Faut-il soutenir aveuglément l'immobilier ?

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La stagnation séculaire guette. Soutenir l'immobilier serait-il le seul moyen d'y échapper ?
La stagnation séculaire guette. Soutenir l'immobilier serait-il le seul moyen d'y échapper ? (Crédits : Reuters)
Soutenir massivement le secteur de l'immobilier serait l'un des derniers moyens pour retrouver les niveaux de croissance d'antan. Mais cela risque de provoquer de nouvelles crises financières.

« Quand le bâtiment va, tout va ! ». L'adage préféré des férus d'immobilier serait plus que jamais d'actualité en cette période de faible reprise économique où, plus globalement, la stagnation séculaire guette. Selon Thomas Grjebine, économiste au Cepii, une reprise de l'immobilier serait ainsi le seul moyen de retrouver les niveaux de croissance d'antan, tant le poids de ce secteur est fort dans un grand nombre d'économies développées et émergentes. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Chine, en Espagne ou dans une moindre mesure en France -des pays où la culture de la pierre est forte- l'investissement résidentiel et la construction ont souvent tiré la croissance et l'emploi vers le haut. Par exemple « en Espagne, en 2005, 23% des personnes employés travaillaient directement ou indirectement pour le secteur du bâtiment, et 11% en France », rappelle Thomas Grjebine. Encore plus significatif, « les variations de l'emploi dans la construction représentent près de la moitié des variations de l'emploi dans l'OCDE sur la période 1970-2010 », ajoute-t-il. Un gouvernement qui souhaite faire baisser le chômage et relancer la croissance à court terme a donc tout intérêt à miser sur le secteur de l'immobilier par le biais de politiques économiques accommodantes.

La hausse des prix de l'immobilier synonyme de croissance ?

Le Royaume-Uni a récemment pris cette direction en lançant en 2013 le programme « Help to buy », qui vise à aider les particuliers à acheter un bien immobilier, ancien ou neuf, avec un apport personnel de 5% seulement. Grâce à ce plan, « il est possible de souscrire un emprunt pour 75 % du prix du bien et d'emprunter à l'État les 20 % restants sans échéance de remboursement avant cinq ans », détaille Thomas Grjebine. Résultat, en mai 2014, les prix de l'immobilier au Royaume Uni ont atteint un niveau record après une hausse annuelle de 11 %. Incontestablement, la hausse de l'immobilier a massivement contribué à la reprise économique outre-manche. D'autant qu'elle permet aussi indirectement de relancer l'investissement. Aux États-Unis notamment, « une hausse des prix de l'immobilier de 10 % permettrait d'obtenir une augmentation de l'investissement de l'ordre de 1,2 point de PIB grâce à l'utilisation des biens immobiliers comme collatéral par les firmes contraintes financièrement. Ce résultat est généralisable aux autres pays de l'OCDE », ajoute Thomas Grjebine.

Mais à quel prix ?

Prendre des mesures en faveur de l'immobilier serait donc le seul moyen de remettre les économies dans le droit chemin. Dont acte. Mais à quel prix ? Celui, élevé, de la montée de l'instabilité financière. Car s'ils tirent la croissance vers le haut, les booms immobiliers sont souvent à l'origine des crises. Et celles-ci, depuis la dérèglementation financière du début des années 1980, se propagent dans les économies mondiales à la vitesse de l'éclair.

C'est pourquoi il convient de porter un regard critique sur la reprise de la hausse des prix de l'immobilier dans les pays de OCDE : + 38 % au Canada depuis 2008 ; + 8 % au Royaume-Uni, + 15 % à Londres et + 14 % aux États-Unis en 2013. Le programme « Help to buy » au Royaume-Uni est notamment très critiqué. Conscient des risques, l'OCDE a demandé au gouvernement de David Cameron de limiter son périmètre pour « garantir le retour à un marché de l'immobilier équilibré ». Mais « Help to buy » étant au cœur de la stratégie économique du premier ministre britannique, rien n'a pour l'instant été fait dans ce sens.

