Le CAC 40 plonge vers les 3.400 points

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Pourtant bien orienté à l'ouverture, le marché parisien est repassé à la mi-journée dans le rouge et s'est enfoncé en séance en-deçà du seuil des 3.400 points après la réunion de la BCE et le discours de son président Jean-Claude Trichet.

Trop beau pour être vrai ! Après huit séances consécutives de baisse, le marché parisien avait pourtant bien entamé la journée montrant des velléités de rebond en s'adjugeant jusqu'à 1,69 % dans les premiers échanges. Mais l'optimisme de départ a finalement fait long feu. Rattrapée par le scepticisme des investisseurs et la morosité ambiante qui domine les marchés financiers depuis le début du mois de juillet, la place parisienne est repartie à la baisse en fin de matinée.

Surtout après la très attendue réunion de la BCE et du discours de son président Jean-Claude Trichet, le CAC 40 a un peu plus creusé ses pertes au point de s'enfoncer un temps sous la barre des 3.400 points. En milieu d'après-midi, l'indice parisien s'inscrivait en recul de 0,90 % à 3.423,82 points.

Si les investisseurs guettaient ce matin, non sans une certaine appréhension, la nouvelle émission obligataire espagnole - qui s'est finalement bien déroulée avec une importante demande de la part des investisseurs - c'est bien les dernières déclarations de Jean-Claude Trichet qui ont fini d'enterrer l'once d'optimisme dont faisaient preuve les marchés ce matin.

Le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) a, entre autre, annoncé le lancement d'une opération exceptionnelle de refinancement sur six mois le 9 août en réaction aux "tensions renouvellées sur certains marchés de la zone euro". Par ailleurs l'allocation illimitée de crédits aux banques est prolongée d'un trimestre. Enfin, sur le front économique, le patron de la BCE a pointé du doigt le risque inflationniste en zone euro.

Un cocktail qui a du mal à passer auprès d'investisseurs déjà particulièrement angoissés par l'état de santé économique de la première économie mondiale.

Sur le sujet, au moins ils ont pu être quelque peu rassurés par les derniers chiffres relatifs aux inscriptions hebdomadaires au chômage qui ont reculé sur la semaine écoulée. A 400.000 demandes supplémentaires (contre 401.000 la semaine précédente), ces chiffres sont moins importants les 405.000 sur lesquels tablaient les analystes. Du reste, ils ne confirme en rien une amélioration du marché du travail aux Etats-Unis.

 

Dans ce contexte, ce sont les valeurs défensives qui sont à l'honneur ce matin. A l'image de Danone qui s'adjuge 2,35 % soit la deuxième plus forte hausse du CAC 40. Dans le même sens, France Telecom (+1,77 %) et Sanofi (+0,64 %) sont également bien orientés. 

La plus forte hausse revient logiquement à Axa qui s'octroie 2,49 % après la publication de ses résultats semestriels. L'assureur a fait état sur les six premiers mois de l'exercice d'une hausse de 308 % à 3,9 milliards de son résultat net. Dans son sillage les valeurs bancaires qui ont particulièrement souffert ces derniers temps  profitent de cette aubaine pour rébondir. Crédit Agricole s'apprécie de 1,38 % et BNP Paribas de 0,92 %.

A l'inverse, Veolia enregistre la plus forte baisse de l'indice vedette de la place parisienne avec un recul de 10,49 %. Une dégringolade qui tient à la publication d'un perte nette de 67,2 millions d'euros sur le deuxième trimestre et l'annonce d'un important recentrage stratégique du groupe.

Du côté des matières premières, les cours de l'or marquent une pause à 1.664 dollars l'once ce matin après touché un plus haut historique de 1.672,80 dollars sur la journée de mercredi. De leur côté, les cours du pétrole sont en légère baisse. Le prix du baril de Brent de la Mer du Nord se négocie à 113,10 dollars ( -0,13 %) tandis que le WTI recule dans le même temps de 0,31 % à 91,58 dollars.

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