La Bourse de Paris nerveuse, en attente des conclusions du sommet européen

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(Crédits : Charles Platiau)
À 10H00 (8H00 GMT), la cote parisienne refluait de 33,3 points à 5.036.11 points, alors que les difficiles négociations autour du plan de relance européen doivent se poursuivre ce lundi après-midi.

La Bourse de Paris a creusé ses pertes après l'ouverture ce lundi (-0,65%), nerveuse en attendant les résultats du sommet européen dont les négociations se poursuivent pour le quatrième jour consécutif.

À 10H00 (8H00 GMT), la cote parisienne refluait de 33,3 points à 5.036.11 points. Vendredi, elle avait fini en repli de 0,31%, en conclusion d'une semaine où elle a progressé néanmoins de 1,99%.

"Les actions européennes ont été molles à l'ouverture lundi" tandis que les discussions pour un plan de soutien européen se prolongent, indique Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

Les négociations du sommet européen à Bruxelles, initialement prévues seulement vendredi et samedi, doivent reprendre dans la journée de lundi, les 27 chefs d'État et de gouvernement n'ayant jusqu'ici pas trouvé d'accord sur un plan de relance commun.

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Le président du Conseil européen, Charles Michel, médiateur du sommet, doit présenter un nouveau projet de compromis.

Trouver un accord au plus vite

Le montant des aides accordées sous forme de subventions continue de susciter la discorde, les pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche) et la Finlande, souhaitant le faire baisser en deçà des 500 milliards d'euros prévus dans la première proposition.

"Le plus vite les 27 pourront se mettre d'accord, le mieux ce sera pour tout le monde, en particulier pour des pays comme l'Espagne et l'Italie, qui ont été durement touchés par la crise sanitaire et dépendent fortement du tourisme", note David Madden, analyse de CMC Markets.

L'accord permettrait de relancer l'activité économique européenne, dans un environnement toujours instable.

"Le marché a encore de multiples raisons d'être inquiet, notamment en ce qui concerne la pandémie" note Christopher Dembik responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La situation sanitaire aux États-Unis inquiète

Celle-ci a fait au moins 601.822 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP dimanche à 11H00 GMT.

Sa résurgence depuis quelques semaines aux États-Unis, pays le plus touché, représente "le principal risque" pour l'économie américaine, a estimé vendredi le FMI. Elle a déjà entraîné "un ralentissement" dans certains États du pays et une "annulation partielle" des décisions de réouverture, de quoi faire dérailler la reprise entamée en mai, constate le Fonds monétaire international.

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Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin a déclaré vendredi que les petites et moyennes entreprises "les plus touchées" par la crise du Covid-19 devraient bénéficier d'un deuxième prêt fédéral, en priorité dans les secteurs du voyage et de la restauration.

"Les résultats d'entreprises, qui seront le point d'attention majeur cette semaine, devraient également rappeler que la parenthèse de la crise est encore très loin d'être fermée", poursuit M. Dembik.

Mercredi et jeudi seront particulièrement animés en matière de résultats d'entreprises cotées à Paris.

Téléperformance résiste

Du côté des valeurs, seule Téléperformance résistait au marasme, une recommandation à "surpondérer" des analystes de Morgan Stanley poussait le titre nettement à la hausse (+2,72% à 237,90 euros).

Casino perdait 2,04% à 27,83 euros. Sa maison-mère, Rallye, a annoncé vendredi avoir remboursé l'intégralité de ses opérations de dérivés grâce à un financement de 210 millions d'euros obtenu auprès de Fimalac, la société d'investissement détenue par l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière.

EssilorLuxottica cédait 0,76% à 117,15 euros après avoir affirmé samedi avoir saisi un tribunal de Rotterdam pour exiger des informations sur l'impact de la crise du coronavirus de la part du distributeur d'optique néerlandais GrandVision, qu'il souhaite racheter.

Arkema progressait légèrement (+0,20%  89,58 euros), le jour de l'annonce du rachat d'ici au quatrième trimestre 2020 de Fixatti, un spécialiste des poudres adhésives thermocollantes présent en Europe et en Chine.

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