Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...
Boris Johnson a décidé de court-circuiter le Parlement.
La raison? Le Parlement ne veut pas d'un no-deal Brexit et Johnson veut garder cette possibilité.
Un "scandale constitutionnel" et "un coup d'État" pour l'opposition.
BORIS JOHNSON
joue son va-tout. Il demande la suspension du Parlement britannique à partir de début septembre et jusqu'au 14 octobre. Du 14 octobre au 31 octobre, deadline du Brexit, le Parlement n'aura pas le temps, en théorie, de bloquer un no-deal Brexit. Son explication? Il veut avoir les mains libres pour tenter d'arracher un deal favorable à l'Union Européenne.
ET MAINTENANT ?
Plusieurs scénarios: - Les oppositions parviennent à s'entendre, rejet d'un vote de confiance et élections anticipées. Problème: compliqué d'organiser des élections anticipées avant le 31 octobre. - Le Parlement demande un report de l'échéance du 31 octobre. La balle est dans le camp des Européens qui n'accepteront que s'il y a des possibilités d'avancées sur le deal ou des élections anticipées. - Boris Johnson parvient à arracher un deal à l'Union Européenne, mais le problème du "backstop" en Irlande est un point bloquant. - No deal.
JE PENCHE
pour un report de la deadline et des élections anticipées.
L'AUTRE PARI EUROPÉEN
Salvini a perdu. Pour l'instant. Lui aussi a tenté un hold-up. Mais il n'y aura pas d'élections anticipées. Pour l'instant. Les deux ennemis jurés, le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles sont parvenus à un accord pour un gouvernement de coalition. Avec le même président du Conseil, Giuseppe Conte. Un gouvernement de "gauche". Mais une coalition contre-nature. Si la coalition échoue, Salvini remportera la mise. En attendant les marchés applaudissent avec un taux italien à 10 ans qui passe en dessous des 1%.