Faut-il réguler le crédit ?

Dès lors, comment faire pour trouver le chemin de la croissance sans pour autant entraîner un risque financier systémique ? La réponse se trouve vraisemblablement dans une politique de régulation prenant en compte les risques dans leur globalité, qu'on appelle aussi politique macroprudentielle. « Contrairement à la politique monétaire, elle permet en effet de cibler un objectif précis, avec moins de risques de dommages collatéraux d'une hausse des taux d'intérêt », explique Thomas Grjebine. L'économiste prend l'exemple de la Chine qui, au gré des mouvements sur son marché de l'immobilier, assouplit ou durcit sa politique d'octroi de crédits  afin de limiter les risques de bulle, sans pour autant nuire à la croissance économique. Mais au final, « l'exemple chinois semble montrer que si les politiques macroprudentielles peuvent être efficaces pour ralentir la hausse des prix, elles ne permettent pas véritablement de sortir du dilemme croissance versus stabilité financière », constate Thomas Grjebine.

Mieux réguler les marchés financiers

Pour plus d'efficacité, plutôt que de cibler uniquement la régulation des marchés immobiliers, il faudrait aussi s'atteler à limiter les risques spéculatifs sur les marchés financiers. Ce, dans le but d'empêcher que les crises systémiques -souvent déclenchées par un krach immobilier- ne se propagent.

Concrètement, afin d'instaurer davantage de stabilité financière, des réformes concernant la structure des banques (séparation des activités), le renforcement des mécanismes de résolutions bancaires en cas de faillite, la limitation les produits financiers spéculatifs (taxe sur les transactions de produits dérivés), ou l'intégration d'échanges financiers opaques dans le champ de la régulation (lutte contre les paradis fiscaux et le shadow banking) sont nécessaires.

Beaucoup d'entre elles ont toutefois été engagées depuis la crise financière de 2008, mais elles sont encore largement insuffisantes. Le risque d'instabilité financière liée à l'éclatement d'une bulle immobilière reste donc toujours prégnant. Privilégier une stratégie de croissance forte par le biais de l'immobilier peut toujours s'avérer périlleux.

