Politique publique d'intelligence économique : y a-t-il un pilote dans l'avion ?

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Olivier Buquen, actuel délégué interministériel à l'intelligence économique, Copyright Reuters
Olivier Buquen, actuel délégué interministériel à l'intelligence économique, Copyright Reuters (Crédits : DR)
Réunis en colloque à l'Assemblée nationale mardi 11 décembre, les spécialistes de l'intelligence économique ont fait connaître leur souhait de voir la D2IE (Délégation interministérielle à l'intelligence économique) mettre la clé sous la porte, au profit de la création d'un Haut commissariat à l'intelligence économique et à la prospective.

Un colloque dédié à l?intelligence économique à l?Assemblée nationale sans l?intervention du délégué interministériel à l?intelligence économique, Olivier Buquen, présent dans l?assistance, est un signal fort.
Depuis plusieurs jours, des rumeurs couraient sur son remplacement par Claude Revel, spécialiste du droit des affaires et des problématiques d?influence, ou sur la création d?un Haut commissariat à l?intelligence économique. C?est la seconde solution qui semble prévaloir à ce jour.
"Ce Haut Commissariat est en train de se mettre en place", a confirmé Alain Rousset, député PS et président de l?Association des régions de France.
A l?instar de l?ancien Haut responsable à l?intelligence économique, incarné par Alain Juillet jusqu?en 2009, ce nouveau Haut commissariat à l?intelligence économique serait directement rattaché au Premier ministre et composé d?une petite équipe d?une dizaine de personnes. Jean-Louis Levet, économiste et conseiller auprès du Commissaire général à l?investissement, Louis Gallois, pourrait être pressenti pour le chapeauter.
Cette nouvelle entité signerait donc vraisemblablement la fin de la délégation interministérielle à l?intelligence économique.
 

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Commentaires
a écrit le 24/12/2012 à 10:20 :
TrÚs bon résumé de situation de Emma et de Bâillonné (je compléterais en disant que l'IE est impérative et nécessaire, surtout en période de vache maigre ou gagner des batailles économiques, c'est avant tout éviter de perdre ses contrats !).

Pour les autres, aller voir sur Wikipédia ce qu'est vraiment l'intelligence économique

Cordialement
a écrit le 13/12/2012 à 9:50 :
L'IE c'est possible et nécessaire, mais les français n'ont pas les outils permettant de la développer, ni peut-être la culture... D2IE, Haut-commissariat ou SCIE ou... qu'importe, il faut coopérer ! et là, le bât blesse. Les services de l'État on toujours des visions hégémoniques de leur ministère, ce qui prévient toute coopération et tout succès. L'information, on se la garde ! "on" ne partage pas !! Et gare à celui qui passerait outre pour coopérer avec l'ennemi, l'arrivée des régions dans la partie, va empirer et congestionner l'ensemble. Il faudra vraiment un service Premier-Ministre FORT pour décongeler le système.
Et surtout que tout le monde comprenne que l'IE n'est pas la barbouzerie, n'est pas pour le patron et contre le travailleur, n'est pas réservée à une élite.
My two cent...
a écrit le 12/12/2012 à 15:32 :
La réponse est claire et nette : il n' y a pas de pilote aux commandes de l'I.E. L'efficacité d'un éventuel haut commissariat à l'I.E dépend surtout de la personnalité de celui qui sera chargé de la diriger. On ne trouve pas des hommes comme Alain Juillet ou Philippe Rondot au coin d'une rue sombre.
a écrit le 12/12/2012 à 12:45 :
Lier intelligence et économie,quand on voit le résultat planétaire,ce serait plutôt la bêtise economique
a écrit le 12/12/2012 à 12:24 :
Mais qui parle encore de faire des économies?
a écrit le 12/12/2012 à 11:11 :
Un machin qui remplace un autre machin ca va faire des économie tout cela

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