L’accroche dans le CV, bonne ou mauvaise idée ?

Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune

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La moitié des CV contiennent une accroche, l'autre pas et cette absence n'est pas forcément pénalisante. L'accroche est une mauvaise idée quand elle n'apporte aucune valeur ajoutée à votre CV : un titre "comptable", "contrôleur de gestion", etc., - est par exemple sans intérêt si vous répondez à une annonce. "
Philippine Bodineau, DRH du groupe de formation continue Abilways, explique :
L'accroche titre est en revanche justifiée pour une candidature spontanée, "mais choisissez un titre assez large pour éviter que l'on vous case dans la mauvaise catégorie".
Disons-le franco avec notre interlocutrice,
Une accroche ratée est une barrière à l'entrée de votre CV, en aucun cas ces quelques mots destinés à retenir l'attention du recruteur ne doivent lui ôter l'envie d'aller plus loin dans sa lecture. Annoncer en haut de page que vous êtes "manager confirmé", ou bien "commercial B2B", ou encore "responsable marketing", c'est révéler la banalité de votre candidature à un recruteur qui cherche la perle rare.
"Une bonne accroche fait ressortir une valeur ajoutée en termes de compétences techniques ou métiers - ce qu'on appelle les savoir-faire - et d'expertise", souligne Philippine Bodineau. Ainsi, "chef de projet eLearning", "contrôleur de gestion industriel", "journaliste sportif", "consultant SAP FI/CO", "expertise en gestion de projet, formation, communication" fournissent des indications concrètes. Un mini CV, le fameux short resume à l'anglo-saxonne, comme on peut en voir sur les pages de réseaux sociaux professionnels, peut être une excellente accroche car il met en avant des points clefs. Si vous êtes à l'aise avec la synthèse, allez-y ! Sinon, abstenez-vous.
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Enfin, une photo, avenante, professionnelle peut aussi constituer une accroche intéressante. Nous insistons sur "avenante", nous insistons sur "professionnelle" car les candidats qui confondent sphère du travail et sphère privée, qui manquent du plus élémentaire bon sens sont plus nombreux qu'on ne l'avait imaginé...
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Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune