Les banques russes prêtes à affronter "le scénario extrême"

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Moscou se prépare à affronter une possible intensification des sanctions économiques de la part de l'Occident, en représailles à l'annexion de la Crimée. (Photo :Reuters)
Moscou se prépare à affronter une possible intensification des sanctions économiques de la part de l'Occident, en représailles à l'annexion de la Crimée. (Photo :Reuters) (Crédits : Reuters)
Des tests de résistance ont été menés sur le système bancaire russe afin de simuler le scénario d'une fermeture des marchés extérieurs. Les premiers résultats sont positifs, selon la banque centrale moscovite.

Cela suffira-t-il à rassurer les Russes ? Selon les déclarations vendredi du patron de la Banque de Russie, Alexei Simanovsky, les stress tests récemment menés par la banque centrale mettent en évidence que les prêteurs russes sont capables de résister en cas de fermeture des marchés extérieurs, rapporte le Wall Street Journal.

Ces tests visaient à tester la résistance du système bancaire russe dans le cas où il ne ne lui serait plus permis d'emprunter à l'étranger, explique le quotidien américain. D'après les premières conclusions, la structure du système bancaire russe en ce début d'année 2014 devrait lui permettre de tenir bon face à un tel "scénario extrême", a affirmé Alexei Simanovsky.

Des sanctions capables d'ébranler le pays

En représailles à l'annexion de la Crimée par la Russie, les États-Unis n'ont sanctionné pour l'instant qu'un seul établissement. Il s'agit de la banque Rossia, qui constitue, selon le Trésor américain, une banque personnelle pour certains officiels russes. Ces derniers ont ainsi vu leurs cartes bancaires Visa et Mastercard être coupées sans préavis.

De plus larges sanctions pourraient être prises à l'encontre du système bancaire moscovite - comme la fermeture des robinets de financement - et risqueraient d'ébranler sérieusement le pays, avait déclaré fin mars le PDG de la banque Sberbank, plus large prêteur russe.

Afin d'anticiper ces éventuels sanctions économiques, la Russie a notamment commencé à travailler sur de nouveaux systèmes de paiement qui remplaceraient Visa et Mastercard, à l'instar de la "Carte électronique universelle" qu'une filiale de Sberbank propose déjà.

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Commentaires
a écrit le 06/04/2014 à 17:19 :
Poutine s'aperçoit que, s'il a pu annexer la Criméepar un coup de force, il n'en est pas pour contrer les effets négatifs des sanctions occidentales. La Russie a été impuissante à empêcher la chute des cours de la Bourse de Moscou, à la fuite des capitaux (70 milliards de dollars au 1er trimestre), le recul à zéro du taux de croissance. La création d'une carte de crédit russe constitue un défi difficile à gagner dans ces conditions. Les exemples chinois et japonais, cités par Poutine, ne sont pas pertinents à cet égard. L'économier souffreteuse de la Russie n'est en rien comparable à c elle de la Chine et du Japon. Par ailleurs, Unipay et JTC ne représentent que 7,5% et 1% du chiffre d'affaires du secteur. Enfin, une carte russe n'a de sens que si elle peut être utilisée à l'étranger, ce qui suppose des négociations avec les pays, les banques, les entreprises concernées.
a écrit le 05/04/2014 à 18:42 :
Bah! Il va falloir tenir presque 2 ans à ce gouvernement fantoche US avant que le suivant ne change d'orientation. Les américains qui se sont fait balayer en Afghanistan vont bientôt constater que les morts étaient inutiles. Les pays risque d'être partagé en 3 et le Pakistan en 2 et ils ne seront plus là comme l'on s'y était habitués en Europe, faisant des moulinets en se croyant "couverts". Il serait bon de ré-évaluer nos stratégies.
a écrit le 05/04/2014 à 16:25 :
ben, nous, on sait pas trop où l'on va non plus......pessimisme? ...crois pas, non...
a écrit le 04/04/2014 à 23:19 :
L'économie russe est en fait très fragile bien trop dépendante du pétrole et gaz qui deviennent lentement mais sûrement de moins en moins compétitifs. En envahissant la Crimée, Poutine a sans doute rendu plus service à l'Europe qu'à la Russie à moyen et long terme.
Réponse de le 05/04/2014 à 0:19 :
@pro-européen: les ressources naturelles devraient être un atout, mais des branquignols à la tête d'un pays sont le véritable problème. Le Canada est riche en ressources et pourtant, c'est un pays à la botte des Américains qui enregistre un taux record de pauvreté. Bon, tu vas me dire que dans les pays anglosaxons en particulier, le social c'est pas leur truc :-)
a écrit le 04/04/2014 à 21:40 :
La Russie doit comprendre que dans le monde de 2014 ,on ne peut pas faire n'importe quoi , elle n'est pas toute seule, il y le droit des autres pays comme l'Ukraine. Et si demain on prenait la moitié des territoires Russes serait-elle contente et pourtant si l'on regarde toutes les populations qui peuplent jusqu'au détroit de Béring qui n'ont rien de commun avec la Russie Occidentale et qu'on leurs demande de voter pour une indépendance, nul n'est certains du résultat . Comme les iles japonaises annexées depuis 45 .
Réponse de le 04/04/2014 à 23:02 :
On dirait que le droit des peuples de choisir leur avenir vous irrite
Réponse de le 04/04/2014 à 23:33 :
@ Gisèle : si vous appelez un pseudo référendum suite à une invasion "le droit et choix des peuples", le surnom de Staline ne vous irait-il pas mieux ?
Réponse de le 05/04/2014 à 0:28 :
@Gisèle: le retour de la Crimée dans le giron de la Russie n'est pas tout à fait illogique, bien que je doute que Poutine fasse dans les libertés individuelles. En revanche, le démantelement proposé le weekend dernier à Kerry est inacceptable, car il ne s'agit pas de laisser les peuples disposer d'eux-mêmes, mais bien d'une annexion déguisée. Bien sûr qu'une fois le pays dépecé on va demander aux gens de voter, et pourquoi pas, dans le même esprit, organiser un référendum dans certains quartiers de Marseille et d'autres grandes villes !! Et si on a bien compris ton cheminement intellectuel, on doit se préparer à céder une partie de notre territoire au Maghreb :-)
a écrit le 04/04/2014 à 20:46 :
La Sberbank survivra probablement, mais rien n'est moins sûr pour les quelques autres 1000 banques russes. On va revenir à la situation du début des années 90 sauf que l'État pourra imprimer de la monnaie à souhait (assouplissement quantitatif américain par exemple). Si c'est l'État qui est maitre-d'oeuvre, le danger est moindre, mais si, comme chez nous, on emprunte aux banques aux taux d'intérêt que l'on connait, ça va être une belle pagaille :-)
Réponse de le 04/04/2014 à 23:43 :
Cà a l'avantage d'éviter les excès de la République de Weimar durant laquelle il fallait une brouette de billets pour acheter un timbre.
a écrit le 04/04/2014 à 18:54 :
C'est la simple réaction d'un État souverain, il n'y a pas de surprise, la France n'est plus qu'une entité sous tutelle.... a moins qu'elle ne se réveille!
a écrit le 04/04/2014 à 16:53 :
Peut etre que ça va être comique de voire comment le système pyramidal mondialisé va réagir a ce genre de petite chiquenaude.
a écrit le 04/04/2014 à 15:53 :
qui le dit.

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