Florange sera fixé sur son sort à minuit

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L'usine de Florange. Copyright Reuters
C'est ce vendredi que se joue le sort des salariés d'ArcelorMittal. L'État a jusqu'à minuit afin de trouver un repreneur ou décider de nationaliser le site mosellan pour éviter la fermeture définitive des hauts-fourneaux.

Le compte à rebours a commencé. Lorsque le douzième coup de minuit aura sonné ce vendredi, le site sidérurgique mosellan devra avoir trouvé un repreneur. Faute de quoi l'Etat devra nationaliser le site mosellan temporairement afin d'en éviter la fermeture définitive. Car le propriétaire indien est dur en affaire : il souhaite céder les hauts-fourneaux, mais conserver la partie aval du site, dédiée à la transformation de l'acier. De son côté, l'Etat veut forcer l'industriel à vendre l'intégralité du site.

"Si on laisse faire Mittal, il n'y aura plus de sidérurgie européenne d'ici quelques années", a déclaré le sénateur communiste, partisan d'une nationalisation, ce vendredi sur Europe 1. "Si on négocie un accord avec Mittal, il faut mettre tout sur la table, en particulier les dettes, et on verra ce qu'on lui doit, mais je ne suis pas sûr qu'on lui doive beaucoup d'argent", a-t-il poursuivi.

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait indiqué mercredi que le président François Hollande avait eu la veille "une discussion franche et ferme" avec le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, sur le sort du site sidérurgique de Florange. Et de préciser que la "préoccupation essentielle (du gouvernement)" était "l'avenir des emplois" du site. "La balle est dans le camp d'Arcelor Mittal", avait-elle ajouté.

 

Pour Laurence Parisot, "envisager une nationalisation (...) est vraiment scandaleux". Un tel chantage est "inadmissible", a déclaré la patronne du Medef jeudi sur RTL.
Toutefois Arnaud Montebourg annonçait le même jour l'existence d'un éventuel repreneur du site de Florange pour quelque 400 millions d'euros. Une très bonne nouvelle pour les syndicats.

De son côté, Matignon joue la discrétion, laissant le ministre du Redressement productif en pointe, multipliant les déclarations, parfois les provocations. Reste que si Arnaud Montebourg parvient à faire plier Mittal, il fera définitivement taire ses détracteurs. Dans le cas contraire, ceux qui, à l'instar de l'ancien Premier ministre François Fillon, dénonçait son "arrogance", pourront s'en donner à coeur joie. Pour l'heure, les négociations se poursuivent.