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a écrit le 13/05/2015 à 11:12 :
Il me semble - et je ne suis pas spécialiste - que le marché de l'immobilier a beaucoup changé ces dernières années en raison des nouvelles réalités du marché du travail. l'obligation d'être mobile associée aux délais de revente sans perdre de son apport complexifie la décision d'achat par les primo-accédants. Nous vivons avec les prémices d'un enracinement dans un lieu pour la vie ce qui n'est plus la réalité pour beaucoup. Le marché de l'immobilier tourne donc pour le moment avec les mêmes acteurs mais cela ne peut perdurer qu'avec une stabilité de l'emploi qui permettrait l'arrivée de nouveaux investisseurs Sinon, les coûts toujours plus élevés des taxes, travaux et frais liés à la propriété vont en refroidir plus d'un... Il suffit de traverser la France par les petites routes et de compter le nombre de panneaux de vente. Des biens à vendre oui mais pas de travail à la ronde !
a écrit le 12/05/2015 à 23:40 :
Acheter avec un apport de 5% seulement, c'est du délire. S'engager sur 25 ans dans un monde où la mobilité est la règle c'est suicidaire.
La vraie solution pour l'immobilier, c'est la destruction en masse de l'existant. La guerre est une bonne formule.
a écrit le 12/05/2015 à 20:08 :
N'oublions pas que la hausse des prix de l'immobilier comme leur chute dépend de l'offre et de la demande. Pour éviter la flambée des prix il faut donc construire plus là où la demande est forte et pour moins cher en retirant des contraintes réglementaires . En attendant cette relance de la construction, nous devons aider l'accession dans l'ancien des primo-accédants; les vrais, les jeunes qui n'ont pas encore l'épargne nécessaire, avec un PTZ et baisser pour eux les droits de mutation. Nous y trouverons de la croissance et de l'emploie sans risque de spéculation sur les prix...
Réponse de le 12/05/2015 à 22:20 :
"nous devons aider l'accession dans l'ancien des primo-accédants" : Non. Je ne veux pas que mes impôts m'aide à acheter plus cher en subventionnant tous les participants d'un enchère.
Soyons libéraux : Arrêtons les perfusions, les prix suivront la demande SOLVABLE.
a écrit le 12/05/2015 à 15:10 :
Tout çà, c'est bien gentil, mais :
- on n'est plus dans les 30 glorieuses, quand il fallait reconstruire un parc de logements vétustes ou détruits par la guerre.
- le bâtiment ne crée pas d'emplois durables : quand un immeuble est fini, il faut en trouver un autre à construire.
- la crise du logement en France, çà n'est qu'à Paris : on peut trouver à se loger sans trop de difficultés partout ailleurs.
- les incitations fiscales (Sellier, Duflot, Pinel) à la construction ne font que tirer les prix vers le haut.
Le problème : les français n'arrivent plus à payer un logement qui est devenu trop cher. A salaire égal, nos amis allemands se coûtent deux fois moins cher proportionnellement pour se loger : çà peut en agacer certains.
Et, ho!, j'oubliais : une crise immobilière, c'est au moins 30% de baisse des prix par rapport au plus haut, et sept ans de stagnation. Qu'on se le dise.
a écrit le 12/05/2015 à 14:03 :
Il faut avant tout assainir ce milieu et solder les affaires en cours.
L'escroquerie en Bande organisée #affaireapollonia en est l'exemple le plus emblématique.
1000 victimes / 1 milliard € de préjudice.
La justice a du mal à avancer.
a écrit le 12/05/2015 à 11:14 :
Contre-sens total sur le dicton. Quand un pays est prospère ses agents économiques peuvent et veulent investir dans les infrastructures qui deviennent nécessaires, donc dans l'immobilier. La prospérité est alors visible par la présence de grues et de chantiers. Allez en Allemagne et vous verrez ce spectacle. Commencer par investir dans les infrastructures, c'est la méthode des pays en voie de développement avec le succès qu'on connaît...
a écrit le 12/05/2015 à 9:56 :
Une bonne partie de l'inflation des prix vient également des ponctions états, agents immobilier et banques qui font que lors de chaque revente les vendeurs ne veulent pas perdre ce qu'ils ont déboursé. Pour un appart à 159 000 euros net vendeur, l'acheteur se retrouvera au final à débourser pas loin de 180 000 euros, si vous êtes ensuite obligé de revendre avant 10 ans (travail, séparation, autre...) vous revendez le bien 180 000 pour ne pas faire de perte et le nouvel acheteur se retrouve à payer pas loin de 200 000 € c'est aussi ça qui fait beaucoup gonfler les prix
Réponse de le 12/05/2015 à 11:17 :
Pourquoi les gens veulent a tout prix ne pas perdre d argent et habiter gratuit. quand vous achetez une voiture, vous savez que vous la revendrez moins cher (idem pour n importe quel bien d usage). Pourquoi l immobilier devraot faire exception ?

