Wall Street hésite après des statistiques mitigées

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Les places américaines s'affichent en légère baisse ce mardi en début d'échanges, en raison du repli inattendu de la confiance des consommateurs. Le Dow Jones cède ainsi 0,14% à 9.776 points, le Nasdaq recule de 0,16% à 2.127 points et le S&P 500 est stable à 1.063 points

Wall Street  flirte à nouveau avec le rouge. Après avoir mis fin lundi à trois séances consécutives de baisse, dopés par une vague d'opérations de fusion et d'acquisition sur le secteur pharmaceutique et technologique, les indices new-yorkais ne résistent pas ce mardi à un nouvel indicateur économique décevant. La confiance des consommateurs a en effet reculé en septembre, à la surprise des économistes. La hausse plus importante que prévu des prix de l'immobilier vient en revanche compenser ce mauvais indicateur.

Vers 16 heures, le Dow Jones cède ainsi 0,14% à 9.776 points, le Nasdaq recule de 0,16% à 2.127 points et le S&P 500 est stable à 1.063 points. Les indices avaient ouvert en légère hausse.

Sur le front des statistiques, l'indice de confiance des consommateurs, mesuré par l'institut privé du Conference Board, a reculé de manière inattendue en septembre, tombant à 53,6. Les économistes avaient en effet anticipé une progression du moral des ménages, à 57 contre 54,5 en août. Cette évolution s'explique par la dégradation du marché de l'emploi, qui plombe la confiance des consommateurs. Ce chiffre est particulièrement surveillé alors que la consommation des ménages constitue le principal moteur de la croissance outre-Atlantique.

Le prix des logements a progressé pour le troisième mois de rang, augmentant en moyenne de 1,6% en juillet par rapport à juin, soit trois fois plus que les anticipations des marchés. L'indice Case-Shiller, mesurant les prix dans les vingt plus grandes agglomérations américaines, ressort en baisse de 13,3% en glissement annuel, contre -15,4% le mois précédent. Les économistes attendaient de leur côté un repli de 14,2% sur un an.

Du côté des valeurs, Citigroup prend 2,84% à 4,70 dollars. L'influent analyste Richard Bove a nettement relevé son objectif de cours sur la banque new-yorkaise, passé de 4 à 6,5 dollars. Il mise par ailleurs sur un bénéfice par action (BPA) de 13 cents cette année, là où les opérateurs attendaient jusque là une perte de 16 cents. Par ailleurs, Citigroup a conclu la vente de ses activités portugaises de cartes de crédit à la banque britannique Barclays. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé, mais avoisinerait les 100 millions de dollars selon le Wall Street Journal.

Toujours sur le secteur financier, Goldman Sachs cède 0,04% à 182,42 dollars. Le fonds souverain chinois China Investment Corp (CIC) serait sur le point d'investir deux milliards de dollars dans des actifs américains dépréciés de trois fonds immobiliers et d'infrastructures, dont l'un est géré par la première banque d'affaires américaine, affirme ce mardi l'agence Reuters.

Cit Group grimpe de 8,39% à 1,81 dollar. Le groupe de services financiers, qui a évité de justesse le dépôt de bilan fin juillet, pourrait fusionner avec le spécialiste du crédit immobilier IndyMac, qui s'est lui-même placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Ce scénario serait en tout cas soutenu par le gérant de hedge funds John Paulson, l'un des créanciers de Cit, rapporte ce mardi le New York Post.

Delta Air Lines gagne 1,72% à 9,15 dollars. Le première compagnie aérienne mondiale a indiqué avoir bouclé de nouvelles opérations de financement d'un montant de 2,1 milliards de dollars. Ces dernières lui ont permis d'honorer 1,5 milliard de dollars de dette venant à échéance en 2010, ainsi que de dégager 600 millions de dollars supplémentaires pour renforcer sa trésorerie. La compagnie a déjà annoncé deux émissions obligataires de 500 millions de dollars chacune depuis le début du mois.

Le groupe de presse Gannett s'envole de 15,23% à 11,50 dollars. Le propriétaire d'USA Today, le quotidien le plus lu outre-Atlantique, a livré des prévisions de résultats nettement supérieurs aux attentes. Le groupe attend ainsi un BPA allant de 39 à 42 cents, sans la prise en compte des charges liées à sa restructuration, contre 29 cents escomptés par les analystes. En revanche, le chiffre d'affaire devrait être moins bon que prévu, compris entre 1,31 et 1,32 milliard de dollars.

Forte hausse également pour Walgreen. La deuxième chaîne américain de drugstore a dépassé le consensus pour le compte de son quatrième trimestre. Le groupe a dégagé 436 millions de dollars de profits sur la période, soit 44 cents par titre. C'est cinq cents de mieux que les prévisions des opérateurs. Le chiffre d'affaires a progressé de 8%, à 15,7 milliards de dollars, un chiffre en ligne avec les attentes. Le titre s'adjuge 10,30% à 37,72 dollars.

Enfin, Coca-Cola affiche un gain de 0,30% à 53,28 dollars alors que Citigroup recommande désormais le titre à l'achat. L'intermédiaire new-yorkais estime que le numéro un mondial des boissons non alcoolisés devrait dégager des profits plus élevés l'an prochain, profitant de sa très bonne relation avec son réseaux d'embouteilleurs indépendants. Citi est également passé à "achat" sur Dr Pepper Snapple, qui prend 1,03% à 28,79 dollars.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je ne comprends comme le journaliste qui a rédigé cet article peut parler d'un "....repli inattendu de la confiance des consommateurs. ..." les consommateurs américains sont ceux qui ont vu leurs salaires baisser sous la contrainte ces derniers mois, sont ceux qui sont sous la menace d'être virés par leurs patrons, sont ceux qui sont déjà chômeurs sous allocations et sont aussi ceux qui sont chômeurs mais déjà sortis du système d'allocation US ....
...Les consommateurs américains sont comme les consommateurs du monde entier, ils ne peuvent pas être plus confiant tant que leurs conditions personnelles et collectives se dégradent....alors pourquoi soutenir un faux discours consistant à anticiper à court terme un retour de la confiance des consommateurs américains !!!!!!!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour compléter et terminer, quel est la valeur ajoutée du journaliste si cela consiste à reprendre sans analyse les tendances supposées des statisticiens qui sont l'instrument des les fantasmes de Wall Street ?
C'est comme cela que l'on reprend une intention absurde pour en faire une vérité du moment "Les économistes avaient en effet anticipé une progression du moral des ménages, à 57 contre 54,5 en août" .....qui est évidemment contredite par la suite par les faits : "Cette évolution s'explique par la dégradation du marché de l'emploi, qui plombe la confiance des consommateurs". C'était quand même pas difficile de l'anticiper, non ???

A qui profite ces fausses intentions ainsi socialisées au point d'être parole d'évangile : aux banques d'affaires qui continue à s'en mettre plein les poches à cour terme avant que l'on ne découvre à la fin de cette année qu'elles sont encore et toujours plombé par leurs milliards d'asset pourris ...la fin d'année va être difficile pour tous !

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