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ClimatEnergie & Environnement

Pétrole : la demande mondiale va encore atteindre un record en 2024, affirme l'AIE

latribune.fr

Publié le 14 novembre 2023 à 11:43 - Mis à jour le 14 novembre 2023 à 11:45

La croissance globale de la demande devrait ralentir, à 930.000 b/j en 2024.

La croissance globale de la demande devrait ralentir, à 930.000 b/j en 2024.

Reuters

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

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La demande mondiale de pétrole continue de progresser. L'Agence internationale de l'énergie a revu à la hausse ses prévisions pour cette année. Et 2024 devrait être une année record selon l'institution. L'OPEP estime de son côté que la demande ne va que croître d'ici les vingt prochaines années.

La demande pour le pétrole n'en finit plus. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a décidé de revoir « légèrement » à la hausse pour 2023 sa prévision de croissance de la demande de l'or noir, qui passe à 2,4 millions de barils par jour (mb/j) pour atteindre 102 mb/j.

« La demande mondiale de pétrole continue à dépasser les attentes », souligne mardi le rapport mensuel sur le pétrole de l'AIE, portée notamment par les besoins de la pétrochimie en Chine. L'appétit de la Chine pour l'or noir a en effet atteint en septembre un niveau record de 17,1 mb/j, constate l'agence basée à Paris, émanation de l'Organisation de coopération et développement économiques (OCDE). La demande mondiale de pétrole devrait encore atteindre un niveau record en 2024, à 102,9 mb/j, ajoute l'institution.

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La Russie a trouvé en la Chine un partenaire de choix pour son pétrole et son gaz

Une croissance censée ralentir à long terme...

Pour autant, la croissance globale de la demande devrait ralentir, à 930.000 b/j en 2024, sous l'effet de gains d'efficacité énergétique, de l'essor des véhicules électriques, et les effets du rebond économique post-Covid commençant à se dissiper, calcule l'AIE. L'institution relève aussi des difficultés économiques dans les pays de l'OCDE, où la demande de pétrole a d'ailleurs crû modérément en 2023.

En septembre, l'agence avait en effet déclaré que pour la première fois, la demande mondiale de pétrole, de gaz et de charbon atteindrait son maximum cette décennie.

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Pour l'Opep, la demande mondiale de pétrole va monter en puissance d'ici à 2045

...mais pas selon l'OPEP

Un discours tout autre du côté de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Les pays membres s'attendent à une hausse continue de la demande mondiale de pétrole d'ici à 2045, selon de nouvelles projections. Dans son rapport 2023 sur les perspectives de la demande pétrolière mondiale publié début octobre, le cartel pétrolier s'attend à voir la demande de pétrole atteindre 116 millions de barils par jour (mb/j) d'ici 2045, selon son scénario de référence, soit 16,5% de plus qu'en 2022. C'est environ 6 mb/j de plus que dans sa précédente estimation communiquée en 2022 (109,8 mb/j).

Le secrétaire général de l'organisation, Haitham Al Ghais, a d'emblée prévenu que cette demande avait selon lui « le potentiel d'être encore plus élevée ». Et selon l'Opep, elle sera tirée par les pays non membres de l'OCDE avec l'Inde comme principal moteur, alors qu'elle déclinera à partir de 2025 dans la zone OCDE (principalement des pays riches).

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Guerre Israël-Hamas : le prix du baril de pétrole pourrait dépasser 150 dollars, avertit la Banque mondiale

Une offre peu touchée pour le moment par le conflit entre le Hamas et Israël

Du côté de l'offre, la production a crû en octobre à 102 mb/j, portée par une croissance des approvisionnements plus soutenue que prévu notamment de la part des Etats-Unis et du Brésil. A ce stade, la guerre entre Israël et le Hamas engagée début octobre « n'a eu aucun impact matériel sur l'approvisionnement », relève par ailleurs l'IAE. « La perspective » d'un risque sur les flux d'approvisionnement en pétrole reste « actuellement limitée », complète l'institution. Malgré tout, un nouveau choc pétrolier pourrait se produire en cas de dégradation de la situation au Proche-Orient, d'où proviennent un tiers des exportations mondiales d'or noir.

Dans le même temps, l'Arabie saoudite et la Russie, réunis au sein de l'OPEP+, ont confirmé début novembre leur intention de restreindre leur production jusqu'en fin d'année, rappelle l'AIE. Ce qui représente 300.000 barils par jour d'offre de pétrole et de produits pétroliers pour la Russie et une coupe de production d'un million de barils par jour pour l'Arabie saoudite La demande devant in fine ralentir, le marché pourrait se trouver en situation de surplus début 2024, mais en attendant, au moment où l'hémisphère Nord entre dans l'hiver, il devrait rester « vulnérable aux risques économiques et géopolitiques » et s'attendre à « plus de volatilité », souligne l'AIE.

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En Europe, l'AIE alerte sur un possible risque de « pénuries » de diesel cet hiver

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a mis en garde mi-octobre contre de possibles pénuries de diesel en Europe cet hiver en raison de contraintes d'approvisionnement, notamment l'embargo de l'UE sur le pétrole brut russe en vigueur depuis 10 mois. L'AIE estime, dans son rapport mensuel sur le pétrole, que l'Europe aura besoin « d'importations soutenues » en provenance d'autres pays, mais des contraintes particulières en hiver sur la qualité du diesel pourraient « limiter » les approvisionnements. Pour éviter les pénuries, il faut miser sur un hiver doux, averti l'institution.

« Dix mois après l'entrée en vigueur de l'embargo de l'UE sur le brut russe », destiné à assécher la rente pétrolière de Moscou, « les raffineurs européens peinent toujours à augmenter leurs taux de traitement et leur production de diesel », explique l'AIE dans son rapport.  Alors que l'Europe semble avoir « peu d'option » pour « améliorer » ses niveaux de couverture des stocks dans les mois à venir, « un rebond des rendements des raffineries » conjugué à davantage d'importations apparaît « nécessaire », selon l'AIE. Ces contraintes d'approvisionnement pèsent sur les prix du gazole à la pompe, qui dépassent par exemple en France les prix de l'essence depuis fin septembre.

(Avec AFP)

latribune.fr

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