts des entreprises du numérique. À l'origine, une première étude commandée à McKinsey, centrée sur la France, avait été financée par Google et présentée par Éric Besson en mars. Cette fois, l'Élysée est commanditaire, en échange d'une visibilité du cabinet de conseil sur l'eG8 Forum.
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fibre a écrit le 24/05/2011 à 13:05 :
et si l'argent prêté aux banques avait été investi dans le fibrage optique du pays? le rendement serait donc autrement meilleur! qu'attendons nous?
MPSévrien a écrit le 24/05/2011 à 12:34 :
Si le numérique est autant porteur de croissance, encourageons les membres du G8 à accélérer son développement. Mais que cela soit fait également pour tous les pays, en imposant aux multinationales géantes de la Toile et aux autres acteurs de la Toile, un cahier des charges qui comporte la mise en place des infrastructures à l'identique dans toutes les parties de la planète Terre. Le coût de ces infrastructures serait financé par l'ensemble des utilisateurs, publicitaires et par les profits des tous les acteurs concernés.