La charge d'Aquilino Morelle contre la « misérable nouvelle gauche »
Aurélie Marcireau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aquilino Morelle
© JEAN-FRANÇOIS PAGA
Aurélie Marcireau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aquilino Morelle
© JEAN-FRANÇOIS PAGA
On ne s'attendait pas à une telle violence - sans doute indispensable pour régler définitivement son compte à la gauche mitterrandienne. Aquilino Morelle tient en effet François Mitterrand pour « le "prince des politichiens" de la IV e République que brocarda le général de Gaulle ». Dans La Parabole des aveugles, l'ancien conseiller de François Hollande fait, avec maestria et un peu de mauvaise foi, du vainqueur de 1981 le responsable du marasme politique actuel qui pourrait conduire Marine Le Pen à l'Élysée. « Tendu, volens nolens, par François Mitterrand en mars 1983, le piège du RN est en train de se refermer sur Emmanuel Macron », écrit Morelle. Pour masquer le « tournant fédéraliste » qu'il imposa au pays, Mitterrand a instrumentalisé, banalisé et diabolisé Jean-Marie Le Pen.
À lire également
Parallèlement, il a installé et adoubé la gauche « touche pas à mon pote ». « Camp du bien » contre « figure du mal » : le débat s'en est trouvé confisqué. C'est l'époque où la nouvelle doxa forge ses mots d'ordre : métissage, différences, diversité. Les pages que Morelle consacre à cette « misérable nouvelle gauche » sont sanglantes. Une sévérité à la mesure de son amour pour un Parti socialiste universaliste, laïque et attaché à la nation. Il raconte, colère, comment la bonne conscience et la morale facile ont asphyxié le débat politique. Impossible, relève l'auteur, de questionner l'immigration, qui serait un bien « en soi ». Inenvisageable de revendiquer un attachement à la nation. Cette gauche « ne veut rien comprendre à la question de l'identité nationale - celle qui est posée à toute force souhaitant présider le peuple français ».
Aurélie Marcireau
« C’est très abordable et facile d’y jouer » : le pickleball, ce nouveau sport à la mode qui talonne le tennis aux États-Unis
OPINION. « Violences après la victoire du PSG : mais qu’est-ce qu’on attend pour éteindre le feu ? », par Eduardo Rihan Cypel, ancien député PS de Seine-et-Marne
Visite à Toulon, port d’attache de Charles Berling
Juliette Binoche : « Je regrette le mot “fasciste” dans la pétition et la réaction disproportionnée du directeur de Canal+, mais pas la solidarité des artistes et des techniciens »