BAROMÈTRE EXCLUSIF. Donald Trump se hisse en tête du classement des personnalités internationales les plus marquantes de 2025

Vladimir Poutine accueille Donald Trump sur le tarmac de la base Elmendorf-Richardson en Alaska.
LTD / AFP / SERGEY BOBYLEV

Vladimir Poutine accueille Donald Trump sur le tarmac de la base Elmendorf-Richardson en Alaska.
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Son altercation avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, son discours remarqué face au Parlement israélien… et bien sûr le tapis rouge déroulé à Vladimir Poutine. Les images fortes de la première année du second mandat de Donald Trump ne manquent pas.
Depuis son investiture, le président américain a tout fait pour faire parler de lui. Notre sondage le désigne donc logiquement comme la personnalité internationale la plus marquante de 2025, dans toutes les catégories de population et qu’importent les affinités politiques.
« Son bilan est extrêmement brutal sur le fond et sur la forme, situe Ludivine Gilli, directrice de l’Observatoire Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès. On pouvait s’y attendre au regard de sa personnalité et de sa campagne. » Dès son retour, il se fait remarquer par ses revirements au sujet de l’Ukraine, jusqu’à recevoir en grande pompe Vladimir Poutine en Alaska. Le président russe arrive d’ailleurs deuxième de notre classement, suivi par son homologue ukrainien.
Signe de la place de ce conflit dans l’agenda diplomatique de l’année.
« Donald Trump oblige les puissances à ajuster leur propre politique étrangère, explique Frédéric Ramel, spécialiste des relations internationales et enseignant à Sciences Po. Il utilise la technique du chaos pour occuper le terrain et faire le buzz mais il y a derrière un vrai projet de destruction de l’ordre international. » Car au-delà de l’Ukraine, le milliardaire a accumulé les provocations en annonçant pêle-mêle vouloir annexer le Groenland, renommer le golfe du Mexique « golfe d’Amérique » et faire de Gaza une « French riviera ». « Trump confond diplomatie et communication », estime Frédéric Ramel.
Au Proche-Orient, justement, le président américain est intervenu dans la guerre entre Israël et le Hamas. À Jérusalem mi-octobre, il a annoncé un accord de cessez-le-feu impliquant l’arrêt des combats à Gaza et le retour des otages. Le tout après d’âpres négociations avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien que notre sondage place en cinquième position. Affaibli politiquement par un conflit qui a fait plus de 70.000 victimes, le dirigeant de l’État hébreu aura à faire face à des élections législatives en 2026.
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Dans ce contexte diplomatique tendu, 2025 a aussi été marqué par la disparition du pape François — dont les funérailles fin avril ont été l’occasion d’un échange surprise Trump/Zelensky - et par l’élection de son successeur Léon XIV. Malgré son discours sur « la paix dans le monde », l’Américain a réalisé un début de pontificat plus discret que François. Il se fraie une place dans le top 5 des personnalités internationales de l’année chez les moins de 25 ans, les plus de 60 ans et les sympathisants macronistes et LR.
Dominée dans le monde par l’actualité autour des guerres en Ukraine et à Gaza, l’année écoulée « dit quelque chose de la brutalisation du monde », selon Frédéric Ramel. « C’est notamment le retour — si tant est qu’elle ait vraiment disparu — de la guerre interétatique et de celle qui se fait en dehors du droit », appuie le chercheur. L’Europe, elle, est reléguée au second plan et furtivement représentée dans l’esprit des sondés par l’Italienne Giorgia Meloni et la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula Von der Leyen.
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Quant à Donald Trump, les observateurs le voient plus puissant que lors de son premier passage à Washington. « De 2017 à 2021, détaille Ludivine Gilli, son entourage le freinait en partie, il maîtrisait mal le fonctionnement des institutions et il n’avait pas de majorité à la Cour suprême. » Les élections de mi-mandat prévues à l’automne 2026 pourraient changer la donne s’il venait à perdre sa majorité à la Chambre des représentants. « Sa capacité d’action pourrait être limitée, poursuit la spécialiste. Mais en partie seulement car il a montré une capacité à faire indépendamment de ce que disent les pouvoirs législatif et judiciaire. »
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