Le CAC 40 dévisse sous les 3.000 points

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Après les déclarations d'Angela Merkel devant le parlement allemand, les investisseurs ont perdu espoir quant à une résolution rapide de la crise qui secoue la zone euro. A l'instar des autres places européennes, le CAC 40 a dévissé de plus de 3%.

Mercredi noir à la Bourse de Paris. Emporté par le pessimisme des investisseurs quant à une sortie de la crise des dettes souveraines, le CAC 40 a lâché 3,33 % à 2.976,17 points. Ailleurs en Europe, le FTSE a plongé de 2,25%, le Dax de 1,72%, l'Ibex de 1,75% et le Ftse Mib de 2,84%.

Une chute qui tient principalement aux propos d'Angela Merkel devant le parlement allemand. La chancelière allemande a estimé que la crise des dettes qui sévit en zone euro s'est transformée en "crise de confiance" et que la sortie de cette situation "ne durera pas des semaines, pas des mois mais des années" et sera émaillée de "revers".

Déjà dans l'après midi, les investisseurs avaient été refroidis par les dernières estimations de l'institut munichois Ifo pour qui le PIB de la zone euro devrait se contracter de 0,2% en 2012. Dans son dernier rapport, rendu public ce mercredi, l'institut n'anticipe par ailleurs qu'une croissance allemande de 0,4% l'an prochain contre une prévision de 0,8% octobre. Une estimation qui pourrait encore être revue à la baisse.

"En supposant que la crise de l'euro ne poursuit pas son aggravation, et en particulier que l'Italie sera en mesure de se financer d'elle-même sur le marché, l'Allemagne devrait être capable d'éviter une récession" indique-t-il. Or testant pour la première fois le marché depuis le sommet européen de 8 et 9 décembre, l'Italie a dû servir des rendements record pour l'adjudication d'obligation à cinq ans. Si Rome a réussi à placer pour 3 milliards de papier, les taux ont atteint un nouveau record à 6,47% contre 6,29% il y a un mois lors d'une adjudication similaire.

Par ailleurs, les conclusions de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, la veille au soir, avaient déjà inquiété les marchés. Au-delà de la décision de ne pas adopter de nouvelles mesures de soutien à l'économie, les investisseurs ont fraîchement accueilli le diagnostic conjoncturel. La Fed a en effet souligné que la situation en Europe comportait des risques pour l'économie américaine. Cela alors que les récents indicateurs en provenance de la première économie mondiale plaident pour un certain optimisme. Le taux de chômage est à son niveau le plus bas depuis mars 2009, et la consommation des ménages montre des signes de reprise.

Sur le front des valeurs

Les valeurs bancaires ont été très malmenées. Ainsi, Société Générale a lâché 7,99 %, BNP PAribas 7,36% et Crédit Agricole 6,71 %. Sur le SBF 120, Natixis a rendu 6,42%.

Egalement à la peine, Safran (-7,23%) a subi de fortes pressions vendeuses après la dégradation du conseil de Goldman Sachs. L?intermédiaire préconise désormais de vendre le titre.

Les cycliques, très sensibles à l'évolution de la conjoncture, ont été fortement chahutées. Ainsi Vallourec a lâché 5,75%, Technip 5,43% et Saint Gobain 5,03%.

Carrefour (-5,30%) a par ailleurs été pénalisé par l'abaissement de recommandation d'ING. L'intermédiaire préconise dorénavant de vendre le titre.

Cap Gemini a chuté de 3,73%. Son concurrent britannique Logica a lancé ce matin un second avertissement sur ses résultats annuels.

Devise et Pétrole

La monnaie unique évolue à ses plus bas niveaux depuis janvier face au billet vert, sous le seuil psychologique de 1,30 dollar. A la clôture des marchés européens,  un euro s'échangeait contre 1,296 dollar (-0,50%) . Dans le même temps, les cours de l'or noir étaient en chute libre. Le baril de Brent de la Mer du Nord perdait 3,45% à 105,72 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 95,68 dollars (-4,45%)

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