Wall Street termine en hausse après des statistiques mitigées

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Les places américaines ont grimpé en fin de séance pour terminer en hausse ce vendredi après la révision à la baisse de la contraction du PIB américain au premier trimestre. Le Dow Jones progresse de 1,15% à 8.500 points, le Nasdaq prend 1,29% à 1.774 points et le S&P 500 gagne 1,36% à 919 points.

Wall Street a profité des derniers échanges ce vendredi pour terminer la semaine sur une nouvelle hausse, après la publication de nouvelles statistiques mitigées pour l'économie américaine. Jeudi, les indices new-yorkais avait également clôturé en hausse malgré des chiffres décevants pour le secteur immobilier. Le Dow Jones progresse de 1,15% à 8.500 points, le Nasdaq prend 1,29% à 1.774 points et le S&P 500 gagne 1,36% à 919 points.

Sur le front des statistiques, le Produit intérieur brut (PIB) américain s'est contracté de 5,7% au premier trimestre en rythme annuel. La première estimation avait fait état d'une chute de 6,1% de l'activité. Les économistes avaient anticipé cette révision à la baisse, mais pensaient qu'elle serait plus marquée, tablant en moyenne sur -5,5%. C'est le troisième trimestre consécutif de recul de la première économie mondiale (-0,5% puis -6,5% sur les deux derniers trimestres 2008). Cela n'était plus arrivé depuis 1974-1975. Et l'activité devrait à nouveau se contracter au prochain trimestre.

Par ailleurs, l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan s'est élevé à 68,7 au mois de mai, au plus haut depuis septembre 2008, contre 65,1 en avril. Ce chiffre est légèrement supérieur aux attentes des marchés, qui misaient sur 68. Il confirme la tendance mise en avant lundi par l'indicateur du Conference Board, qui a bondi de 40,8 en avril à 54,9 en mai. Enfin, l'indice PMI de Chicago a nettement reculé en mai, passant de 40,1 à 34,9 points. Cela traduit une accélération de la dégradation de l'activité industrielle dans la région de Chicago (un indice de 50 marquant la frontière entre une croissance et un ralentissement de l'activité). Les économistes attendaient au contraire un léger gain de cet indicateur, à 42 points.

Du côté des valeurs, General Motors est passé sous la barre du dollar, chutant de 33,04% à 75 cents. Le groupe devrait se placer sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites le 1er juin. Une procédure accélérée qui durera au moins entre 60 et 90 jours. Mais le géant de Detroit doit avant tout convaincre les détenteurs de sa dette obligataire, auxquels une nouvelle offre a été formulée ce jeudi. Ces derniers avaient refusé une première offre, visant à convertir 27 milliards de dollars de créances contre 10% de son capital. GM leur propose en plus des garanties pour l'acquisition de 15% supplémentaires. En contrepartie, les créanciers devront s'engager à soutenir le plan gouvernemental, qui prévoit la vente rapide des actifs sains du groupe à un "nouveau GM".

Si les créanciers du premier constructeur automobile mondial refusaient cette proposition de la dernière chance, GM n'échappera pas à une procédure plus douloureuse. L'offre court jusqu'à samedi 17 heures, a indiqué un responsable américain. Aucun seuil d'acceptation n'a été fixé (contrairement à la première, qui devait être accepté par 90% des créanciers) et sa réussite serait déterminée en fonction de l'identité des créanciers l'ayant refusée et acceptée. Selon les premières informations, la nouvelle proposition de GM serait soutenue par des créanciers représentant 25% de la dette du groupe.

Dell prend 0,87% à 11,58 dollars. Le deuxième fabricant mondial d'ordinateurs, derrière son compatriote Hewlett-Packard, a vu son bénéfice net plonger de 63% entre février et avril, à 290 millions de dollars. Cependant, ces résultats sont conformes aux attentes, avec un bénéfice par action (BPA) de 24 cents hors exceptionnels, un cent de mieux que le consensus des marchés. Le chiffre d'affaires est en revanche légèrement décevant, tombant à 12,3 milliards de dollars sur la période contre 12,7 milliards escomptés par les analystes. Ils s'affichent en repli de 23% par rapport au premier trimestre du précédent exercice, notamment en raison du net ralentissement de la demande mondiale.

Le joaillier Tiffany gagne 0,82% à 28,36 dollars après avoir publié des résultats légèrement inférieurs aux attentes. Ses profits se sont élevés à 24,3 millions de dollars, soit 20 cents par action. C'est un cent de moins que les prévisions des marchés. Les revenus du groupe ont reculé de 22% sur la période, à 523 millions de dollars contre 537 millions escomptés par les analystes. Et ses ventes à nombre de magasins comparables ont plongé de 34%. Cependant, Tiffany a maintenu ses objectifs annuels, à savoir un BPA compris entre 1,50 et 1,60 dollar et une baisse de 11% de son chiffre d'affaires. Les analystes misent sur des profits de 1,57 dollar par titre.

Toujours sur le front des résultats trimestriels, Marvell Technology a fait état d'une perte de 39,5 millions de dollars au titre de son premier trimestre, à comparer avec un bénéfice de 70 millions de dollars l'an passé. Hors exceptionnels, le groupe de semi-conducteurs a dégagé un bénéfice de 5 cents par action, un chiffre conforme au consensus des marchés. Ses revenus ont plongé de 35%, à 521 millions de dollars. Les analystes tablaient sur des ventes de 517 millions. En outre, le groupe a livré des prévisions jugées solides pour son deuxième trimestre, faisant état d'une remontée des commandes et d'une baisse de ses coûts. L'action est cependant en baisse de 2,22% à 11,43 dollars.

Enfin, Office Depot grimpe de 5,71% à 4,63 dollars. JPMorgan a relevé sa recommandation sur le titre du deuxième distributeur américain de fournitures de bureau, passant de "neutre" à "surpondérer" et a revu à la hausse son objectif de cours, de 5 à 8 dollars. L'établissement explique cette décision par l'amélioration attendue de la conjoncture, qui devrait se refléter sur les résultats du groupe. Au premier trimestre, Office Depot a accusé une perte de 55 millions de dollars, fortement réduite en raison d'importants efforts de réduction de coûts.

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