Couverture en 4G : Bouygues Telecom et SFR mis en demeure par l'Arcep

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En outre, l'Autorité de régulation a annoncé le lancement d'un observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses.
En outre, l'Autorité de régulation a annoncé le lancement d'un observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
L'Autorité de régulation des télécoms met la pression sur Bouygues Telecom et SFR pour qu'ils assurent leur déploiement 4G dans la bande 800 MHz et assurent la couverture de 40% de la population des zones peu denses d'ici le 17 janvier 2017. Les deux opérateurs assuraient couvrir 12% et 8% de cette zone au début de l'année.

Jeudi 18 février, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a mis en demeure les opérateurs Bouygues Telecom et SFR. Elle leur demande de "respecter leur prochaine échéance"  concernant la couverture en 4G des zones peu denses. Dans le détail, Bouygues Telecom, Orange et SFR sont tenus d'assurer la couverture de 40% de la population des zones peu denses d'ici le 17 janvier 2017 avec la bande 800 MHz. Au 1er janvier 2016, Bouygues Telecom et SFR assuraient respectivement couvrir "seulement 12% et 8% de cette zone", a rappelé l'Arcep dans son communiqué.

L'Arcep ne met pas en demeure Orange. Car l'opérateur a pris de l'avance sur ses concurrents puisqu'il a déjà atteint 33% de la population de ces zones au 1er janvier. Free Mobile n'est concerné par cette obligation car il ne dispose pas de fréquence en bande 800 MHz. Néanmoins, l'opérateur de Xavier Niel devra couvrir 50% de la population de cette même zone en 4G d'ici le 17 janvier 2022, en bande 700 MHz.

Un observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses

En outre, l'Autorité de régulation a annoncé le lancement d'un observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses. Une initiative prévue dans la feuille de route stratégique de l'Autorité publiée le 19 janvier dernier.

Chaque trimestre l'observatoire fera le point sur l'avancée de déploiement de la 2G, 3G et 4G par les quatre grands opérateurs mobiles, en fonction de leurs obligations respectives.

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Commentaires
a écrit le 19/02/2016 à 11:17 :
Libéralisme de pacotille, néolibéralisme avéré.

Je ne vois pas trop ce que vient faire l'arcep dans cette histoire, si les clients ne sont pas contents des services proposés ils iront ailleurs, s'ils sont contents tout le monde est content.

Cette espèce d’interventionnisme étatique est bien étrange dans ce domaine et franchement malsain quand même, faudrait savoir si la concurrence est saine et le marché omniscient ou bien si marché et état ne font qu'un en fait dans ce cas on nous ment fortement quand au mode de fonctionnement de notre société.

De quoi je me mêle ? Tandis que les budgets sociaux et de la santé sont amputés chaque année un peu plus on gaspille du fric dans des institutions afin d'être sûr que les multinationales soient le plus compétitives possibles.

Pour tester les produits dangereux dont l'agro-industrie use et abuse, ya plus personne par contre hein.

Bande d'hypocrites.
Réponse de le 20/02/2016 à 7:35 :
On peut toujours déplorer l'excès d'interventionnisme de l'état. Notre pays est un pays très contraint économiquement et c'est d'ailleurs la principale raison du chomage de masse, bien avant le paravent "code du travail".

Par contre, le,role de l'état est d'informer les consommateurs qu'il y a un opérateur qui est en avance sur ses investissements en couvrant 33% de la,population, là où les deux autres sont tres loin de tenir les leurs, contrairement à leur publicité.
Réponse de le 28/02/2016 à 19:33 :
Je ne déplore pas du tout l'excès d’interventionnisme de l'état, je ne suis pas dans un raisonnement binaire.

Je dis que pour ce cas particulier l'intervention de l'état est incompréhensible.

Merci de me lire et de me comprendre avant de me répondre je vous prie.
a écrit le 19/02/2016 à 10:08 :
ups, soit j'avais lu trop vite, soit ca a ete update
sorry
a écrit le 19/02/2016 à 9:23 :
a combien free sont ils tenus de couvrir? c'est pas mentionne dans l'article
Réponse de le 23/02/2016 à 10:48 :
Comme tousles autres... tout le territoire, après un délai clairement détaillé dans leur licence...
a écrit le 19/02/2016 à 9:18 :
Il n'y a pas de miracle : la couverture des zones peu denses c'est du service public et ça devrait donc relever de l'impôt (la taxe foncière ici en l'occurence). Les opérateurs eux, ne construisent un réseau que s'il y a du CA en face.
Réponse de le 19/02/2016 à 12:04 :
On manqués cruellement de dirigeant de groupe de distribution àvec une vision de L avenir et du service ! Des groupes comme Casino et carrefour peuvent demain mettre le wifi gratuit dans toutes leurs succursales ! Non seulement Ca rendrait service à la clientèle mais en plus ils pourraient connaître les habitudes de leurs clients de proximité et mieux les servir en faisant plus de chiffres et en revendant certaines données ! Mais ils sont trop affaire à leurs goldens parachutes et divers avantages pour avoir le sens du commerce Cômme L avait Geoffroy Guichard ! ☹👏
Réponse de le 23/02/2016 à 10:52 :
La couverture des zones éparses est tout a fait inscrite dans les obligations des licences.
La "délégation" de la ressource commune n'est pas une autorisation de se morfaler là ou il y a du pognon a faire, et de laisser les gueux se démerder quand ils sont dans la pampa. C'est tout ou rien.
Mais il est vrai que pour l'instant, ce n'est clairement pas appliqué proprement.
Et si ca ne marche pas, alors il faudra tirer les conséquences de ce mauvais calcul "politique", et revenir a une infrastructure publique neutre et unique, sur laquelle les opérateurs ne seront plus que des MVNO locataire...
Ce serait d'ailleurs probablement plus rentable pour les comptes publics...

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