Sinon vous avez oublie le cout principal : le credit. Si vous achetez 100, vous empruntez en general au moins 50, soit un surcout d au moins 2-3 %
Réponse de le 12/05/2015 à 13:55 :
Plutôt d'accord avec vous, mais la réalité est toute autre. La durée de vie d'une voiture ou d'une télé est sans commune mesure avec celle d'une maison. Et la différence c'est que les évolutions technologiques ont aussi un plus grand impact sur la valeur des autres objets d'usages. Une maison c'est aussi un terrain et elle peut être mise aux normes les plus modernes pour un certain coût, ce qui est impossible pour un téléphone, une voiture, une machine à laver...
Réponse de le 12/05/2015 à 15:06 :
On pourrait tout a fait mettre a niveau une voiture comme une maison. On ne le fait pas pour une raison de cout (acheter une autre voiture est moins cher) mais ca se fait sans probleme pour les bateaux ou avions. Et la encore un acheteur de bateau ne pense pas que son bateau d occasion va voir sa valeur augmenter ...
Réponse de le 12/05/2015 à 19:21 :
Le prix n'est pas fonction des désirs des vendeurs, mais de ce que les acheteurs peuvent ou veulent payer... Même sans taxe sur les PV immobilière, si un vendeur peut vendre 200 000 euros sa daube achetée 70 000 euros il y a 15 ans : Il vendra 200 000 euros.
Il manque au contraire des taxes sur toutes les PV immobilière pour que la hausse alimente moins vite la hausse : Le fameux j'achète un studio à 70 000 euros et dans 10 ans j'achète ma maison en banlieue avec la PV immobilière.
Le hic dans tout ça, c'est qu'il n'y a pas de miracle : Pour que certains se logent gratuitement, d'autres payent. Quand c'est via leurs impôts qui maintiennent des prix élevés, c'est juste une escroquerie démocratique.
Réponse de le 13/05/2015 à 6:54 :
@@jo : votre raisonnement est faux ! S il a acheté un studio 70 000 il y a 10 ans et que ce studio vaut 200 000 , s il vend il ne peut qu acheter le même studio ! Et s il est frappé de PV ( soit environ 40 000 avec surtaxe) il ne ne peut pas acheter l équivalent . Par contre s il vend pour pour mettre l argent sur son compte en banque il gagne de l argent .Je suis d accord avec vous il faut étendre les PV aux residences principales mais rester dans la fiscalité comparable à ce qui se fait partout en Europe : des PV sur 30 ans sans tenir compt e de l inflation c est du délire !
Réponse de le 13/05/2015 à 10:07 :
@malcomprenant

Votre exemple est excellent. Vous mettez sans le vouloir le doigt sur le problème :
Un studio acheté 70 000 il y a 10 ans était accessible à 85% de la population (avec un salaire de 1200€ par mois sur 18 ans, on peut emprunter cette somme).
10 ans plus tard, pour espérer acheter le même studio, il faut gagner 3250€ par mois et faire un crédit sur 20 ans, ce qui le rend accessible à 10% de la population (les 10% de revenus les plus élevés). Selon vous, le principal problème est que les boomers qui veulent le vendre auront une plus-value nette d'impôt de +130% alors que s'il n'y avait pas ces satanées taxes sur les plus-values, leur plus-value nette serait de +185% (au passage évidemment vous allez m'expliquer que la hausse de prix de +130 000€ est dûe exclusivement aux taxes sur les plus-values qui ne sont que de 40 000€ pour un triplement du prix).
Pour moi, le problème est surtout que le prix a pu monter à ce point et exclure autant de monde, et c'est là qu'il faut frapper très fort.
Réponse de le 13/05/2015 à 16:19 :
@@malcomprenant : je suis d accord avec vous sur le fait qu il faut régler le problème d une hausse exagérée des prix ( non pas depuis 10 ans mais entre 2000 et 2010) et j affirme qu il faut revoir de fond en comble toute la fiscalité immobiliere en se posant la question de savoir si justement cette fiscalité hors norme à comparer avec nos voisins n est pas une des causes de la hausse des prix du neuf et par conséquent de l ancien également . Je répète pour la n ieme fois que je m oppose pas aux PV mais vouloir reprendre , uniquement à ceux qui possèdent résidence secondaire, sans tenir compte de l inflation et sur 30 ans est une ânerie qui bloque le marché .


