Pour TotalEnergies, le gaz reste indispensable pour répondre aux besoins énergétiques futurs
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Pour TotalEnergies, le gaz restera indispensable quel que soit le scénario énergétique.
GONZALO FUENTES
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Pour TotalEnergies, le gaz restera indispensable quel que soit le scénario énergétique.
GONZALO FUENTES
La part du gaz naturel dans la demande mondiale d'énergie va se maintenir autour de 22% à 24% d'ici 2050, et ce, quel que soit le scénario et l'effort mondial pour enrayer le réchauffement climatique, estime TotalEnergies, dans un rapport divulgué ce mardi 14 novembre. Pour sa cinquième édition, le document publié à deux semaines de la COP28 examine les perspectives d'évolution du système énergétique mondial.
Le géant pétrogazier reconnaît la nécessité de se tourner vers les énergies renouvelables, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (CO2). Encore faut-il pouvoir gérer les intermittences et assurer la fiabilité du système électrique in fine :
Rien que dans les pays asiatiques, la décarbonation va notamment passer par une utilisation moindre du charbon, et donc, davantage de gaz. « C'est une réalité », a appuyé le PDG.
Dans le détail, TotalEnergies établit trois scénarios pour les trente prochaines années. Tous font l'hypothèse d'une croissance démographique portant la population mondiale à 9,5 milliards d'humains. Or, ces derniers auront besoin d'un approvisionnement énergétique sûr et à prix abordable.
Dans le scénario le plus délétère et « insoutenable » pour le climat, le monde lève le pied sur le pétrole et le charbon, mais un peu seulement. En revanche, pas de compromis sur le gaz. La part des énergies fossiles dans l'énergie mondiale passe de 80% (chiffre stable depuis 2000) à 70%. Ce scénario va de pair avec « une augmentation de la température en 2100 supérieure à 3°C degrés », souligne TotalEnergies.
Le groupe imagine également deux alternatives dans lesquelles le charbon apparaît comme l'homme à abattre. Première possibilité, les pays riches renoncent au charbon, la Chine en réduit sa consommation, parallèlement à une électrification de la mobilité. La part des fossiles tombe à 55% du mix énergétique mondial et la hausse de la température mondiale atteint entre 2,1°C et 2,2°C en 2100.
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Deuxième possibilité, la plus vertueuse, le charbon devient définitivement une énergie du passé, représentant 6% de la demande mondiale d'énergie en 2050 (contre 27% en 2021) à côté du pétrole, lui aussi en perte de vitesse (12% contre 29%) et du solaire et de l'éolien (27% contre moins de 3%). Au global, la part des fossiles tomberait alors à 40% et le réchauffement du climat est limité entre 1,7°C et 1,8°C. Même dans ce scénario, le gaz reste indispensable, estime TotalEnergies (22% de la demande mondiale d'énergie en 2050 contre 24% en 2021).
Une optique que la multinationale française qualifie de « plus réaliste » que celle de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).
L'AIE parie sur un pic de la demande de gaz, pétrole et charbon dans la décennie, devant l'essor inexorable des énergies renouvelables.« Même sans aucune nouvelle politique climatique, la demande pour chacun des trois combustibles fossiles devrait atteindre un sommet dans les années à venir », a déclaré le chef de l'AIE, Fatih Birol, dans une tribune publiée dans les colonnes du Financial Times.
L'Agence internationale de l'énergie estime également que la crise énergétique mondiale de 2022 « a marqué le début d'une nouvelle ère pour les marchés mondiaux du gaz, après une décennie de forte croissance entre 2011 et 2021 », qualifiée d'« Âge d'or du gaz ». L'Agence s'attend sur le moyen terme à un ralentissement de croissance de la demande mondiale de gaz portée à 1,6% par an entre 2022 et 2026, contre une moyenne annuelle de 2,5% entre 2017 et 2021.
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(Avec AFP)
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