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Commentaires
a écrit le 30/11/2012 à 14:19 :
Arrêtez les écrans de fumée. La désindustrialisation nationale à commencée sous la présidence Mitterrand. 20000 licenciements en Lorraine sous un gouvernement socialo communiste, dénoncé d'ailleurs dans son premier livre par la ministre Lorraine de la culture.
a écrit le 30/11/2012 à 14:05 :
et personne ne semble se poser la question quid des investissements ou des exportations françaises en Inde? combien d'emplois cela pourrait il représenter en France?.
a écrit le 30/11/2012 à 13:01 :
où est la visison industriel à 10 ans du couple Hollande - Montebourg
d'autres on lancés le TGV , Aibus , Ariane .....
à ce jour on se contente de vouloir par démagogie nationaliser avec quel argent un site obsoléte fermé depuis 2 ans sans clients !
on voit les performances de gestionnaire de l'état et des régions et leurs soit disant élites alors de là à se transformer en industriel gag
pendant ce temps les autres se développent dans l'éolien , les neuroscienes , le digital ... le marché de 2020-2050
au secours
,s
a écrit le 30/11/2012 à 12:29 :
Combien vaut Florange? Montebourg annonce 400 millions, chiffres retenus par les medias comme si parole de Ministre sortait de la Bible; .Arcelor avait été acheté en 2006 pour la totalité des sites 27 milliards.. alors, c'est clair que l'on va avoir du mal à être d'accord..
a écrit le 30/11/2012 à 11:51 :
Mme Parisot a perdu une occasion de se taire. Je suis très déçu de sa réaction qui va à l'encontre de la raison. Cette femme devrait démissionner de son poste, elle semble largué dans le monde des affaires.
Réponse de le 30/11/2012 à 13:27 :
et vous êtes ?
Réponse de le 30/11/2012 à 15:33 :
Le père EIFFEL prêt à construire une deuxième tour pour sauver la sidérurgie Française ......
a écrit le 30/11/2012 à 11:33 :
400 millions d'Euro pour sauver (provisoirement) moins de 700 emplois et sauver l'amour propre de Montebourg, et égayer les "nationalisateurs" de tout poil, et effrayer les investisseurs étrangers, et ....être de gauche, c'est cher et très cher. Mais la France a les moyens, n'est-ce pas!
Réponse de le 30/11/2012 à 11:57 :
Lisez l'article de la DG de BIC une gauchiste de lka pire espece qui met en avant le risque d'une mondialisation sans regle....
Réponse de le 30/11/2012 à 12:20 :
S'il y a quelqu'un qui profite de la mondialisation, c'est bien BIC qui exporte 95% de ses briquets fabriqués en France.
a écrit le 30/11/2012 à 11:14 :
si en nationalisant on sauve 600 emplois uniquement en theorie, puisqu'il seront supprimés à dunkerque qui fourni la partie froide,nous en perdront combien de milliers à cause des entreprises qui ne voudront pas venir en france ;et combien de canards boiteux vont demander à etre nationalisés
a écrit le 30/11/2012 à 11:11 :
En 86, l'Etat fait fermer le site de Pompey (54). Résultat : La Lorraine passe de la région la plus riche et dynamique de France à la plus PAUVRE, avec 2/3 de sa population en dessous du seuil de pauvreté.
Et là, l'histoire se répète, dans la même région.
et RIEN, encore une fois, ne sera fait pour palier ces pertes. RIEN !
Merci la France... La Lorraine ferait mieux de RE-demander son indépendance de Grand Duché. Il y a toujours un héritier au Trône et, il est bon de le savoir, le statut légal de la Lorraine est TOUJOURS à "pays annexé". Donc...
Le Luxembourg a réussi, lui, à passer de la sidérurgie à autre chose. Ils ont manqué quoi, en Lorraine ? La Liberté, je pense.
Réponse de le 30/11/2012 à 11:27 :
meme combat que les savoyards,bon courage amis lorrains
a écrit le 30/11/2012 à 10:59 :
Nationaliser cette usine qui est un vieil os...!C'est n'importe quoi.
Il vaudrait mieux dépenser de l'argent pour le les ex Chantiers de l'Atlantique, çà serait quand même plus intelligent...Faire des rouleaux de tole pour fabriquer des voitures, alors que le marché est archi saturé et que les constructeurs automobiles ne savent plus quoi faire de leurs bagnoles (et pour longtemps)...ça n'a pas de sens! Ce qui serait drôle, c'est que Mittal nous refile cette usine obsolète, j'aimerai voir ce qu'on va en faire par la suite. Les communistes, on a vu ce qu'ils savaient faire en URSS...alors qu'ils viennent nous donner des conseils pour l'industrie! C'est fort...
a écrit le 30/11/2012 à 10:25 :
La préoccupation essentielle du gouvernement est l'avenir des emplois, et ils ont raison. Ça laisse entrevoir la porte de sortie: Mittal va garantir un reclassement des salariés (on parle de 650 sur 20000 en France) et éventuellement on lancera le projet Ulcos avec l'argent de l'UE, tant décriée par les fanas de la nationalisation. Et Montebourg aura fait pschitt encore une fois.
Réponse de le 30/11/2012 à 11:16 :
Vous dites "Mittal va garantir un reclassement des salariés..." Vous croyez qu'ils ont envie de bouger ces salariés? Non, et c'est une grosse part du problème!
Réponse de le 30/11/2012 à 12:23 :
@JLT: je corrige donc: Mittal va *proposer* un reclassemnt des salariés. Ça peut même être à Florange où il n'y a pas que les hauts fourneaux.

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