Réponse de le 13/05/2015 à 17:41 :
"Et s il est frappé de PV ( soit environ 40 000 avec surtaxe) il ne ne peut pas acheter l équivalent . " : Donc il ne contribue pas à faire monter les studios à 200 000 euros avec ses PV immobilière, donc les prix de l'immobilier restent corrélé aux revenus, donc il n'est pas nécessaire de cramer des milliards pour éviter l'éclatement d'une bulle...
PS : Vous oubliez la géographie du problème : En s'éloignant du centre ville avec sa PV sur son studio, il peut acheter une maison. La pyramide de Ponzi est spatiale.
a écrit le 12/05/2015 à 9:24 :
Créer une mesure comme le royaume uni, provoquerai une crise immobilière sur le long terme et un endettement de l'état grave, sachant qu'il est bien endetté. Une bonne mesure serai la libéralisation du marché de l'immobilier et ne plus avoir une intervention de l'état. Vous pouvez vous informer sur www.third.fr du marché immobilier. Reste que l'immobilier est aujourd'hui dans une période de stagnation, il reprendra seulement quand la croissance reprendra, c'est un cycle vicieux ou vertueux.
a écrit le 12/05/2015 à 9:09 :
Article completement delirant. C est sur que si on subventionne a fond un secteur, il va y avoir effet d entrainement sur la societe. Va t on sponsoriser l alcool car ca donne du travail au viticuleurs (et aussi aux hopitaux et aux constructeurs auto avec tous les bourres qui se mettent dans les platanes) ?
Sponsoriser l immobilier est un TRES MAUVAIS car c est un secteur qui n exporte pas, qui incite a la rente (en gros j achete et j attends que ca monte) et qui pousse au bas de gamme (pourquoi faire des etudes ou reflechir pour gagner moins que celui qui porte des parpaings)

Pire l immobilier est un secteur qui par definition est limite: on va pas construire des maisons partout (ou alors que va t on manger ? du beton ?) et les gens ne vont pas avoir X logements (le cout d entretien va devenir prohibitif !).
Il n y a qu a voir ce que le boom immobilier a fait a l espagne. Quand la bulle a explosee (car tot ou tard une bulle explose, l etat a frole la faillite, des banques sont devenues zombies et une bonne partie de la population a sombre dans la misere.
Est ce vraiment ce qu on veut en france ?
Réponse de le 12/05/2015 à 10:06 :
Une bonne partie de la réponse réside dans l'augmentation des prix de l'énergie qui est et sera inéluctable et un soutien accru vers la rénovation thermique des bâtiments existants. Chantier considérable qui ne créé pas de bulle, créé de l'emploi et est plutôt vertueux. Si des surtaxes étaient appliquées sur l'ancien ou récent mal noté énergétiquement, les vendeurs feraient sûrement plus de travaux dans ce sens. La généralisation de prêts à taux 0% selon les revenus, de crédit d'impôts et même de taux plus bas de la part des banques selon la note énergétique tout ceci irait dans le sens de l'emploi et contre les bulles
Réponse de le 12/05/2015 à 10:16 :
"pour gagner moins que celui qui porte des parpaings"

si c'est si facile, fais-le , ne te gêne surtout pas
Réponse de le 12/05/2015 à 11:13 :
Vu comment sont fait des diagnostiques energetiques, je doute de l efficacite d une telle mesure. On risque plutot d avoir soit du cosmetique soit carrement de la magouille (je te done tant et tu classe mon appart dans la bonne categorie).

