Les bourses européennes en net recul après la dégradation de l'Espagne

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La Bourse de Paris évoluait en nette baisse vendredi matin (-1,38%), affaiblie par la dégradation de la note de l'Espagne par Standard and Poor's qui alimente les craintes sur la crise en zone euro. Les autres places européennes, notamment Madrid, chutent également.

Une dégradation et les craintes redoublent. Les craintes sur la crise de la zone euro redoublent à la Bourse de Paris après que l'agence de notation Standard & Poor's a jeté de l'huile sur le feu en dégradant la note de l'Espagne de deux crans, de "A" à "BBB+". A 9h16, l'indice CAC 40 perdait 44,60 points à 3.184,72 points. La veille, il avait lâché 0,13%.

Standard and Poor's s'inquiète de la capacité du pays à respecter ses objectifs budgétaires avec une économie en récession. Cette nouvelle "n'est pas totalement une surprise mais elle pèse sur le moral des marchés en zone euro, puisqu'elle s'ajoute à une série d'événements négatifs", explique Kintai Cheung, économiste chez Crédit Agricole CIB.

La Bourse de Madrid perd plus de 2,5%

La Bourse de Madrid a ouvert vendredi matin dans le rouge, perdant très vite plus de 2,5% et repassant sous la barre symbolique des 7.000 points. A 9h02, l'indice Ibex-35 des valeurs vedettes espagnoles cédait 2,59% à 6.845,2 points, emporté notamment par les valeurs bancaires : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation, chutait de 4,38% à 4,542 euros, et BBVA, deuxième banque espagnole, s'effondrait de 4,81% à 4,905 euros.

Toutes les autres composantes de l'indice étaient dans le rouge, comme le leader du BTP espagnol, ACS, qui perdait 3,11% à 13,08 euros, le groupe énergétique Iberdrola, qui reculait de 1,83% à 3,491 euros, et le groupe diversifié Acciona (BTP, services, énergie), qui chutait de 4,43% à 44,045 euros.

Londres et Francfort également en baisse

La Bourse de Londres a également ouvert en baisse vendredi, les banques perdant du terrain après la dégradation de la note de l'Espagne par Standard & Poor's, alors que les investisseurs se montraient prudents avant la publication très attendue du PIB américain. Vers 9h20, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 31,30 points, soit 0,54% par rapport à la clôture de jeudi, à 5.717,42 points.

L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a ouvert vendredi en recul de 1,15% à 6.662,31 points contre 6.739,9 points la veille à la clôture, plombé par la décision de Standard and Poor's d'abaisser la note de l'Espagne.

Inquiétudes sur la zone euro

La sanction de SP intervient sur fond d'incertitudes politiques dans plusieurs pays et au moment où les investisseurs s'interrogent sur la manière dont les déficits peuvent être réduits dans un contexte économique déprimé. Cette décision "montre, en tous cas, qu'ajouter des mesures d'austérité aux mesures d'austérité n'est pas crédible, au moins aux yeux des agences de notation", estiment les économistes du courtier Aurel BGC.

Dans la foulée, les taux obligataires à 10 ans de l'Espagne et de l'Italie se tendaient nettement, alors que Rome se présente devant les marchés à 11h pour emprunter entre 3,75 et 6,25 milliards d'euros à moyen et long terme.

La croissance américaine attendue de pied ferme

En dehors de la zone euro, les regards des investisseurs se tourneront vers les Etats-Unis dans l'après-midi, avec notamment la première estimation de la croissance pour le premier trimestre, qui "devrait être restée solide", avance Aurel BGC. Parmi les valeurs, les bancaires subissaient de plein fouet la dégradation de la note de l'Espagne, à l'image de BNP Paribas (-3,24% à 29,60 euros), Crédit Agricole (-2,30% à 3,66 euros) et Société Générale (-2,72% à 17,14 euros).

Avalanche de publications d'entreprises

Le marché parisien devait également digérer une avalanche de publications d'entreprises dont la baisse des résultats de Total au premier trimestre qui pesait sur le titre (-1,60% à 35,93 euros). Sanofi résistait (+0,72% à 57,19 euros) après avoir annoncé un bénéfice net en hausse au premier trimestre et a maintenu pour l'année sa prévision. Unibail-Rodmanco (-0,84% à 142,05 euros) faisait un peu mieux que le marché après avoir enregistré une quasi-stagnation de son chiffre d'affaires. Vinci se distinguait (+2,17% à 34,85 euros). Le groupe table sur une "légère progression" de son chiffre d'affaires en 2012, après une augmentation de 6% au premier trimestre. Areva prenait 1,74% à 13,43 euros grâce à une progression de son activité.

Certaines publications étaient mal reçues dont celles de Faiveley (-8,98% à 46,50 euros) et Saft (-5,66% à 20,00 euros). Boursorama prenait 4,17% à 5,25 euros malgré un recul de son bénéfice net. Enfin, BioAlliance Pharma (+7,04% à 3,80 euros) profitait d'une bonne nouvelle sur son produit AMEP, une biothérapie pour le traitement du mélanome métastatique.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2012 à 9:58 :
Il faut fermer la bourse c'est tout.
a écrit le 27/04/2012 à 9:51 :
L'Espagne + l'élection de François Hollande, on est mal !

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