Les Bourses européennes reculent, les craintes sanitaires de retour
Laetitia Volga, Reuters

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,5% à 5.055,95 points vers 08h10 GMT.
Charles Platiau
Laetitia Volga, Reuters

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,5% à 5.055,95 points vers 08h10 GMT.
Charles Platiau
Les principales Bourses européennes ont ouvert dans le rouge ce mardi au lendemain d'une séance en nette hausse, l'aggravation de la crise sanitaire incitant les investisseurs à la prudence.
À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,5% à 5.055,95 points vers 08h10 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,59% et à Londres, le FTSE abandonne 0,93%.
L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro lâche 0,53%, le FTSEurofirst 300 recule de 0,61% et le Stoxx 600 de 0,51%.
Les Bourses européennes ont fini lundi en nette hausse, profitant des espoirs d'une accélération de la reprise économique venue de Chine mais les inquiétudes concernant la propagation du coronavirus reviennent au premier plan.
Le nombre de décès liés au coronavirus aux États-Unis a dépassé 130.000 à la suite d'une vague de nouvelles contaminations qui a mis dans le collimateur la gestion de la crise sanitaire par le président Donald Trump et menace de faire dérailler la reprise de l'activité économique.
Des mesures de confinement vont être rétablies à Melbourne, la deuxième plus grande ville australienne, pour une durée de six semaines à cause de la résurgence de l'épidémie.
L'économie de la zone euro va s'enfoncer dans la récession cette année et rebondir moins fortement que prévu en 2021, selon les prévisions de la Commission européenne qui avertit que la France, l'Italie et l'Espagne seront les pays les plus en difficulté.
Tous les secteurs européens sans exception reculent dans les premiers échanges, de l'indice Stoxx de l'alimentation (-0,14%) à celui des banques (-1,45%), qui efface une partie des gains de la veille.
Après avoir hésité à l'ouverture, l'action Sodexo perd 5,40%, dernier du CAC 40, après avoir abaissé son objectif de chiffre d'affaires pour le quatrième trimestre et le premier semestre.
Les contrats à terme sur les indices américains préfigurent une ouverture en baisse de 0,3% à 0,8% ce mardi.
La veille, la Bourse de New York a fini en nette hausse au sortir d'un week-end prolongé, soutenue par l'annonce d'une croissance plus forte que prévu de l'activité dans le secteur des services en juin aux États-Unis et sur fond d'optimisme pour la croissance économique en Chine.
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Le Dow Jones a gagné 1,78%, le S&P-500 a avancé de 1,59% et le Nasdaq Composite de 2,21% à 10.433,65 points, un nouveau plus haut historique.
Aux valeurs, le géant du e-commerce Amazon a fini pour la première fois de son histoire à plus de 3.000 dollars et Tesla (+13,5%) a également clôturé à un pic historique.
Uber a gagné 6% après avoir annoncé le rachat de la société de livraisons de repas Postmates pour 2,65 milliards de dollars.
À la Bourse de Tokyo, le Nikkei a lâché 0,44% après la publication d'une chute sans précédent des dépenses des ménages japonais en mai (-16,2% en rythme annuel) alors que les consommateurs ont suivi les appels au confinement formulés par les autorités dans le but de lutter contre la crise sanitaire liée au coronavirus.
Les Bourses chinoises ont poursuivi leur progression mais loin de leurs plus hauts du jour, toujours soutenu par de la veille impulsée par un éditorial du China Securities Journal, une publication contrôlée par l'État, encourageant les investisseurs à favoriser un marché haussier.
Après avoir bondi de 5,67% lundi, le CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale a pris 0,6%, à un plus haut en clôture depuis juin 2015. L'indice composite de la Bourse de Shanghai a grappillé 0,4%, au plus haut depuis février 2018.
Le dollar, considéré comme une valeur refuge, avance de 0,23% contre un panier de devises de référence après être tombé la veille à un creux de près de deux semaines.
L'euro recule sous 1,13 dollar.
La flambée des cas de coronavirus à Melbourne obligeant les autorités à remettre en place des mesures de confinement dans la deuxième ville australienne, pèse sur le dollar australien, en baisse de 0,39%.
Le yuan chinois baisse légèrement après être grimpé pour la première fois en près de quatre mois au-dessus du seuil symbolique de 7 pour un dollar.
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L'aversion pour le risque alimente la demande pour les emprunts d'État, ce qui fait logiquement reculer leurs rendements: celui des Treasuries à dix ans cède près de deux points de base, à 0,6709% et celui du Bund allemand de même échéance recule à -0,443%.
Les cours pétroliers repartent à la baisse dans la crainte que la flambée des cas de coronavirus aux États-Unis, premier pays consommateur, limite la reprise de la demande.
Le brut léger américain baisse de 0,86% pour s'établir à 40,28 dollars le baril et le Brent recule de 0,7% à 42,8 dollars.
Laetitia Volga, Reuters