Sinon si le prix de l energie augmente, la refection sera rentable d elle meme. Pourquoi est ce a l etat de la subventionner ? l etat ne vous subventionne pas pour monter un dispositif afin que votre voiture consomme moins !
Réponse de le 12/05/2015 à 13:47 :
@@jo
Il ya une nécessité d'avoir des diagnostiques beaucoup efficaces et professionnels, quitte à ce qu'ils soient effectués par des officiers d'états en statut de profession libérale comme les notaires. Je suis d'accord que l'augmentation des coûts de l'énergie fera qu'elle deviendra rentable d'elle même, elle l'est djà mais souvent sur le long terme.Sans subventions on voit mal comment des primos accédants ou bien personnes avec des petites retraites pourraient financer ces travaux quand les prix de l'immobilier sont a de tels niveaux. Toutes les industries d'aujourd'hui sont devenues grande grâce aux subventions directes ou indirectes (infrastructures) des états.
Réponse de le 12/05/2015 à 15:09 :
Le marché immobilier est déjà surévalué en France, de 20 % par rapport à l’Allemagne, je crois ?
On a vu ce qu'ont donné les programmes de défiscalisation : beaucoup de logement construits aux mauvais endroits et des problèmes de pénurie de logements à prix raisonnable dans d'autres. Il faut arrêter ces mesures dérisoires et qui déstabilisent le marché.
Pour le neuf il faudra simplifier les normes pour arriver à construire simple et pas cher, avec comme obligation une faible consommation d’énergie.
Pour la rénovation : l'efficacité énergétique est une bonne solution pour relancer le secteur du bâtiment, MAIS, c'est quasi dissuasif en France.
Les réglementations et les normes imposées sur les produits et la mise en œuvre, sont telles que même les professionnels ne s'y retrouvent pas. Où alors ils sont obligés de pratiquer des tarifs très élevés, ce qui compromet le retour sur investissement.
Il est rarement intéressant de rénover, car les contraintes fixées sont trop élevées.
Réponse de le 12/05/2015 à 17:15 :
Effectivement il est difficile d'avoir un retour sur investissement dans la rénovation. Le coût est énorme et le gain minime. Nous avons fait de gros travaux: changement de fenêtres en double vitrage, porte d'entrée, isolation de la toiture, salle de bain entièrement refaite et isolée il y a un an. Je m'attendais à voir ma facture énergétique en baisse cette année et ...nada...montant annuelle quasi équivalent à l'année précédente. Alors à part la plus-value à la revente, je ne vois pas trop comment amortir mon investissement de plusieurs milliers d'euro... à part le plaisir de vivre dans du neuf.
Réponse de le 13/05/2015 à 9:15 :
Beaucoup de betise et de melange, a la fois dans l'article (c'est a dessein) et dans les commentaires. C'est pour cela que le gouvernement detruit l'education, pour, rendre le peuple bete et apte a gober les apparentes verites deblaterees par, l'oligarchie. mais quelques premice d'evolution intelligente apparaissent parfois dans le debat, c'est particulierement visible dans le message de 12/05/2015 à 13:47, ou l'on sent que le commentateur comprend que le role de l'etat devrait etre dans l'information et non dans l'obligation/repression. Un peu plus de comprehension des lois de la physique permettrait egalement de comprendre l'aspect global des choses. On note par exemple qu'il est impossible pour le peuple de se payer un logement. Donc il faut subventionner. Et de l'autre cote le meme peuple est assomé d'impots. ne peut-on imaginer un systeme plus simple, plus libre, qui se rapprocherait par exemple des lois du marche, plutot que des usines a gazs avec des + et des - dans tous les sens (d'ou des instabilites, ce n'est plus de la physique, mais plutot des math dans la branche automatique). Idem pour les entreprises, ecrasees d'impots, sans prets, incapable de faire leur renovation ni d'embaucher pendant que les dirigeants de tout poils nagent dans le luxe. le parasitysme de cette hyper-classe, qui a cree ce systeme instable et qu'elle voudrait encore plus compliquer. C'est cela la source des problemes. Seule cette oligarchie profite de cette complexité, diviser pour regner.. Concretement, si un responsable non lie a l'oligrachie pourvait mettre en place une reforme de relance de l'economie (mais les candidats potentiels ont soigneusement ete ejectes, donc c'est un simple voeu), il ferair les choses simples suivantes: (1) pour les menages, le peuple, supprimer des impots stupides sur l'immobilier (genre sur les plus-values en revente, car rien de tel pour degouter de l'achat) (2) pour les entreprises, preter de l'argent a taux faible dans les projet immobilliers aux entreprises ecartees des banques parce que n'ayant pas de relations. je pourrai ainso reniver les 27 logements qui attendent depuis7 ans, et construire les 50 logements prevus au permis derriere, ce qui m'est impossible sans pret bancaire (Eh oui, je n'ai pas de copain dans les banques ou dans la politique!)
a écrit le 12/05/2015 à 9:00 :
L'immobilier est une bulle financière crée par les niches fiscales, in finé qui ont été accordées par l'endettement de l'Etat Français.

