Nos critiques littéraires de la semaine
Aurélie Marcireau, Olivier Mony et Alexis Brocas
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Christophe Barbier, journaliste et éditorialiste français.
© LTD / Eric Garault/Editions Grasset
Aurélie Marcireau, Olivier Mony et Alexis Brocas
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Christophe Barbier, journaliste et éditorialiste français.
© LTD / Eric Garault/Editions Grasset
Dans ce livre siamois, Christophe Barbier accuse Mélenchon d'avoir tué Mélenchon.
Effrayé, admiratif, nostalgique et... schizophrène : voilà comment on ressort de la lecture du nouvel opus de Christophe Barbier. Nous étions pourtant prévenus : dès les premières lignes, il qualifie son ouvrage d'« étrange », « une sorte de livre siamois, de Janus politique ». La première partie, sous forme de pièce de théâtre, est un monologue intitulé Un dimanche à Lombreuil ou Moi, Jean-Luc M. Le champion de la gauche se raconte ce jour de septembre 2026 où il doit annoncer s'il se présente ou non une nouvelle fois à la présidentielle. La deuxième partie, Un péril nommé Santerre ou Lui, Jean-Luc M., est le réquisitoire de Barbier contre « le plus outrancier des personnages politiques français, l'autocrate qui a pris la gauche en otage, l'ennemi de l'État et de la République ».
À lire également
Le monologue était déjà écrit l'été dernier ; le réquisitoire le fut après ce 7 octobre qui a, selon Barbier, éjecté définitivement Mélenchon hors du champ républicain. Barbier aurait pu décider de mettre le monologue à la poubelle. Mais non. L'homme de théâtre fou de politique - qu'il tient pour un « spectacle vivant » - ne se résout pas à abandonner à l'Histoire le Jean-Luc Mélenchon d'avant, « épique et époustouflant ». Barbier nous prend donc à témoin de sa nostalgie d'une vie politique où il pouvait converser avec un Mélenchon. N'avaient-ils pas le rouge en partage - porté en cravate par le chef des Insoumis et en écharpe par le journaliste ?
Aurélie Marcireau, Olivier Mony et Alexis Brocas
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
« Un patron de département ou de région est dépressif à son arrivée au Sénat » : l’avertissement de Philippe Tabarot à Renaud Muselier