L'économie française a plongé dans une violente récession au second trimestre
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France : les creations d'entreprises retrouvent leur niveau d'avant-crise
Charles Platiau
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France : les creations d'entreprises retrouvent leur niveau d'avant-crise
Charles Platiau
Les chiffres donnent le vertige. Selon la dernière livraison de l'Insee ce vendredi 31 juillet, le produit intérieur brut (PIB) tricolore a chuté de -13,8% au second trimestre 2020 après -5,9% au premier trimestre. La mise sous cloche de l'économie française à partir de la mi-mars et l'arrêt des activités non essentielles a entraîné un plongeon historique de la valeur ajoutée.
Depuis qu'il mesure le rythme trimestriel du PIB, l'Institut n'avait enregistré un tel effondrement. Les statisticiens ont révisé à la baisse leurs chiffres du premier trimestre de 0,6 point (-5,3% en première estimation). La chute de l'activité au deuxième trimestre est toutefois moindre que ce qu'anticipaient la plupart des analystes et l'Insee lui-même, qui l'estimait encore à 17% au mois de juin.
Si ces chiffres sont susceptibles d'être révisés dans les mois à venir, ils illustrent l'ampleur et la brutalité du choc subi par l'économie tricolore. La levée progressive des mesures de restriction au cours du second trimestre a permis à de nombreux secteurs de redémarrer mais les dégâts économiques et sociaux risquent de se propager encore pendant une longue période. L'un des principaux risques est que cette récession se transforme en violente dépression.
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Si les États ont réagi plus rapidement que lors des précédentes crises, les nombreuses destructions d'emplois en cours et à venir vont entraîner une baisse de revenus considérables pour des milliers de ménages et donc une baisse durable de la demande. Pour l'économie française, une chute prolongée de la demande entraînerait une spirale récessive redoutable pour le tissu productif et les emplois.