Il doit être mis fin à toutes ces niches fiscales il reste tellement de vacant à remettre à niveau et sur le marché.

Il faut en terminer avec cette rengaine des problèmes de l'immobilier en France
les solutions existent, de surcroît leur mise en oeuvre peut être immédiate,

il suffit de quelques ordonnances Présidentielles,

pas besoin d'attendre que le gouvernement Valls tergiverse, discutaille, bavarde inutilement sans fin ;

Taxer le plus lourdement possible, sans exception, toutes les surfaces locaux vacants sera salvateur car les rentiers seront placés devant 2 choix :

- 1er choix : remettre sur le marché de la vente ou de la location, le cas échéant en faisant des travaux de mise à niveau ce qui donnera beaucoup de travail aux entreprises du batiment ... au passage l'Etat bénéficiera des vertus de ces mises sur le marché :

a) ces travaux créeront des emplois en nombres massifs
b) les artisans auront beaucoup de travail
c) l'Etat encaissera des recettes de TVA
d) l'Etat aura moins besoin de construire
e) les prix de l'immobilier à la vente et à la location vont baisser grâce à ces remises sur le marché d'un énorme nombre de M² de surfaces habitables, la bulle immobilière sera terminée

2ème choix : les rentiers héritiers spéculateurs propriétaires récalcitrants devront payer les lourdes taxes sur la vacant ce qui produira de belles recettes fiscales pour l'Etat et les collectivités.
Réponse de le 12/05/2015 à 9:13 :
taxer l immobilier va a l encontre des interets de la classe la plus importante des electeurs : les vieux. et regardez ce que possedent nos politiciens : pas d actions, que du beton !

Sinon bien qu excessif, votre proposition serait benefique. Une baisse de l immobilier serait salutaire pour l economie : plus d argent pour la consommation, des couts plus faible pour l industrie (si votre employe a un loyer de 100, il va certainement pas travailler pour 90), plus d investissement dans l industrie et moins dans le parpaing. Mais ca va pas plaire aux pro de l immobilier (gros financier de nos politiciens) ni aux adorateurs du parpaings qui compte bien vendre leur villa 3 fois plus cher qu ils l ont achetee
Réponse de le 12/05/2015 à 12:37 :
Rajoutons à la liste de Niches lors d'une succession les héritiers directs n'ont -chacun- que le choix de conserver un appartement et une résidence secondaire. Le reste revient sur le marché sans autre forme par vente aux enchères ouvertes aux primo accédants. L'économie serait moins "rentière", plus circulante donc plus riche.
Réponse de le 12/05/2015 à 18:02 :
@quick
Merci pour votre commentaire.
Mais le Pays de l'escargot lancé au galop contre le mur politico-économique n'est-il déjà pas le dernier pays communiste de la planète… Avec la CORÉE du NORD ?
a écrit le 12/05/2015 à 8:24 :
d'un produit financier en hausse perpétuelle maintenue par l'interventionnisme de l'état...
Réponse de le 12/05/2015 à 15:12 :
Les actions de banques ?
a écrit le 12/05/2015 à 8:23 :
C'est là le problème, les aides diverses et variées créent des emplois certes, mais elles font aussi exploser les prix...et ce dans tous les secteurs. Les grands gagnants sont en finale ceux qui se remplissent les poches et pas l'ensemble de la société. Sans les aides, les prix seraient plus bas et donc plus accessibles. Dans d'autres domaines, mais où la situation est similaire: 1) si les mutuelles ne remboursaient pas, les prestateurs auraient des prix moins élevés ou pas de clients du tout. 2) si les constructeurs automobiles ne recevaient pas les primes à la casse et autres, ils vendraient tout de même leurs voitures, mais moins chères, car leur objectif, c'est de produire pour vendre et pas de produire pour produire :-)
a écrit le 12/05/2015 à 8:21 :
des prix artificiels qui ne profitent qu à une categorie deja privilegiée grace à la defiscalisation.....et des locataires qui ne peuvent plus se loger

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