Bourse et rentrée des classes font rarement bon ménage

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Depuis 1928, le mois de septembre est, le plus souvent, baissier sur les marchés d'actions

A peine ont-ils eu le temps de désensabler leur tenue estivale que les investisseurs doivent déjà faire face à la dure réalité des marchés. Car malgré leur sursaut d'orgueil du jour, les indices boursiers des principales places occidentales font toujours grise mine une semaine après le début du mois de septembre : -7,2% pour l'EuroStoxx 50, -7,2% pour le Dax, -6,5% pour le Cac 40, -3,7% pour le S&P500...Les pressions vendeuses ont pris le pas sur la volonté de certains opérateurs de profiter de niveaux de valorisation historiquement bas, notamment dans le secteur bancaire.

Force est d'admettre qu'entre le piètre état des finances publiques des membres de la zone euro et l'atonie des niveaux de croissance économique de part et d'autre de l'Atlantique, le cocktail est peu ragoûtant. Le contexte ne semble pas en tout en cas propice à inverser une tendance baissière solidement ancrée depuis 1928 à Wall Street sur cette période de l'année. Voilà, en effet, plus de quatre vingt ans que l'indice Dow Jones connaît une chute de tension en septembre qui, avec un repli moyen compris entre 1 et 1,5%, s'impose de fait comme le plus mauvais mois de l'année.

Même constat pour le CAC 40 qui, depuis 2000, a reculé en moyenne de 3% en septembre . 2002 (-17,49%), 2001 (-13,02%) et 2008 (-10,05%) figurent en être de la liste des plus mauvais millésimes. D'aucuns diront qu'il ne s'agit là que de simples séries statistiques ne présageant pas l'avenir. A cela près qu'en période de volatilité extrême, l'effet psychologique de ce type de données historiques n'est pas totalement neutre dans la fixation du prix des actions.

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