Musique : « Si on me dit "t'es pas cap", je fonce » (Etienne Daho)
Propos recueillis par Éric Mandel
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Étienne Daho sur scène.
© PIERRE RENÉ-WORMS
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Étienne Daho sur scène.
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Il termine son show à genoux, simplement éclairé par un halo de lumière. « Ce n'est pas le hasard, c'est notre rendez-vous, pas une coïncidence », chante Étienne Daho devant les 3 000 spectateurs du Summum, à Grenoble. L'émotion est palpable et la communion totale avec son public emporté par cette relecture habitée de sa chanson Ouverture (sortie en 2000), une ballade en crescendo avec cordes élégiaques et guitares rock en embuscade... Sans doute l'un des (nombreux) points d'orgue du concert donné le 8 novembre dans le cadre de sa tournée baptisée l'Étienne Daho Show, qui voit l'esthète pop renouer avec les grandes salles pour offrir « une fête » à ses fans. Et il s'est donné les moyens de son ambition. Jeux de lumières sophistiqués, créations visuelles d'une élégance irréprochable et tubes à foison, ponctués de chansons plus confidentielles... Daho livre un véritable show, dans son acception la plus noble, qui vous en met plein la vue sans céder à la facilité des barnums désincarnés. À 67 ans - il en fait facile dix de moins -, le Rennais occupe la scène sans faillir, généreux avec son public quand il raconte avec humour la genèse de certaines chansons ou ses rencontres avec ses « étoiles » (Françoise Hardy, Jane Birkin, Serge Gainsbourg...) À ses côtés, un quatuor à cordes et son combo rock, avec l'indéfectible Jean-Louis Piérot, offrent un écrin sur mesure au chanteur pour revisiter un répertoire dont on mesure toute la richesse, entre jerks électroniques faussement légers de ses débuts (Tombé pour la France), rock sous tension (L'Homme qui marche), poésie chantée (Sur mon cou, d'après Jean Genet) et ballades soul (Le Phare, tiré de son dernier album). Interview.
Propos recueillis par Éric Mandel