Le plan de rigueur allemand ne plaît pas aux marchés

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Après avoir ouvert en nette baisse, le CAC 40 avait repris des forces à mi-séance. Mais l'annonce de plan d'austérité allemand a inquiété les marchés.

Le spectre d'une crise en Europe est réapparu. Alors que les marchés commençaient à se calmer, l'annonce du report du dîner entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy et le plan de rigueur allemand a ravivé les inquiétudes. Le gouvernement Merkel évalue à 86 milliards d'euros les économies budgétaires nécessaires jusqu'en 2014. Certains craignent que la première économie d'Europe ne freine la reprise mondiale à trop vouloir se serrer la ceinture.

Le CAC 40 chute de 1,21% à 3.414 points, le DAX perd 0,57% à 5.904 points et le Footsie abandonne 1,11% à 5.069 points. L'euro, bon indicateur de l'agitation des marchés, reste sous la barre de 1,20 dollar à 1,1951 dollar.

Le secteur financier ne voit pas d'un bon oeil ces nouvelles mesures d'austérité. Dexia signe la plus forte baisse du CAC 40, le titre chute de 3,87% à 3 euros. BNP Paribas abandonne 1,01% et Société Générale de 1,85%. Crédit Agricole se replie de 1,74%.

Les valeurs pétrolières et parapétrolières sont victimes du net recul des cours du brut. Le baril de WTI américain s'échange contre 71,10 dollars et celui de Brent de la mer du Nord contre 71,71 dollars. Total, la première capitalisation du CAC 40, recule de 0,58% à 37,96 euros et Technip chute de 2,19% à 49,15 euros. ArcelorMittal cède 3,01% à 22,58 euros.

Les valeurs défensives évoluent dans le rouge. Danone cède 1,54% et PPR 0,66%. Puma, la filiale allemande d'articles de sports de ce dernier, s'intéresserait à des acquisitions qui complèteraient sa gamme de produits, a déclaré son président du directoire, Jochen Zeitz, au quotidien Süddeutsche Zeitung.

Les valeurs automobiles évoluent dans le rouge, dans le sillage de Renault qui cède 0,94%. Le constructeur automobile vise une production de plus de 200.000 véhicules électriques par an d'ici 2015-2016, selon La Tribune. Michelin perd 0,07% et Peugeot cède 0,59%.

Hors CAC 40, Atos Origin baisse de 2,98% à 35,71 euros. Le groupe n'a pas été retenu pour l'offre sur WorldPay, la filiale de système de paiement de Royal Bank of Scotland évaluée à quatre milliards d'euros, selon nos informations.

Areva se replie de 0,71% à 351,50 euros. Le démarrage du réacteur nucléaire de type EPR d'Olkiluoto, en Finlande, a encore été reporté de six mois et n'interviendra que fin 2012, accusant désormais trois ans et demi de retard.

Wendel cède 3,14% à 42,09 euros. Le groupe a annoncé vendredi que son actif net réévalué s'élevait à 55 euros par action au 31 mai, soit un quasi doublement par rapport aux 28 euros publiés au 31 décembre 2008.

Du coté des hausses, le secteur cyclique résiste. Vinci gagne 0,94% à 36,50 euros grâce à une hausse de recommandation de Goldman Sachs qui relève également la recommandation de Saint-Gobain (-0,11%)

EADS grignote 0,25% à 16,13 euros. Le groupe estime que ses ventes en 2010 pourraient être supérieures aux prévisions du fait de la baisse de l'euro, a déclaré son directeur financier, Peter Ring, dans une interview au Financial Times Deutschland. Sa filiale Airbus pourrait en outre vendre des A380 supplémentaires à la compagnie aérien de Dubaï, Emirates.

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