Guillaume Canet : « J’ai un besoin viscéral du cinéma »
Propos recueillis par Charlotte Langrand
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Photo d'illustration
© LTD / CYRILLE GEORGE JERUSALMI pour la Tribune Dimanche
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Il ne s'est jamais laissé enfermer dans le même rôle. Thrillers, comédies, films engagés, histoires sentimentales... Le public français plébiscite l'hyperactif Guillaume Canet sur tous les fronts. Ses huit films en tant que réalisateur (dont Ne le dis à personne, Les Petits Mouchoirs, Astérix et Obélix - L'Empire du Milieu) flirtent souvent avec les millions d'entrées. Il revient mercredi en tant qu'acteur dans Hors-Saison, de Stéphane Brizé, où il interprète sans fard et tout en retenue un célèbre comédien quinquagénaire en plein questionnement sur ses choix de vie. Toute ressemblance avec le principal intéressé...
LA TRIBUNE DIMANCHE - C'est l'heure du bilan de vie pour Mathieu, votre personnage, un peu déprimé par sa carrière qui stagne et sa relation avec sa femme... Partagez-vous son goût pour l'introspection ?
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GUILLAUME CANET - Le thème des choix de vie me plaît beaucoup : c'est beau et rassurant de savoir qu'on peut apprendre quelque chose même si on s'est trompé de chemin. C'est aussi ma philosophie : je ne regrette jamais rien, parce que j'ai l'impression que si je suis passé par là, c'est qu'il le fallait. C'est une belle histoire, celle d'un homme qui veut au départ devenir célèbre et qui, en fait, va devenir quelqu'un : il a davantage besoin d'un véritable amour et d'attention que de reconnaissance. Mathieu ne s'était pas rendu compte qu'Alice était peut-être la femme de sa vie.
Propos recueillis par Charlotte Langrand